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Amadoca. L'histoire de Romana et d'Ouliana
Andrukhovych Sofia ; Dmytrychyn Iryna
BELFOND
24,00 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 5 mars 2026
EAN :9782714403544
Roman-fleuve à l'écriture puissante et poétique, Amadoca retrace l'histoire de l'Ukraine au xxe siècle, de la répression stalinienne à la guerre du Donbass, en passant par l'Holodomor et l'Holocauste. Une oeuvre essentielle, par l'une des plus grandes autrices ukrainiennes actuelles. Amadoca. Les cartographes médiévaux faisaient mention d'un lac immense qui couvrait ce qui deviendrait plus tard l'Ukraine. Et puis le lac a disparu des cartes et des récits. Dans un hôpital de Kyiv, un soldat est alité, défiguré et amnésique. Une femme le veille. Au personnel soignant, elle dit que le soldat est Bodhan, l'homme qu'elle a cherché pendant des mois, et qu'elle est Romana, son épouse. Mais le soldat ne se souvient de rien, comme s'il était mort une première fois. Alors Romana va lui raconter qu'ils ont vécu heureux ensemble, que leur amour était fort, que leur maison était remplie de livres, que la campagne était belle. Et avant ça, que sa grand-mère a connu un amour immense qui a précipité son destin. Et puis il y a eu la guerre.
Andrukhovych Yuri ; Stasiuk Andrzej ; Malanchuk Ma
En l'an 2000, l'idée vient à deux auteurs issus de l'est de l'Europe de chercher à cerner « leur place » dans l'Europe élargie en train de se dessiner. Ils composent chacun un essai d'essence largement autobiographique. Le livre publié en Pologne par la maison d'édition de Stasiuk est un succès. Il se compose de deux parties distinctes; Le Journal de bord de Stasiuk et le Révision du centre-Est d'Andrukhovych. Le texte de Stasiuk tourne autour de sa fascination pour les cartes et de son idée d'avoir décidé de vivre en un point du monde, de l'Europe, considéré et idéalisé comme le nombril du monde, ses entrailles, son centre nerveux et vital, sa colonne vertébrale. L'image utilisée est celle du compas dont la pointe serait placée à l'endroit où il vit et où tout porte à croire qu'il restera et l'autre extrémité sur Varsovie, le lieu de sa naissance et de sa petite enfance. Serait ainsi tracé un cercle imaginaire de 300 kilomètres autour de son village. Ces considérations à l'origine purement géographiques donnent prétexte à des divagations, pérégrinations, escapades, à pied, à cheval ou en voiture concourant à donner « l'esprit du lieu », un parfum composite et particulier qui donne à ce texte une originalité intéressante. La contribution d'Andrukhovych, autobiographique également, s'attache davantage à l'histoire de sa famille. En exergue figurent les paroles d'un enfant de quatre ans « L'homme meurt, mais son squelette vit éternellement ». Le ton est donné. D'entrée de jeu, il nous informe de sa fascination pour les ruines sous toutes leurs formes nombreuses en Ukraine, résultat qu'elles sont de guerres, changements de frontières ou désaffections diverses. Il nous narre par petites touches le parcours d'un de ses grands-pères Allemand des Sudètes, débarquant il y a cent ans en Galicie autrichienne avec pour tout bagage une certaine aptitude à copier des tableaux. Son autre grand-père est le fils de l'un des nombreux Ukrainiens partis chercher fortune au États-Unis. Le père de l'auteur, lui, poussé vers l'Ouest par l'avancée des armées soviétiques, se retrouve « displaced person » avec une partie de sa famille dans un village autrichien, mais détenteur d'un passeport soviétique, car résident du « un sixième » (terme issu de la propagande soviétique proclamant que l'URSS représente le un sixième de la terre), il doit rentrer au pays. Ce même père devenu garde forestier prend son fils pour complice lorsqu'il rentre fortement imbibé de ses tournées sylvestres. Plus tard, il l'initiera aux joies de l'alcool fort, son fils se détachera de lui pour le retrouver sur son lit de mort. Un livre précieux pour comprendre les mentalités et l'arrière-plan culturel des nouveaux européens.
Résumé : Felix Austria se déroule à Stanislaviv, l'actuelle Ivano-Frankivsk, autour de 1900. Nous sommes dans l'une des capitales culturelles de la Galicie, province de l'Empire d'Autriche-Hongrie. La vie de cette paisible ville des confins est vue à travers les yeux d'une jeune femme engagée comme cuisinière dans une famille aisée. Le récit explore les destins entrecroisés de Stefania et Adèle, la domestique et sa maîtresse, empêtrées dans une relation fusionnelle qui tournera mal. Dans sa transition vers la modernité, si bien décrite par Musil ou Stefan Zweig, ce monde s'avère à la fois hermétique et incroyablement divers, un brassage d'ethnies, de langues et de religions. A Stanislaviv, les habitants mènent leurs petites affaires : ils éprouvent des amours non partagées, dissimulent leurs secrets dans des armoires, se passionnent pour les sciences ou des spectacles de magie, s'amusent dans les bals et les carnavals. Cependant, malgré sa prospérité et sa stabilité apparentes, cette société porte les ferments de sa propre dissolution. Pour Sofia Andrukhovych, le mythe de la Felix Austria ("Autriche heureuse") évoque un monde disparu, une société tolérante, prospère et multiculturelle. Une plongée dans l'Europe centrale d'avant 1914 - où l'on pressent les bouleversements du siècle à venir.
Comment retrouver un semblant d'ordre et d'humanité dans une réalité brisée par la guerre ? L'autrice ukrainienne Sofia Andrukhovych tente ici de nommer et d'exprimer ce qui n'a pas de nom, ce qui se trouve bien au-delà de la perception humaine : ce dont il est effrayant de parler, ce qui se dérobe. Il s'agit pour l'autrice de rechercher de liens entre des fragments de réalités déchirés par la guerre et la violence, et un désir d'esquisser et d'observer les phénomènes et les réactions de la conscience humaine face à des événements traumatisants, à des changements dramatiques et irréversibles, à des pertes. Dans ce poignant journal intérieur de la première année d'invasion de l'Ukraine par la Russie, on est ainsi confronté à une multitude de rencontres et de personnages, d'histoires et d'expériences humaines, de combinaisons incompréhensibles de drames et de tragédies, de manifestations comiques ou ridicules, d'empathie et de tendresse. Dans ces circonstances a priori inhumaines, tout ce qui est humain se manifeste plus profondément et plus pleinement. Au final, il semble que les choses mêmes qui détruisent les vies établies et la conscience révèlent l'essence de l'être humain - sans défense et faible, mais si assoiffé de vie et de la présence des autres à ses côtés.
L'auteur s'est tellement égaré dans les chemins de traverse entre le réel et l'imaginaire, qu'il prend le parti de prévenir que tous les protagonistes sont le fruit de son imagination, de même que toutes les histoires, les situations et, d'ailleurs, les villes de ce livre". Le ton est donné : le Lexique de Yuri Andrukhovych fait le portrait de 44 villes réelles à travers le monde, mais elles sont vues par le prisme de son imaginaire débridé et malicieux. A l'affût des situations absurdes et des personnages les plus atypiques, l'auteur nous emmène dans un voyage improbable qui passe par Minsk, Odessa, Detroit, Strasbourg, Lausanne, Drohobytch, Berlin... Andrukhovych entremêle les histoires de coeur et les polémiques contemporaines, le cliché et l'épiphanie, l'anecdote et les idées de roman. Nomade de ville en ville, l'auteur affûte son regard sur les plus petits détails, jusqu'à nous donner, par touches, sa vision de l'universel.
Alors qu'elle traverse une profonde dépression, Katja Pantzar, journaliste à succès canadienne, décide de retourner vivre en Finlande, le pays de ses parents mais aussi - toutes les études le soulignent - celui où les gens sont les plus heureux au monde. Leur secret ? Le voici : le mouvement comme médicament : se déplacer en vélo, marcher, se baigner dans la mer été comme hiver ; la green therapy : se promener dans la nature ou simplement prêter attention aux arbres et aux fleurs qui nous entourent ; le régime nordique : simplifier les repas, choisir les aliments en fonction des saisons et surtout manger sans culpabilité ; le sisu : un état d'esprit combatif et résilient typiquement finlandais. Dans cet ouvrage, à la fois témoignage et guide pratique, Katja Pantzar nous donne les clés du sisu, une philosophie méconnue mais vieille de plusieurs siècles, fondée sur le courage, l'intégrité et l'espoir. Des recettes simples et astucieuses, adaptées h tous et faciles h intégrer dans notre vie quotidienne pour alléger notre existence et retrouver la force d'être soi. Vous aussi, apprenez h cultiver votre sisu... et soyez heureux comme un Finlandais !
Sous ses apparences d'ours mal léché, Cesare Annunziata, a un c?ur d'or. Mais à 77 ans, la solitude le ronge et ce ne sont pas les relations qu'il entretient avec ses proches qui le comblent. Alors, quand Cesare comprend que sa nouvelle voisine vit un enfer, il va de nouveau oser affronter le monde. Généreux tout en se gardant bien des clichés, un roman intime, tendre et profond sur la solitude, les liens familiaux et la vieillesse.
Captivant, impressionnant, l'extraordinaire destin d'Irena Sendler, une Oskar Schindler au féminin. Brillamment documentée, plus qu'une biographie, une leçon d'humanité. En 1942, alors que Varsovie est plongée dans la terreur et que tous les Juifs de la ville sont parqués dans le ghetto où ils tentent désespérément de survivre, une jeune femme au caractère bien trempé va faire preuve d'un courage exceptionnel : Irena Sendler. En tant qu'agent des services de santé publique, Irena est l'une des très rares non-Juives autorisées à se rendre quotidiennement au coeur du ghetto. Bravant tous les risques, elle se lance alors dans la dangereuse construction d'un réseau de résistance afin d'exfiltrer les enfants juifs, allant même jusqu'à lister secrètement le nom de ceux qu'elle réussit à mettre à l'abri. A elle seule, Irena Sendler aura sauvé 2 500 vies. Dans le ghetto de Varsovie, quatre-vingt-dix pour cent des familles ont péri.
Japon, de nos jours. Quoi qu'on puisse souhaiter, aussi loin que l'on puisse aller, on reste ce qu'on est, voilà tout. La serveuse n'aurait même pas dû travailler ce soir-là. C'était son anniversaire, elle avait vingt ans, il pleuvait à verse, le directeur du restaurant était malade. Alors c'est elle, cette serveuse qui entrait dans ses vingt ans, qui était allée porter son repas au propriétaire du restaurant. Un vieil homme solitaire que personne n'a jamais vu. Un vieil homme qui, le jour de ses vingt ans, lui avait proposé de faire un voeu...