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Patrimoine et société. Actes du cycle de conférences prononcées à l'Université de Haute-Bretagne (Re
Andrieux Jean-Yves
PU RENNES
24,24 €
Épuisé
EAN :9782868472861
L'"invasion patrimoniale" (l'expression est de Pierre Nora), dont les auteurs de cet ouvrage essaient de suivre pas à pas la chronologie et d'expliquer les multiples raisons, a modifié les sensiblités et inversé les politiques. Notre mémoire collective s'est ouverte à une infinité de nouvelles perceptions. Notre héritage commun est devenu un objet de pratiques culturelles et économiques, dont les Journées du patrimoine démontrent, un peu plus chaque année, l'ampleur, la diversité, la profondeur. Mais que faisons-nous de ces biens matériels et symboliques, de cet inventaire patrimonial dilaté, de ce bric-à-brac à la Jacques Prévert où le monument aux morts de la République voisine avec le sceptre carolingien, l'épicerie de village avec la maison de Georges Clemenceau, le viaduc d'Eiffel avec le moulin médiéval, le métier à tisser avec telle toile de maître ? Qu'allons-nous chercher au musée ou bien à l'écomusée ? Le Mont Saint-Michel, envahi par les marchands du temple, recevait en 1985 six cent mille visiteurs par an, le Panthéon cent cinquante mille, l'abbaye de Fontevraud - depuis qu'elle n'était plus une centrale pénitentiaire - environ cent mille et la cathédrale d'Amiens un peu plus de mille. Qui étaient ces visiteurs ? Est-il judicieux de laisser Disneyland s'installer à la porte de Chambord ou sur le carreau d'une mine désaffectée ? Pourquoi restaure-t-on le Parlement de Bretagne ? De quoi est faite la mémoire ouvrière ou paysanne ? Le patrimoine est-il devenu " Tel qu'en lui-même enfin l'éternité le change -, (S. Mallarmé) ? Quels sont, en un mot, les enjeux et les usages sociaux du patrimoine aujourd'hui ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles cherchent à répondre les contributions réunies dans ce livre issu d'un cours publie donné à l'université Rennes 2 (Haute-Bretagne) de novembre 1995 à avril 1997.
La beauté de l'abbaye du Thoronet n'a rien d'intemporel : elle est enracinée dans les convictions du XIIe siècle dont elle tire toute sa force. Mais elle n'a pas traversé les siècles indemne. Elle est aussi devenue, en partie, l'?uvre de ceux qui, en recevant pour charge de la restaurer depuis 1840, s'en sont emparé et ont conçu pour elle une seconde vie. Ce livre raconte les mésaventures anciennes et récentes du Thoronet et examine les traces plus ou moins apparentes qu'elles ont laissées - dont certaines sont inattendues et même incongrues. Elles ne déprécient en rien l'exceptionnelle qualité de son architecture et sont même indispensables pour en discerner les principes.
La ville vue par le document qui fait image et histoire, la ville telle que les historiens la connaissent aujourd'hui (grâce au renouvellement des études urbaines dans les 25 dernières années), la ville telle qu'elle vit au cours des âges, avec sa topographie, ses racines, ses monuments, ses mutations, et surtout avec ceux qui la font chaque jour : les femmes et les hommes qui l'habitent, qui la gouvernent, qui la parcourent, qui la visitent, qui la découvrent, qui la font en définitive. La ville de la Bretagne historique Le livre a pour double objectif, d'une part,de composer une histoire des villes de Bretagne, donc de traiter l'ensemble du réseau urbain de la péninsule (Loire-Atlantique incluse naturellement) et de le mettre en perspective; d'autre part, de présenter les caractères typologiques,esthétiques, architecturaux et sociaux du patrimoine urbain en Bretagne, résultant de cette histoire, en insistant sur les villes de petite et moyenne importance qui constituent le réseau des villes d'art et d'histoire, des petites cités de caractère, commanditaires du volume. Du point de vue visuel (images et légendes), notamment, cette mise en évidence doit être lisible. Texte au fait des recherches récentes, mais à destination d'un large public : donc rédaction dans une langue simple, sans excès d'érudition, pas de notes.
Résumé : Parmi les cathédrales françaises, Saint-Pierre de Rennes est longtemps restée méconnue, sans doute parce qu'elle n'est pas gothique. Commencée au XIIe siècle, l'ancienne cathédrale fut en effet démolie en deux temps : la façade en 1533, la nef en 1754. La nouvelle façade classique à cinq ordres de colonnes, ponctuée de deux tours et portant les armes du royaume de France, fut achevée en cent soixante-dix ans (1541-1703). La nouvelle nef, un vaste sanctuaire néo-antique, fut conçue et bâtie par Mathurin Crucy en 1786. Interrompu en 1790, le chantier fut repris en 1821 et achevé par Louis Richelot qui en dessina le mobilier néo-classique. Sacré évêque de Rennes en 1841, puis archevêque en 1859, Mgr Brossays Saint-Marc s'accommodait mal de ce dépouillement : ultramontain, proche de Pie IX, il voulait une église romaine dans laquelle fût exhibé le panthéon chrétien de la Bretagne. Chargé d'exécuter ce dessein en 1846, Charles Langlois créa un écrin tapissé de stucs-marbres sous une voûte ornée de caissons réguliers dans lequel vint prendre place, entre 1868 et 1878, le programme décoratif préraphaélite et nazaréen des peintres Alphonse Le Hénaff et Simon Langlois. Dans la brillance de ses ors restitués en 2014, la cathédrale Saint-Pierre abrite une sublime lumière eucharistique. Nouvelle basilique paléochrétienne, elle conserve un discret air d'Italie qui porte sur ses murs la mémoire de la dévotion mariale au temps de Vatican I (1869-1870). La litanie de ses saints, le culte voué à sainte Anne sont les chapitres d'un livre ouvert sur l'histoire de la Bretagne. Après l'inauguration en 2019 de son trésor dont la pièce maîtresse est un exceptionnel retable anversois, elle est aussi un grand musée de l'art français et flamand.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni