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Dans les décors truqués
Andrevon Jean-Pierre
DENOEL
7,10 €
Épuisé
EAN :9782207302699
Vous êtes un petit garçon apeuré pour lequel sa mère n'a que cette expression désabusée : "Il se noierait dans un verre d'eau" ; étudiant, militaire, dans la vie professionnelle, la petite phrase vous poursuivra, jusqu'au dernier voyage. Vous êtes le promeneur tranquille d'un quotidien dimanche de printemps ; et soudain, à l'horizon, grandit la fleur d'apocalypse d'une explosion nucléaire. Vous êtes un soldat entraîné dans une guerre absurde. Vous êtes un jeune homme que la débâcle de juin 40 amène à se réfugier chez un oncle qui poursuit de bien curieuses recherches temporelles. Vous êtes un paysan d'aujourd'hui, plus intéressé par les problèmes économiques que par l'étrange visiteur tombé dans le champ d'à côté. Où est la réalité ? Où est le rêve, le cauchemar, le mensonge ? Et sait-on quand et où l'on passe la frontière ? Ces cinq voyages dans les décors truqués ne donnent pas la réponse.
L'avenir n'est plus ce qu'il était, a écrit Arthur C. Clarke. Eh oui ! La S. F. de papa a cédé le pas à la S. F. de fiston, une S. F. chevelue, contestataire, lucide, plus terre à terre (ou, ce qui revient au même, plus Terre à Terre), une S. F. qui devient de plus en plus (je parle de la bonne, bien sûr ! ) le vecteur des idées écologiques, des combats écologiques... . Je ne veux pas dire que les textes ici représentés soient "engagés" dans cette direction, je veux dire simplement qu'ils l'annoncent, qu'ils possèdent une coloration qui sera bientôt celle de tous les récits majeurs d'une science-fiction qui est en train de tourner sa veste, qui s'est dépouillée de ses oripeaux, de son armure de fausse futurologie. Certes, la plupart des nouvelles de Retour à la Terre parlent de la fin du monde, mais elles semblent nous avertir que la fin du monde sera verte ou ne sera pas. C'est déjà ça. ". .
L'horreur, c'est simple comme une araignée. Une araignée irradiée parce qu'elle a eu le malheur de tisser sa toile à côté d'une centrale nucléaire, par exemple. Et qui vous pique. Vous vous sentez mal ? C'est normal. Un venin s'est introduit en vous. Un venin nouveau, inconnu. Sans même que vous vous en rendiez compte, vous avez commencé à vous transformer, inéluctablement. Votre corps mute, vous devenez autre. C'est douloureux, n'est-ce pas ? Mais, réjouissez-vous, vous allez bientôt faire partie d'une entité plus grande. Une entité monstrueuse, répugnante, inhumaine. Et qui va dévorer le monde. Roman d'horreur, cri d'alarme écologique ? Si vous voulez ! Andrevon écrit la chair et ses tourments, à hauteur d'homme. Pour le meilleur, oui, sans doute. Mais ce qu'il préfère en nous, soyez en sûr, c'est le pire !
Résumé : Au royaume de Gandahar, sur la planète Tridan jadis colonisée par des êtres humains, une vie sereine et pacifique s'est établie, loin de la technologie et de ses instruments de mort. Mais voici que les oiseaux-miroirs, qui veillent aux limites de Gandahar, annoncent qu'une armée de robots destructeurs est en marche, menaçant l'existence même du royaume. Ces Hommes-machines invincibles viennent-ils de Tridan, de l'espace, ou bien d'une autre époque ? La Reine Ambisextra confie à un jeune servant, Sylvin Lanvère, la mission de le découvrir pour tenter de sauver Gandahar de ce péril mortel.
La science-fiction souriante, de nos jours, ça se fait rare, et ce n'est pas un hasard : c'est que le monde, la société, la vie, comme on voudra, offrent peu de prétexte à sourire. C'est pourquoi Retour à la terre, troisième du nom, ne reculant devant aucun sacrifice, commence par un texte d'une extrême drôlerie : "La guerre du pou". Il s'agit, on s'en doutera, d'une satire antiguerrière et antimilitaire. C'est une cible de choix, mais il y en a d'autres, visées dans le cours du volume : la technologie, le travail, l'atome dit pacifique, le racisme - entre autres. Autant dire que cette anthologie, comme les deux précédentes, ne décolle du réel que pour y retomber à pieds joints.
4e de couverture : IQ, le Sherlock Holmes du ghetto.Isaiah Quintabe, dit IQ, est un jeune détective afro-américain atypique. Loup solitaire, il cache sous une apparence nonchalante une intelligence et un sens de l'observation hors du commun. Ses clients sont les miséreux, les marginaux de Los Angeles, ceux à qui la police tourne le dos.Isaiah est hanté depuis l'enfance par l'assassinat de son frère Marcus. Devenu adulte, il décide de consacrer toute son énergie à la résolution du crime. Et, lorsque l'ex-petite-amie de son frère l'appelle à la rescousse depuis le royaume des casinos qu'est Las Vegas, il le prend comme un signe.Personnages hors normes, dialogues flamboyants et sens du détail : Joe Ide est l'une des voix les plus intéressantes du polar côte Ouest.
Résumé : Christopher Bach était policier lors de la Grande Panne, ce jour où le Calculateur central, qui contrôle tous les systèmes de survie sur Luna, a connu une défaillance fatale. La vie de Chris a alors irrémédiablement basculé, et il essaie désormais d'être détective privé. Assisté de son chien cybernétiquement augmenté, Sherlock, il tente de résoudre les quelques missions qu'on lui confie en imitant les héros durs à cuire qui peuplent les livres et films noirs qu'il adore. Lorsqu'une femme entre dans son bureau et prétend avoir été infectée volontairement par une lèpre incurable, Chris est tout disposé à l'aider à retrouver celui qui l'a contaminée. Mais il va vite déchanter en comprenant que son enquête doit le mener là où personne n'a réellement envie d'aller de son plein gré : à Irontown... Blues pour Irontown est un mélange détonant de roman noir et de science-fiction. Situé dans le même univers que les précédents ouvrages de l'auteur, notamment Gens de la Lune et Le Système Valentine, parus chez Denoël, il marque le retour, tant attendu, de John Varley à son meilleur.
Résumé : Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.