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Visages
Andric Ivo ; Huibner-Fuzellier Ljiljana ; Fuzellie
PHEBUS
15,20 €
Épuisé
EAN :9782752901477
Si la littérature d'aujourd'hui nous apparaît parfois trop tournée vers elle-même, insuffisamment oxygénée par l'air du dehors, peu irriguée par les courants de la vie.... alors, qu'on se retourne vers ces écrivains qui, hier encore, savaient nous offrir des livres dont on entendait à chaque page battre le c?ur. Visages (1960), l'un des plus célèbres recueils de nouvelles d'Ivo Andric, prix Nobel de littérature eu 1961, était resté inexplicablement inédit en français jusqu'à ce jour (six seulement, parmi les vingt et un récits que rassemble l'ouvrage, avaient été traduits). Et pourtant c'est dans ce registre peut-être qu'Andric, donne son meilleur : au point d'égaler parfois Tchekhov conteur. Lui-même était conscient d'avoir composé là - avec grand soin - un florilège ait se trouveraient mises en valeur toutes les facettes de sort art. Soit un "portrait " kaléidoscopique, formidablement vivant, de la Bosnie d'hier - telle, eu tout cas qu'elle perdura jusqu'à la dernière Guerre mondiale; une contrée encore protégée par ses montagnes, rudement agreste, et d'esprit profondément balkanique, c'est-à-dire tout ensemble ensauvagé, généreux et insoumis. Le texte intitulé " Visages ", qui donna son titra au recueil. dit assez que, par-delà les violences et les absurdités de l'histoire, c'est le grand mystère de la face humaine que l'écrivain interroge d'abord ici, où joies et souffrances ont tracé, ont creusé ces mille hiéroglyphes qui épellent en silence la langue du destin et que nous n'aurons jamais fini de déchiffrer.
Andric Ivo ; Matvejevitch Predrag ; Ckakic-Begic S
Qu'il évoque la révélation mystique d'un vizir déchu, la tragédie d'un menteur invétéré, les frasques d'un aventurier français en pays ottoman, la fin d'un prince aux yeux tristes, qu'il s'attache aux humbles et tragiques destinées d'un directeur de cirque malheureux en amour, d'une prostituée au grand c?ur, d'un géomètre jaloux ou d'une esclave qui préfère la mort au déshonneur, c'est avant tout l'homme qui passionne et bouleverse Ivo Andrié - dans son infinie grandeur et ses innombrables petitesses, du cher Sarajevo de l'auteur au sud de la France, des époques légendaires jusqu'à nos jours.
Tout comme Vuillard peignait ce qu'il voyait, Ivo Andric raconte. Son regard aigu scrute inlassablement le passé et observe le monde de son époque avec la même curiosité et la même sagacité. Emporté par sa fureur d'écrire, il narre, sur le même ton impavide, tel un conteur oriental. Et, qu'il nous emmène dans les profondeurs opaques de la Bosnie ottomane ou autrichienne, dans un couvent franciscain ou une ville turque, sur un bateau au fil du Danube, à Sarajevo ou à Graz, dans les ruelles ou les faubourgs de Belgrade, nous somme pris, dans un tourbillon de passions frémissantes, au piège d'un récit lancinant, recevant en prime -presque à notre insu -une subtile leçon de sagesse. Le présent recueil donne un aperçu du talent étonnamment varié du prix Nobel yougoslave.
Andric est âgé de 28 ans lorsque, en 1920, il est nommé à l'ambassade du royaume des Serbes, des Croates et Slovènes auprès du Vatican. Cette nomination lui permettra de vivre de l'intérieur l'atmosphère insurrectionnelle et le chaos qui règnent en Italie, puis la montée inexorable et violente de la réaction. Ce dont il rend parfaitement compte dans La révolution fasciste qui paraît à Zagreb dès 1923. Deux séjours ultérieurs en Italie le conforteront dans son appréhension du fascisme. Même éloigné de la péninsule italienne, il suivra pas à pas les développements de la dictature mussolinienne et de ses épigones (notamment bulgares), les présentant au public par voie de presse entre décembre 1923 et mai 1926. A la lecture de ces neuf textes, tous inédits en français, nous sommes frappés par la finesse et la justesse de l'analyse proposée par Ivo Andric. Quoique contemporains de la montée du fascisme, ces écrits semblent aujourd'hui nettement postérieurs, conune rédigés par un historien qui aurait bénéficié d'un net recul dans le temps pour se pencher sur l'avènement de ce monstre que fut le fascisme.
Résumé : C'est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, entre 1946 et 1951, qu'Ivo Andric écrit les nouvelles qui composent La Chronique de Belgrade. Elles s'étendent du début du XXe siècle, de l'annexion de la Bosnie-Herzégovine par l'Autriche-Hongrie à la libération de Belgrade, en 1944, et constituent un véritable témoignage littéraire sur une époque trouble. Andric y évoque des "petites gens" dans leur humanité la plus admirable ou dans la complexité de leurs relations familiales. Ironique ou indulgent, il les observe minutieusement avec la même bienveillance. Tantôt acteurs, tantôt témoins, ses personnages subissent ensemble les bouleversements tragiques de l'histoire, la métamorphose de la société ou celle de leurs propres existences. On découvre en filigrane un portrait formidablement vivant de Belgrade et un hommage à la ville qui, en 1918, avait accueilli Andric à bras ouverts, alors qu'il était déjà un écrivain engagé. Son écriture, d'une élégance dépourvue de tout artifice, son style, sobre et lapidaire évoquent la longue tradition orale de la poésie populaire et des légendes de son pays. Héritage qu'Ivo Andric assume parfaitement : "Il faut laisser l'écrivain raconter". Né en 1892 dans un village proche de Travnik (Bosnie), mort à Belgrade en 1975, Ivo Andric a été lycéen à Sarajevo, étudiant à Zagreb et Vienne, avant de s'engager dans les rangs de l'organisation révolutionnaire Jeune Bosnie et d'être emprisonné, au début de la Première Guerre mondiale. Diplomate en Europe de 1921 à 1941, il a résisté au nazisme, fut député, puis se consacra uniquement à l'écriture d'une oeuvre magnifique. Elle lui a valu le prix Nobel de littérature en 1961. 9782940701414 | ARRET SUR LE PONTE VECCHIO Ces nouvelles nous font traverser le XXe siècle dans ce qu'il aura présenté de plus lucide et de plus tragique. Des exactions des Chemises noires fascistes, des douleurs de la guerre à celles de l'après-guerre, elles rendent à la littérature slovène la place qu'elle mérite au coeur de l'Europe. "La sensibilité de l'écrivain, la douceur subtile du regard qu'il porte sur le monde et les êtres se mêlent à cette mémoire tragique pour composer un livre superbe et bouleversant". La Croix Boris Pahor (1913-2022) est une figure majeure de la littérature slovène, infatigable combattant des régimes totalitaires. Sa voix singulière a défendu des grands thèmes tels que l'amour, la souffrance et la sauvegarde des cultures minoritaires. Il a connu une consécration tardive grâce aux traductions françaises et allemandes.
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?