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Chinoises au XXIe siècle. Ruptures et continuités
Angeloff Tania ; Lieber Marylène
LA DECOUVERTE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782707171559
Comment vivent les femmes chinoises aujourd'hui ? Quel est leur statut et quelles places occupent-elles dans la Chine contemporaine ? En quoi les bouleversements économiques et sociaux depuis les années 1980 ont-ils modifié leurs situations et leur accès aux droits ? Observe-t-on des mutations dans leurs rapports à la famille, à l'éducation, au travail et à l'emploi ou encore à la sexualité ? Comment sont-elles représentées au cinéma ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage collectif, résolument pluridisciplinaire, entend répondre. Anthropologues, démographes, historiens, sociologues et politistes réfléchissent aux mutations que connaît la société chinoise contemporaine, en centrant leur analyse sur les rapports de genre. Au-delà des situations contrastées des femmes chinoises, ce sont les rapports entre les hommes et les femmes et leurs représentations qui sont mis en exergue. En faisant se succéder chapitres de synthèse et enquêtes de terrain, cet ouvrage donne à voir la réalité foisonnante, hétérogène et nuancée, des rapports sociaux contemporains en Chine.
Avec plus d'un milliard trois cent trente millions d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme et l'ère des réformes à partir de Deng Xiaoping. À l'heure d'un libéralisme économique ouvertement capitaliste, elle vit une mutation socioéconomique accélérée, tandis qu'officiellement le régime politique reste une "dictature démocratique du peuple". Comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité? Comment un régime autoritaire peut-il organiser et réguler l'ouverture économique et sociale? Entre ruptures et continuités, la société chinoise est ici abordée sous de multiples angles: éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, inégalités sociales, mouvements de contestation et de résistance. La progression chronologique permet de se repérer dans les soixante années mouvementées qu'a traversées le peuple chinois; les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise et ses acteurs à l'aube du XXIe siècle.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Enseigner le genre à l'université pose-t-il un (ou des) problèmes spécifiques ? Qui n'a pas fait l'expérience de l'agressivité que suscitait souvent un cours sur le genre ? Qui ne s'est pas heurté au refus passionné de tel ou telle, prétendant que c'était un concept contraire au bon sens ? Qui ne s'est pas entendu dire, aussi rationnelle et argumentée qu'ait été la présentation que c'était de l'" idéologie " et pas un enseignement " scientifique " ? TGS fait le point sur toutes ces questions Enseigner le genre à l'université pose-t-il un (ou des) problèmes spécifiques ? Qui n'a pas fait l'expérience de l'agressivité que suscitait souvent un cours sur le genre ? Qui ne s'est pas heurté au refus passionné de tel ou telle, prétendant que c'était un conceptcontraire au bon sens, paradoxale ? Qui ne s'est pas entendu dire, aussi rationnelle et argumentée qu'ait été la présentation que c'était de l'" idéologie " et pas un enseignement " scientifique " ? Il est vrai que tout enseignement peut susciter des résistances. Mais peut-être l'enseignement du genre se heurte-t-il à une autre difficulté : celle de se heurter fortement au sens commun et à l'évidence du " naturel ". Il s'agit, en outre, d'un savoir assez récent dont la légitimité est discutée, contestée même dans la communauté scientifique. Bien que ces enjeux n'existent pas seulement par rapport aux études de genre, n'y aurait-il pas de ce point de vue quelque chose qui soit vraiment spécifique à l'enseignement du genre ? Les différents intervenant-e-s du dossier apporteront un éclairage contrasté mais convergent sur ces questions, en fonction de leur appartenance à un sexe, à une discipline, à une génération et de leur rattachement à telle ou telle institution.
Résumé : Consacré à une analyse des usages contemporains des technologies biomédicales dans différents contextes historiques et culturels, ce dossier vise à rendre compte du déploiement des savoirs et des pratiques médicales dans le domaine du suivi du développement sexuel des adolescent-e-s, du contrôle et de la limitation des naissances, des techniques d'accouchement, de la sexualité féminine et de la réparation clitoridienne. Plaçant au coeur les interventions biomédicales sur les corps féminins, il s'intéresse à la façon dont des biopolitiques sont ou non à l'oeuvre dans ces pratiques médicales. Au-delà de la qualification technique de ces interventions, il vise à rendre compte de leurs significations sociales et politiques et de la façon dont elles s'articulent avec des projets d'émancipation ou dont elles contribuent, au contraire, à réitérer des normes sociales, de genre et de "race". Le dossier comprendra trois thématiques : - une thématique sur les politiques de la reproduction et les politiques de santé sexuelle au Nord' autour de la professionnalisation et de la médicalisation de l'accouchement et de la sexualité (avec un article sur l'histoire de l'accouchement sans douleur ; un article sur la médicalisation des troubles de la sexualité féminine ; un article sur la mise en place d'instruments d'observation du développement de cohortes d'adolescent-e-s et la construction médicale et sociale des normes du développement pubertaire). - Une thématique sur les rencontres N/S et donc le postcolonial avec les techniques contemporaines de réparation de l'excision réalisée sur les femmes d'origine subsaharienne en France. - Enfin une thématique sur le contrôle des naissances par pose ? souvent coercitive ? de stérilets, dans plusieurs pays de l'hémisphère Sud (Chine, Vietnam, Nigéria) à différentes périodes de l'histoire récente. Le spectre chronologique couvert par le dossier correspond à un long XXe siècle : du début du XXe siècle à nos jours Dossier coordonné par Tania Angeloff et Delphine Gardey.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.