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Institutions désenchantées
Angelergues Jacques ; Muldworf Laurent ; Perrin-Co
PUF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782130863250
La pensée psychanalytique est à l'origine d'une remarquable évolution des lieux de soins : elle a fait renaître la psychiatrie de l'enfant et est aux fondements de la psychothérapie institutionnelle et d'une vision désaliénante de la psychiatrie. Soutenant l'élaboration en équipe des enjeux inconscients, du transfert et des vécus projectifs, elle promeut dans la clinique quotidienne la richesse et la nécessité d'approches thérapeutiques pluridisciplinaires. Cependant l'idéologie du tout biologique ou du tout comportemental sous-estime aujourd'hui l'intérêt des regards croisés et pluriels sur une même clinique. En conséquence, les apports de la psychanalyse suscitent souvent des réactions passionnelles, entre idéalisation et résistance, parfois jusqu'à la remise en cause de la légitimité de sa présence dans l'institution. Les restrictions budgétaires comme l'hostilité des autorités de santé à son égard compliquent son inscription dans la vie institutionnelle. Mais la psychanalyse reste bel et bien vivante dans le travail en institution ! Sans se renier, elle évolue. Toujours en débat avec elle-même et les autres courants de pensée, à l'écoute de la clinique contemporaine, elle ne cesse d'enrichir son corpus théorico-clinique et d'adapter ses dispositifs. Ce volume qui fait le point sur l'héritage et trace les perspectives d'avenir prouve qu'en un temps où elle n'a jamais été si contestée, la présence de la psychanalyse dans l'institution n'a jamais été plus nécessaire pour une approche humaniste de la souffrance psychique.
Angelergues Jacques ; Bydlowski Sarah ; Denis Pier
Comment penser un traitement en fonction de son après ? Pourquoi la perspective d'une fin de traitement est-elle indispensable ? Dès son engagement, un traitement est pensé en fonction de son après : que ce soit une psychothérapie individuelle, un psychodrame, un petit groupe thérapeutique, une prise en charge institutionnelle, un traitement orthophonique, une aide psychopédagogique ou un abord psychomoteur. Le commencement d'une entreprise thérapeutique est indissociable de la représentation de sa fin et de ses suites. L'indication de tout traitement comporte une évaluation soigneuse de ses conditions de possibilité et de terminaison. Le texte de Sigmund Freud "L'analyse finie et l'analyse infinie" (1937) est un guide pour penser nos interventions qui montre que les perspectives d'une fin et d'un après sont indispensables : un traitement interminable mériterait-il d'être considéré comme thérapeutique ? Même quand nos engagements thérapeutiques sont médiatisés par une approche spécifique, ils comportent toujours un mouvement dynamique, adossé à l'investissement réciproque des personnes qu'ils impliquent, avec la dimension du transfert et du contre-transfert que ces investissements engagent.
Résumé : Faire du plaisir un principe régulateur n'a rien à voir avec un point de vue hédoniste. Freud décrit un appareil psychique chargé de réguler les états de tension interne, déclenchés par les besoins instinctuels. C'est le principe plaisir / déplaisir : la recherche de la satisfaction est celle de la réduction du déplaisir. Il note pourtant en 1920 que "certaines expériences de déplaisir sont contraintes à la répétition, ce qui donc passe outre au principe de plaisir". La sexualité montre que la recherche de satisfaction ne se confond pas avec la réduction des tensions et qu'elle peut aussi se mettre au service de la pulsion de mort. Par sa capacité de liaison, le masochisme érogène peut devenir un gardien de la vie. Le principe de plaisir est un levier de l'élaboration psychique, mais il faut aussi reconnaître dans la cure la place de la répétition et le rôle du masochisme érogène.
L'époque valorise les réponses rapides et ciblées aux problèmes les plus divers : quoi de plus légitime, en effet, que de soulager le plus efficacement et le plus rapidement possible des maux qui nous accablent ? Dans le même temps, des notions économiques comme la rentabilité, autrefois marginales dans le champ de la santé, pèsent d'un poids nouveau dans l'organisation des dispositifs de soins. La santé mentale n'échappe pas à cette tendance. Pourtant, le temps est une donnée incontournable dans le développement psychique : les premiers apprentissages, les premiers pas, les premiers mots, les débuts de la vie sociale... Ce premier numéro de la collection " l'enfant, la psychiatrie et le psychanalyste " dresse un éloge de la durée et refuse le dictat de l'urgence. Il faut du temps pour que se développe le travail psychique, du temps pour investir de nouvelles modalités de fonctionnement, du temps pour qu'évoluent les rapports du sujet à son milieu familial... Souligner la valeur de la durée, c'est défendre une dimension fondamentale du vivant.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.