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Revue de synthèse N° 125/2004 : Fabrique des archives, fabrique de l'histoire
Anheim Etienne ; Poncet Olivier ; Guyotjeannin Oli
ULM
28,40 €
Épuisé
EAN :9782728803293
Avec les controverses sur la guerre d'Algérie ou le régime de Vichy, les archives ont tenu ces dernières années en France une place importante dans les débats publics. Cependant cet intérêt demeure partiel : il s'est surtout agi de réfléchir à une politique des archives quand il n'y eut guère de place pour une épistémologie des archives, c'est-à-dire pour un débat scientifique sur leur place dans les opérations de construction de la connaissance historique. Ce numéro s'inscrit dans cette perspective, à partir du constat d'une double coupure. D'une part, dans l'univers académique, l'archivistique est souvent reléguée au rang de " science auxiliaire " de l'histoire, et beaucoup d'historiens en font peu d'usage ; d'autre part, les archivistes et les chercheurs sont, professionnellement, deux mondes nettement séparés entre lesquels les échanges restent trop rares. Dans aune telle optique, ces différents protagonistes dialoguent autour d'une analyse du statut des archives : elles sont le résultat de deux opérations historiques, l'une consistant à produire le document, l'autre à le classer et à le conserver dans des conditions spécifiques. Poser ainsi le problème des archives, c'est montrer qu'elles sont un objet historique dont l'organisation conditionne l'écriture de l'histoire. Ces aspects, explorés conjointement dans ce dossier d'articles, complété par une bibliographie raisonnée et une note sur les archives dans l'épistémologie contemporaine, contribuent à proposer une critique des rapports entre archives et historiographie qui éclaire l'un des fondements de la construction de la connaissance.
Cauvet Marion ; Perrissin Fabert Baptiste ; Agliet
De nombreuses initiatives citoyennes de monnaies locales et complémentaires ont vu le jour à travers le monde en réaction à la crise des subprimes de 2007-2008 et à l'impuissance des gouvernements à prévenir la débâcle financière et économique qui a suivi. Ces initiatives veulent répondre à une incompréhension généralisée du fonctionnement du système monétaire et financier. Une quarantaine de monnaies locales sont aujourd'hui en circulation en France, autant sont en projet. Des milliers de citoyens ont choisi d'utiliser d'autres monnaies que la seule monnaie centrale pour effectuer leurs transactions et leurs échanges. Ce livre présente un panorama à la fois conceptuel et historique des expériences monétaires pionnières dans un monde en perpétuel mouvement. Après avoir exploré les réussites mais aussi les limites des modèles actuels de monnaies locales, il analyse les différents leviers qui peuvent permettre la montée en puissance de ces initiatives décentralisées afin qu'elles deviennent des vecteurs de la transition écologique et sociale des territoires.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.