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La Cathédrale de Rennes. VIe-XXIe. Un panthéon religieux pour la Bretagne
Andrieux Jean-Yves
PU RENNES
69,00 €
Épuisé
EAN :9782753517738
Parmi les cathédrales françaises, Saint-Pierre de Rennes est longtemps restée méconnue, sans doute parce qu'elle n'est pas gothique. Commencée au XIIe siècle, l'ancienne cathédrale fut en effet démolie en deux temps : la façade en 1533, la nef en 1754. La nouvelle façade classique à cinq ordres de colonnes, ponctuée de deux tours et portant les armes du royaume de France, fut achevée en cent soixante-dix ans (1541-1703). La nouvelle nef, un vaste sanctuaire néo-antique, fut conçue et bâtie par Mathurin Crucy en 1786. Interrompu en 1790, le chantier fut repris en 1821 et achevé par Louis Richelot qui en dessina le mobilier néo-classique. Sacré évêque de Rennes en 1841, puis archevêque en 1859, Mgr Brossays Saint-Marc s'accommodait mal de ce dépouillement : ultramontain, proche de Pie IX, il voulait une église romaine dans laquelle fût exhibé le panthéon chrétien de la Bretagne. Chargé d'exécuter ce dessein en 1846, Charles Langlois créa un écrin tapissé de stucs-marbres sous une voûte ornée de caissons réguliers dans lequel vint prendre place, entre 1868 et 1878, le programme décoratif préraphaélite et nazaréen des peintres Alphonse Le Hénaff et Simon Langlois. Dans la brillance de ses ors restitués en 2014, la cathédrale Saint-Pierre abrite une sublime lumière eucharistique. Nouvelle basilique paléochrétienne, elle conserve un discret air d'Italie qui porte sur ses murs la mémoire de la dévotion mariale au temps de Vatican I (1869-1870). La litanie de ses saints, le culte voué à sainte Anne sont les chapitres d'un livre ouvert sur l'histoire de la Bretagne. Après l'inauguration en 2019 de son trésor dont la pièce maîtresse est un exceptionnel retable anversois, elle est aussi un grand musée de l'art français et flamand.
Depuis sa naissance, il y a quelque trois mille cinq cents ans, le forgeron est investi d'une puissance sacrée. Maître du feu, il dompte la matière et métamorphose le minerai, substance symbolique issue de la Terre génitrice. Cette suprématie ne s'exerce pas sans douleur: le travail dans les ateliers de la forge est un des plus durs et des plus implacables qui soit. Conté par Jean-Yves Andrieux, le destin des hommes du fer nous parle certes de techniques, de plus en plus maîtrisées, de luttes économiques et d'enjeux politiques, mais aussi de misères et de souffrances, de traditions et de fiertés.
Janvier 1969. Il pleut dans l'église de Sénanque, rongée par l'humidité. Les moines se résignent à abandonner le vaisseau de pierre en perdition. Janvier 2004. Les frères ont regagné le giron sublime du monastère, plébiscité chaque année par plus de deux cent mille visiteurs. Pourquoi une telle métamorphose en trente-cinq ans? Ces années-là ont, en fait, sauvé douze siècles et demi d'histoire. Née au Moyen Age, cédée pendant la Révolution, rétablie en 1854, Sénanque est vendue à nouveau en 1905, puis réoccupée par une communauté religieuse de 1926 à 1969. C'est alors qu'elle est restaurée par la société des Automobiles Marius Berliet qui en fait un centre culturel. Sans cette intervention désintéressée d'une entreprise, fondatrice du mécénat industriel en France, l'abbaye aurait disparu. Pluricentenaire, reprise par les moines de Lérins en 1988, elle est désormais dotée d'un site internet (www.senanque.fr).
La beauté de l'abbaye du Thoronet n'a rien d'intemporel : elle est enracinée dans les convictions du XIIe siècle dont elle tire toute sa force. Mais elle n'a pas traversé les siècles indemne. Elle est aussi devenue, en partie, l'?uvre de ceux qui, en recevant pour charge de la restaurer depuis 1840, s'en sont emparé et ont conçu pour elle une seconde vie. Ce livre raconte les mésaventures anciennes et récentes du Thoronet et examine les traces plus ou moins apparentes qu'elles ont laissées - dont certaines sont inattendues et même incongrues. Elles ne déprécient en rien l'exceptionnelle qualité de son architecture et sont même indispensables pour en discerner les principes.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.