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Endgame, ou le théâtre mis en pièces
Angel-Perez Elisabeth
PUF
15,00 €
Épuisé
EAN :9782130578369
À la lumière des dernières théories critiques, les auteurs proposent une étude accessible et approfondie de Endgame (Fin de partie), avec le souci constant de confronter le texte anglais et la version originale. Le parcours suivi analyse lentreprise beckettienne de mise en pièces du théâtre traditionnel et de réinvention du genre théâtral. Lorsque vivre nest plus quattendre de mourir, lhumanisme sétiole et tous les grands récits porteurs dune promesse de Progrès (Lumières, christianisme, marxisme) seffondrent: le pire est toujours certain. La mort en direct du personnage comme de la dramaturgie qui lui donnait corps jusque-là se donne alors comme le seul spectacle possible. Le théâtre devient le lieu du souvenir désespéré dun temps où il était porté par des structures inébranlables (fable, personnage, espace-temps) dont il ne reste plus que les ombres spectrales. Pourtant, si Fin de partie est lhistoire dun mourir en devenir, la pièce nen suscite pas moins le rire, bien au contraire. Cest dans cet entre-deux que Beckett forge un nouveau langage pour la scène, apte à dire notre ère post-cataclysmique: un langage drôle et torturé mis au service dune poétique de la cruauté.
Les pièces dont il est question ici s'inscrivent toutes dans un espace apocalyptique, jailli des spectresd'Auschwitz. Elles posent la question de l'art et de la représentation après la Shoah: tout l'univers pue le cadavre, écrit Beckett dans Fin de partie. Cetteaffirmation ne cesse de ricocher, attestée par lesgénocides récents. Poèmes barbares, ces pièces neparlent pas d'Auschwitz, elles parlent Auschwitz. Théâtre de la cendre, théâtre de toutes les cruautés,une dramaturgie du désastre s'élabore qui dit ce quel'homme a de plus humain: son inhumanité. Dansleur beauté plurielle, ces ?uvres sont autant d'éclatsqui tentent de dépasser cette aporie éthique etesthétique. Elles s'engagent dans une redéfinition desgenres théâtraux, et en particulier de la forme de latragédie devenue obsolète: la Catastrophe devientépiphanie. Les voix qui résonnent sur la scène anglaise contemporaine tentent sans cesse de reconquérir la parole: le théâtre fait le deuil de son deuil.
Que voit-on au théâtre lorsque l'on ne nous y montre rien ? rien que des espaces enténébrés ? rien que des acteurs, texte en main, qui disent mais ne jouent pas leur texte ? Après une lutte acharnée pour mettre au jour ce et ceux qui en étaient, les nouvelles dramaturgies affichent une méfiance à l'égard d'un voir qui aurait partie liée avec la surveillance, le capitalisme et la marchandisation. A l'heure de l'hypervisible, il s'agit pour ce nouveau théâtre d'explorer, dans le sillage de la pensée des phénoménologues, un "visuel" qui s'inscrirait en faux contre le visible. L'oblitération, qui, dans un même mouvement, rend palpable ce qu'elle absente, définit ces esthétiques et place la violence du vide au coeur de ces scènes.
La scène anglaise contemporaine est le témoin d'une radicalisation des partis pris, esthétiques comme politiques. Sous la plume inspirée d'artistes visionnaires et de poètes-dramaturges, le " New brutalism " et les " In-Yer-Face " côtoient ainsi le minimalisme intimiste d'un Pinter ou d'un Crimp, le " docu-drama " et le réalisme féministe, la comédie brillante d'un Stoppard. Fatigué de l'impasse postmoderne, le millénaire naissant invente de nouvelles formes dramatiques et s'emploie repenser les genres. Les textes réunis ici cernent les contours de ces dramaturgies novatrices qui célèbrent, chacune à sa manière, un théâtre transgressif et nécessaire. Consensuelles dans la subversion, les grandes voix du théâtre contemporain ont leur place dans ce panorama. Harold Pinter, Edward Bond, Tom Stoppard, Caryl Churchill, Sarah Daniels, David Hare, David Edgar, Peter Barnes, Howard Barker, Martin Crimp et Sarah Kane explorent la complexité de notre société et mettent en garde contre ses funestes dérives. Le volume se conclut sur un texte important et inédit d'Edward Bond.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.