Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Études germaniques - N°4/2019. Les femmes écrivains face à la critique littéraire dans l’espace néer
Andringa Kim ; Maufroy Sandrine ; Snoek Kees
KLINCKSIECK
27,00 €
Épuisé
EAN :9782252042632
ARTICLES Kees SNOEK : Introduction Sandrine MAUFROY : Entre Hélène et Prométhée. Les articles de Carry Van Bruggen sur la littérature moderne Jacqueline BEL : Le chemin des dames. Femmes écrivains face à la critique dans les années 1930 Ingrid WASIAK : Annie Romein-Verschoor et son Miroir de femmes Marie VIERIN : "Ce n'est jamais le sujet qui rend une oeuvre immorale" . La réception de l'oeuvre d'Edith Werkendam (1896-1952) dans la critique littéraire néerlandophone Désirée SCHYNS : Elisabeth De Roos (1903-1981) essayiste et traductrice. Le paratexte encadrant De chartreuse van Parma de Stendhal et les stratégies déployées dans la traduction néerlandaise Luc BERGMANS : Indicible, insondable, inconsolable. Les rigueurs de l'écriture selon Patricia De Martelaere Jossfinn BOHN : "Bah, mon nom est de toute façon déjà entaché par les livres que j'ai écrits" . Naima El Bezaz et la réception de son oeuvre VARIA Gérard LAUDIN : Les Annales de l'Empire depuis Charlemagne Voltaire et les mutations du système féodal dans le Saint-Empire romain germanique Aurélie LE NEE : Jägerstätter de Felix Mitterer. Universalité d'un destin individuel Sonia SCHOTT : Autoprophétie et spéculation mystique. Fonctions du poème-miroir dans Hiob oder die Vier Spiegel de Karl Wolfskehl Peter UTZ : Robert Walser, une leçon d'oubli Mickaëlle CEDERGREN : Au sujet de quelques modalités de l'imaginaire du Nord. Etude de cas sur la réception littéraire suédoise
Présentation, par Roberto DAGNINO ARTICLES Erik LINDNER : L'histoire cachée de Hans Faverey Erik SPINOY : "Celui qui dit la vérité / est lui-même Crétois" . Hans Faverey et la vérité Véronique DIEU : Poésie et nature morte. Héritage et questionnement dans l'oeuvre de Hans Faverey Gillis DORLEIJN : "Tout mais rien de plus" . Lectures musicales de quelques poèmes de Hans Faverey Ralf GRÜTTEMEIER : Unterwegs in der Sprachkapsel. Die ersten beiden Gedichtbände Hans Favereys im Kontext der Kritischen Theorie Marita MATHIJSEN : Hans Faverey : le poète de la suppression Piet GERBRANDY : Aucune métaphore ? La poésie de Hans Faverey comme allégorie ontologique Yra VAN DIJK : "Reviens te mettre sur mes chaussures" . Le relationnel dans la poésie de Hans Faverey VARIA Lucien CALVIE : Georg Weerth (1822-1856), romancier heinéen, pour le 200e anniversaire de sa naissance In memoriam Gonthier-Louis Fink (1928-2022) In memoriam Gilbert Krebs (1932-2021) BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE
Faverey Hans ; Andringa Kim ; Lindner Erik ; Suchè
Résumé : Au lecteur attentif, il apparaitra rapidement que l'accusation d'hermétisme qui lui colle encore parfois à la peau est profondément injustifiée. Chaque poème est certes pour lui l'occasion d'instaurer un mystère, mais un mystère dont il donne toujours les clés, et dont le dernier poème de chaque cycle peut souvent être vu comme une résolution possible. La poésie de Faverey s'affirmera au contraire comme une poésie généreuse, souvent drôle, au lecteur qui la lira lentement, avec des pauses, des silences, comme l'y invite leur disposition parcimonieuse sur la page. Avec ces oeuvres complètes (comme Faverey ne considérait un poème digne d'être édité que s'il était parfaitement composé, nous n'avons repris que les poèmes publiés de son vivant), c'est bien l'une des oeuvres majeures de la poésie du vingtième siècle que nous désirons faire découvrir. A l'écart des grandes écoles esthétiques, mais pénétrée d'une connaissance gigantesque de la poésie et d'une curiosité insatiable, la poésie d'Hans Faverey, qui puise à la source des traditions et des avant-gardes française, américaines, asiatiques ou d'ailleurs, en est à la fois la parfaite synthèse et l'un des plus bel accomplissement.
Résumé : Cet ouvrage, fondé sur des études de cas pompéiens précis et bien documentés, constitue un manifeste pour une archéologie du geste et ouvre une nouvelle manière d'écrire l'histoire, à partir d'une archéologie aujourd'hui pleinement capable de détecter et de restituer le concret de l'action humaine. Les matériaux et les aménagements révélés par l'archéologie résultent d'actions humaines pensées ou induites qu'il s'agit de retrouver dans le cadre d'un processus déductif argumenté, à partir de données de terrain aussi nombreuses que fiables. Sont alors dévoilés l'agir et le faire, la façon dont une société construit quotidiennement ses pratiques et ses usages, la manière dont une tradition est continuellement réinventée, comment un groupe humain investit les espaces et les territoires. N'est-ce pas là, au fond, ce qui fait la spécificité des sociétés humaines depuis trop longtemps enfermées dans les tiroirs d'une histoire périodisée et conventionnelle ?
Je suis dans la Forêt du Nord à cinq kilomètres du bord. Le second campement a été construit et je suis maintenant à une heure du bord. Ce matin, je me suis discrètement éloigné. Je veux être seul quand j'atteindrai le bord de la forêt, quand je franchirai le bord. La forêt change enfin. C'est comme si elle se voilait, avant de révéler son secret. Il y a beaucoup plus de buissons et le terrain devient vallonné. Bientôt, je verrai le demi-jour, la clarté du demi-jour. Il fait déjà plus clair. Je ferai construire une maison là-bas. Elle n'aura pas d'avant ni d'arrière, pas de préférence pour la forêt ou la plaine ouverte. Je saurai me montrer généreux dans ma victoire sur la forêt verte. Au besoin, je ferai la maison toute ronde, c'est une idée, une maison ronde entourée d'une galerie ronde."
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.