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L'histoire des idées. Problématiques, objets, concepts, méthodes, enjeux, débats
Angenot Marc
PULG
28,01 €
Épuisé
EAN :9782875620514
Présentation de l'éditeur L'histoire des idées bénéficie d'une pleine légitimité universitaire dans les mondes anglo-américain et germanique. Dans le monde de langue française au contraire, c'est une sorte de terrain vague où l'on aperçoit des passants, des squatters, des occupants sans titre. On n'y rencontre guère en tout cas de travaux de confrontation des méthodes et présupposés de cette discipline répudiée par la plupart des historiens "ordinaires". Le présent ouvrage cherche à combler cette lacune. Ni traité, ni manuel, il aborde un vaste ensemble de questions, confronte les démarches des uns et des autres, expose les termes de controverses récurrentes. L'auteur y aborde la "vieille" question, déclinée de cent façons, du rôle des idées dans l'histoire. Genre hybride, l'histoire des idées combine historicisation et typologies, et opère sur le produit de vastes enquêtes d'archives. Mais elle comporte aussi, explicitement dans bien des cas, une intention polémique jointe à un engagement personnel, la présence d'un sujet qui interpelle ses contemporains par passé interposé.
Karl Marx est censé avoir livré au monde une science nouvelle, le " socialisme scientifique ". Cette science démontrait la fatalité de l'effondrement prochain du mode de production capitaliste et, dans la foulée, d'une révolution qui conduirait l'humanité au collectivisme et puis au communisme. Cette thèse a soutenu l'espérance militante pendant plus d'un siècle en dépit des polémiques interminables qui l'ont accompagnée. Marc Angenot a choisi de prendre à bras le corps les Grands récits militants de toutes natures des XIXe et XXe siècles ; il repense la question du " socialisme scientifique " en reconstituant l'histoire de la légitimation des remèdes ultimes aux maux sociaux, remontant aux prophètes romantiques fondateurs de " religions de l'humanité ". Il immerge le marxisme et les socialismes révolutionnaires dans cet ensemble idéologique de longue durée et il les fait voir et fait voir le problème de la légitimation politique sous une perspective neuve. Exploitant des données largement ignorées ou oubliées de nos jours, il provoque des confrontations inattendues, réfute des idées toutes faites et montre des enchaînements qui renouvellent l'histoire des idéologies modernes.
Angenot Marc ; Bessière Jean ; Fokkema Douwe ; Kus
La théorie littéraire constitue aujourd'hui un domaine spécifique de l'enseignement et de la recherche en littérature. Elle s'est nourrie des apports épistémologiques, méthodologiques et critiques, issus de l'ensemble des sciences humaines et sociales depuis trente ans. Cet ouvrage présente des points de vue divers : notation de la pluralité des méthodes et des théories, indications des présupposés épistémologiques, références aux données socioculturelles et géographico-culturelles. Le champ et l'objet littéraires sont considérés suivant la multiplicité de leurs qualifications. Méthodes et théories sont analysées suivant leurs situations réciproques et selon le dialogue, explicite ou implicite, qu'elles entretiennent ou qu'elles commandent de discerner. Destiné à servir de cours introductif à la théorie littéraire, cet ouvrage s'adresse à l'ensemble des étudiants en lettres, an littératures étrangères, en littérature générale et comparée de l'enseignement supérieur, et aux formateurs de l'enseignement secondaire et de l'enseignement supérieur. A la fois bilan des acquis et exposé problématique, il est un moyen de travail individuel et collectif, et permet une familiarisation aisée avec les données de la théorie littéraire.
La sociocritique apparaît comme la perspective d'analyse qui cerne le mieux la question du social dans le texte littéraire : parce que plus élaborée et plus formalisée. L'originalité de cette étude, c'est qu'elle ouvre la voie à l'analyse d'une marque du social dans le texte qu'elle a su identifier, l'oralité. Elle s'appuie essentiellement sur la théorie sociocritique appliquée à six oeuvres romanesques gabonaises : G'amàrakano (au carrefour) (1983), Fureurs et cris de femmes (1989), La mouche et la glu (1984), Biboubouah : chroniques équatoriales (1985), Au bout du silence (1985) et Les matitis (1992). Elle propose une méthodologie qui tient compte des catégories sociocritiques définies par Claude Duchet et souligne l'apport fondamental des travaux de quelques autres théoriciens et praticiens de la même discipline. La méthode de Claude Duchet ne propose pas une catégorie sociocritique capable d'analyser un autre type de société du roman, tel celui offert par le roman africain subsaharien francophone en général et le roman gabonais en particulier. Ce dernier comporte sa spécificité par rapport au roman occidental à la Balzac, sur lequel la sociocritique duchetienne a été jusque-là expérimentée.
Pourquoi certaines cultures rejettent-elles la chair du porc ? Les Grecs se posaient déjà la question, qui n'a cessé de revenir au devant de la scène. Etudier le porc en Egypte ancienne est une manière de mettre cette problématique à l'épreuve. En effet, depuis que les Grecs s'y sont intéressés, l'Egypte pharaonique se retrouve dans ce débat anthropologique puisque le porc, dit-on, n'y aurait pas été vraiment en odeur de sainteté. Viande malsaine ? Animal infâme ? Bête "taboue" ? L'objet de ce livre est de comprendre ce discours et de voir sur quoi il se fonde, en offrant une approche historique et anthropologique du cochon en Egypte ancienne. Le portrait de l'animal au sein de la culture pharaonique émerge très contrasté d'une analyse qui permet de réfléchir à la genèse des interdits religieux, aux discours qui s'y rapportent et aux choix culturels et identitaires qu'ils véhiculent. Ce véritable "roman du cochon" entend ainsi contribuer à une anthropologie de l'alimentation, tout comme à une histoire des relations entre les hommes et les animaux.
Bert Jean-François ; Lorre Christine ; Benthien Ra
Henri Hubert (1872-1927) est une figure importante de la période qui a vu le développement de l'anthropologie et de la sociologie des religions. Proche d'Emile Durkheim, il fut aussi l'ami de Marcel Mauss avec lequel il signa deux études majeures sur le sacrifice (1899) et sur la magie (1904). Les analyses de cet auteur prolifique se situent à la croisée de l'histoire et de l'anthropologie, de la linguistique et de l'archéologie, de l'histoire des religions et de l'orientalisme. Mais ses travaux vont pas connu la postérité de l'oeuvre de Mauss, en dépit de la richesse des perspectives comparatives qu'Hubert y développe, et surtout de leur indéniable actualité. Qu'il aborde la question de la magie dans l'antiquité, celles du sacré, du temps ou encore des héros, Hubert étonne par sa largeur de vue, par les perspectives novatrices qu'il déploie, et par sa solide érudition. La réédition de quelques textes majeurs signés par Henri Hubert offre l'occasion de mieux comprendre l'importance de ce chercheur injustement négligé dans les débats qui agitent, en ce début du XXIe siècle, la réflexion sur les questions religieuses.