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Chiconi, terre d'Histoire
Andriantsialonina Eric ; Djailani Nassuf
PROJECT ILES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782493036285
Amine et Bahati, deux jeunes de Chiconi sont curieux de connaître les origines de leur localité, cette belle ville du bord de mer. Ils ne trouvent presque rien dans les livres ni sur Internet. Qui sont les femmes et les hommes qui ont bâti, peuplé, incarné leur ville ? Un nuage de récits et de légendes tisse l'histoire la localité. Parviendront-ils à écrire la grande Histoire d'un village, d'une île, d'une mémoire fragmentée ? Ce travail est le fruit d'une immersion qui a donné lieu à des rencontres riches et passionnantes dans le village. Chaque figure rencontrée a été croquée par l'illustrateur au moment de l'enregistrement de leur témoignage. Pour composer la BD, il a été fait un travail de synthèse qui reflète les paroles recueillies, avec le souci de faire récit pour tisser un fil assurant la cohérence de la Bande dessinée.
Résumé : Au bord d'une piscine, Marie fait fermenter sept jus, autant que d'enfants nés du papa parti guerroyer, plus un pour le non-né ! Elle, dont le propre père était engagé à Diên Biên Phu au moment de sa naissance, tente d'abolir chaînes et liens délétères au milieu de cette île de l'océan Indien, La Réunion. L'histoire singulière rejoint alors la collective. Marie règle son compte à l'eau qui cerne et qui a propulsé sa mère en terre violente. Sisyphe assiégée par les préjugés, elle recommence à chaque vague l'absurde de l'identité imposée. "Ni ni" qui se désire noire, [elle] refuse d'être prisonnière de l'apparence et du genre. Mais ni la société, trop lâche, ni la mère, trop saturée, ne l'entendent de cette oreille. Ses sept jus tour à tour acides, suaves, onctueux, aigres ou amers, révèlent la réalité d'une île qui existe autrement que par son volcan, ses requins et la beauté convenue de ses femmes.
Rêve en carton est un essoufflement salutaire, incandescent. Pour sauvegarder l'impossible et la chair partie en fumée. Reste cette partie cramée par les bombes et ébréchée par les lames des pluies diluviennes. Trois parties constituent ce recueil, Les derniers mots de ma mémoire (1995), La Nuit infinie (2017), Utopie (2019). Des mots ramassés dans la cendre après que l'auteur a tout perdu dans les flammes de ce qu'il appelle pudiquement les événements, des mots empilés les uns sur les autres, scalpant l'infinitude du monde, et enfin des rêves ressassés avec l'art du phénix, comme il sied après les feuilles brûlées et la mémoire jetée aux pourceaux. Rêve en carton est un cri organique, jeté sur un rail, entre deux infinis où le funambule est le somnambule. /DANS/ L'OSMOSE DES MONDES/ Utopie-Corps-Vents-Frontières/ Se croisent des temps-imperceptibles-indéfinis-espèce de toutes sortes - Ressac-Flux-Diversité-Corps-Langues-Reflux/ Nous inventons des chimères pour augmenter la vie/
Résumé : "Je suis persuadé que nous portons tous en nous à l'état latent le besoin poétique, qui n'est pas un besoin de joliesse ou de consolation mais un désir d'effraction, le désir de sortir du carcan et qu'il est la plupart du temps, enfoui, refoulé, fui même, parce que à juste titre ressenti comme inquiétant : il inquiète, pour dire vrai, le paresseux, le conformiste par commodité, que tout homme héberge en lui, celui qui se protège de la vie". Dans la Flaque qui brille au retrait de la mer, Matière à réflexion, essai et aphorismes, Jean-Pierre Siméon s'empare avec énergie et malice de l'occasion qui lui est donnée d'apporter réponse à l'insoluble et ambigu questionnement "Mais comment donc êtes-vous devenu poète ? " . Jean-Pierre Siméon donne des clés au forçat volontaire qu'est le poète pour révolutionner cette matière qu'est la langue. Dans l'exploration de la nécessaire tension qui définit l'expérience humaine entre l'aspiration à la norme et "le désir d'effraction" - tension intrinsèque à la langue et à la vie elle-même -, c'est alors une éthique qui se dessine, une morale de l'arrachement. Quel est ce mystère d'écrire ? Qu'est-ce qui amène à l'écriture ? Quelle phrase, quel texte, peut marquer un. e auteur. e à ses débuts et pourquoi ? Quand est-ce qu'écrire devient une évidence ? Quelles influences ? Qui sont les auteur. es ou les textes qui ne quittent plus l'écrivain. e ? Dans cette collection des auteur. es s'adressent librement et dans une forme qui leur est propre à quelqu'un qui est plein de doutes, mais qui veut écrire. Confronté. e parfois à des questions insolubles, il ou elle est en recherche de réponses, de pistes pour franchir le pas. En définissant le poète et le lecteur comme dépositaires et reflets d'une même expérience, celle de l'indispensable pas de côté qu'est la parole poétique, Jean-Pierre Siméon confère au désir poétique une dimension universelle. Urgente et nécessaire, la poésie s'offre à tous comme un levier pour émouvoir le réel.
Résumé : "Naître, c'est d'abord perdre les eaux. Naître, c'est être tiré de la bulle ondoyante qui nous berçait dans sa caresse liquide. C'est devenir compact, soudain, et non environné. Tout le reste de nos vies oscillera entre ces deux pôles : se réconcilier avec notre condition liquide, chercher le réconfort d'autres îles de chair. Comprendre que sous l'illusion compacte de la densité de la chair, il y a cela, toujours, en nous : ces molécules d'eau qui sont mouvantes, sans cesse, sous le vêtement de la peau et la cuirasse des os. Ecrire est peut-être un moyen de nager vers cela". Avec Funambuler, Shenaz Patel nous entraîne sur ses chemins d'écriture. Multiples et mouvants. Quel est donc ce mystère ? s'interroge-t-elle sans cesse. Depuis les sortilèges du pays d'enfance, jusqu'aux rencontres avec ces voix d'auteur. e. s qui, dit-elle, lui ont sauvé la peau, elle navigue au coeur de l'exploration esthétique et poétique. Seule pierre de certitude : la sincérité à se dire, s'écrire, pour tenter de se rapprocher, faire archipel des îles solitaires que nous sommes. Pour elle, écrire, comme vivre, c'est funambuler. Au coeur de l'éphémère et du fugace, des déséquilibres et de l'oscillation qui font toute existence humaine. Son désespoir. Sa beauté infinie.