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Le sens de la musique 1750-1900. Volume 1
Anger Violaine ; Noldus Jan-Willem
ULM
35,00 €
Épuisé
EAN :9782728803286
Les Quatre Saisons de Vivaldi imitent-elles les bruits du monde? Peut-on penser l'histoire de la musique comme une libération progressive de la contrainte imitative, d'un ancrage naturel ou même naturaliste? Beethoven, Berlioz, Schumann, Wagner ou Debussy constituent-ils les étapes qui aboutissent à une musique pure? Le romantisme a fait de la musique le paradigme de l'Art en la concevant comme un langage délivré du poids du sens, un art "abstrait" parce qu'autonome. Par la richesse savante des auteurs et des ?uvres examinés, par les repères chronologiques et théoriques mis en lumière, l'anthologie proposée ici est une véritable histoire de la pensée sonore et de la pratique musicale du XVIIIe siècle au début du XXe siècle. Le mélomane, le musicologue, comme l'historien ou le philosophe de l'art, pourront évaluer d'un ?il neuf les liens de l'imitation et de l'expression, la dispute de l'abstraction et les rapports que les arts entretiennent à la signification.
Précédé d'une chatte blanche, nommée Prudence, qu'on dirait échappée de chez Lewis Carroll, un collégien fugueur erre dans les bois, en pleine nuit. Après des années de solitude, l'adolescent n'a plus supporté, soudain, le pensionnat de province où il se morfondait. Fils unique et naturel d'une ballerine fantasque, pour qui la maternité s'est vite réduite à des retrouvailles épisodiques, des vacances éclair avec "son ourson", entre deux tournées lointaines, il a toujours souffert de ces perpétuelles éclipses. Même la correspondance qu'il entretient avec sa mère vagabonde et adorée n'a pas suffi à combler distance ni malentendus. Avec une tragédie manuscrite, {les Métamorphoses} d'Ovide et le précieux paquet des lettres maternelles dans sa besace, le voici en chemin : l'aventure - et Prudence - l'attendent au coin d'une maison apparemment inhabitée... Presque ingénu - mais comment ne pas l'être quand on écrit son premier roman à soixante et onze ans - Henri Anger a retrouvé la justesse de ton du Grand Meaulnes pour conter une histoire qui fait tout de suite rêver.
Marc file, à bicyclette, sur la route de l'exode qu'il vit comme des vacances, il a douze ans. Le gamin est bouleversé par la défaite, la déroute de 1940. Avec les scouts, il vit intensément les bombardements de Rouen en 1944, participant au déblaiement, au secours des rescapés. Communiquer, parler aux autres était le seul moyen de se libérer de l'angoisse et du stress. A Primosten, en 1964, Marc rencontre Hugo, médecin tchèque. Grâce à lui et à des témoins émouvants nous découvrons l'univers concentrationnaire d'un pays totalitaire, la Tchécoslovaquie. Avec la France, le contraste est saisissant, insupportable. Marc décide d'aider son nouvel ami à fuir. Parfois, on croit lire un roman d'espionnage, mais nous sommes bien dans un récit, en tout point authentique. Un optimisme viscéral et une foi dans la vie, le don de faire émerger l'humour dans l'adversité, observer, chercher la solution aux problèmes, parler aux autres, savoir écouter et entendre. Ce caractère fait de curiosité toujours en éveil, lui a donné l'envie de faire connaître l'aventure exceptionnelle que le destin a mise sur sa route.
Résumé : A huit ans et demi, Angelina ouvre sur l'existence un regard naïf et hardi. Malgré sa mère qu'elle adore, son père qu'elle aimerait s'il était accessible, ses frères et soeur qui sont ses aînés de près de dix années, elle se sent étrangère dans la maison de Saint-Jean-les-Grands-Bois où les circonstances de la vie veulent qu'elle soit souvent livrée à elle-même, c'est-à-dire à un bon et mauvais petit diable. Logicienne, prenant tout à la lettre, elle s'imagine qu'elle est la fille du facteur ou la petite-fille d'Attila. Elle s'éprend d'un poney, dévaste la pelouse à laquelle son père consacre ses dimanches, se rend coupable de larcins tout à fait fous dans des supermarchés, et cela jusqu'au jour où Wladimir et Hilda, ses parents qui sont sur le point de se séparer, la confient, dans un esprit de démission, à une tante et à des cousines de province qu'elle déconcerte ou épouvante. Sa mère, ayant décidé de reprendre sa liberté et de travailler, s'installe avec elle en grande banlieue. Avec une assurance et un courage associés à beaucoup d'imprudence, l'enfant s'efforce de conquérir ou de reconquérir cette " mère à problèmes" qui la confiera, en désespoir de cause, à la femme d'un garde-forestier. Grâce à sa patience et à sa résolution, la petite rebelle trouvera pour finir le chemin d'un coeur. De façon drôle et émouvante, la voix menue d'Angelina plaide à sa manière pour les droits de l'enfance.
Anger Violaine ; Le Roux François ; Dessons Gérard
Lorsque la musique se joint au poème, toutes les questions sont permises. Quand Victor Hugo et ce que l'on appelle la mélodie française se rencontrent, elles deviennent brûlantes. A la différence de Paul Verlaine, Hugo a accompagné l'évolution musicale de tout le XIXe siècle. Ses poèmes inspirent des moments-charnières dans la maturation stylistique de certains compositeurs ; ils influent aussi sur l'évolution de la mélodie française qui n'est comprise comme genre qu'à la fin du siècle. Ils innervent des réussites majeures qui sont aussi des moments où musique et poème se repensent mutuellement. Berlioz, Liszt, Bizet, Hahn, Saint-Saëns et aujourd'hui Escaich ou Pierre Henry mûrissent leur propre pensée musicale au contact des poèmes hugoliens. L'approche développée ici tente d'aborder une oeuvre musicale dans son unité énonciative, en sortant des dualismes assourdissants (le son/le sens, le texte/la musique, le parler/le chanter, le lyrique/le narratif...) autant que des dualismes abâtardis (la "musicalité du texte" , les représentations véhiculées par le son...). Le chant est le lieu d'une tension maximale et féconde. Victor Hugo le sait parfaitement. Cette approche interroge les frontières disciplinaires dans leur existence, ce que font conjointement le chanteur François Le Roux, la musicologue Violaine Anger et le métricien Gérard Dessons.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.
Chacun a pu voir dans la presse ou à la télévision des images impressionnantes de Pékin asphyxié par la pollution. La croissance économique spectaculaire de la Chine s'est appuyée sur une industrie très énergivore. Placé face à une crise écologique inédite, l'Etat chinois a dû réagir, adoptant début 2018 une nouvelle loi fiscale sur la protection de l'environnement et annonçant son ambition de devenir un champion de l'écologie. Lors des accords de Paris, il s'est aussi engagé à réduire considérablement son intensité carbone d'ici 2030. Cette inflexion est toute récente. Pour évaluer la capacité de la Chine à réussir ce virage écologique, il faut tenter de comprendre tous les problèmes auxquels elle est confrontée. Les auteures passent en revue les évolutions politiques et sociétales qui donnent de l'espoir, tout en soulignant l'ampleur des résistances et des difficultés pratiques. L'empire du Milieu s'est-il réellement engagé dans une transition écologique exemplaire ou n'est-ce qu'un mirage ?