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Retour à la terre. Tome 1
Andrevon Jean-Pierre
DENOEL
6,05 €
Épuisé
EAN :9782207301890
L'avenir n'est plus ce qu'il était, a écrit Arthur C. Clarke. Eh oui ! La S. F. de papa a cédé le pas à la S. F. de fiston, une S. F. chevelue, contestataire, lucide, plus terre à terre (ou, ce qui revient au même, plus Terre à Terre), une S. F. qui devient de plus en plus (je parle de la bonne, bien sûr ! ) le vecteur des idées écologiques, des combats écologiques... . Je ne veux pas dire que les textes ici représentés soient "engagés" dans cette direction, je veux dire simplement qu'ils l'annoncent, qu'ils possèdent une coloration qui sera bientôt celle de tous les récits majeurs d'une science-fiction qui est en train de tourner sa veste, qui s'est dépouillée de ses oripeaux, de son armure de fausse futurologie. Certes, la plupart des nouvelles de Retour à la Terre parlent de la fin du monde, mais elles semblent nous avertir que la fin du monde sera verte ou ne sera pas. C'est déjà ça. ". .
Je m'appelle Roland Cacciari. Je suis un démo, un laissé. Entendez un démobilisé, un laissé-pour-compte de la Croisade Anti-islamique européenne qui, il y a un an de cela, s'ensablait lamentablement en Libye. Je suis aussi un tasseur de semelle. Entendez un gratteur de guitarion qui essaie de gagner quelques pétros à la terrasse des rapid-food de Marseille. Marseille, la Venise du pauvre, dite aussi "Pieds-dans-l'eau" depuis l'inexorable élévation du niveau des mers. Marseille où vivent plus de 50 % d'émigrés maghrébins, et où je vais découvrir l'ignoble trafic dont ils sont l'objet au nom de la revanche... Mais cela est une autre histoire. Celle de la façon dont j'ai appris à dire merci en arabe.
La science-fiction souriante, de nos jours, ça se fait rare, et ce n'est pas un hasard : c'est que le monde, la société, la vie, comme on voudra, offrent peu de prétexte à sourire. C'est pourquoi Retour à la terre, troisième du nom, ne reculant devant aucun sacrifice, commence par un texte d'une extrême drôlerie : "La guerre du pou". Il s'agit, on s'en doutera, d'une satire antiguerrière et antimilitaire. C'est une cible de choix, mais il y en a d'autres, visées dans le cours du volume : la technologie, le travail, l'atome dit pacifique, le racisme - entre autres. Autant dire que cette anthologie, comme les deux précédentes, ne décolle du réel que pour y retomber à pieds joints.
Ils sont une centaine, vingt "mains" , comme ils disent. Ils se nomment eux-mêmes le Clan des "Hommes" . Ils vivent dans un pauvre village, isolé au sein d'une vaste forêt dont les dimensions sont celles du monde connu. Ils subsistent grâce à la cueillette, la pêche, la chasse. Mais qui sont-ils, en réalité ? Et où véritablement vivent-ils ? Il faudra que surviennent d'étranges envahisseurs vêtus de fer et chevauchant d'effrayants "oiseaux de métal" pour que Roll, jeune Chasseur devenu gibier, découvre enfin, après un long périple qui l'entraîne bien loin de son univers, la vérité sur le destin de son peuple. Précédemment publié en 1973, ce roman épique et poétique est le second de Jean-Pierre Andrevon.
Résumé : La peur et l'horreur sont là, habitant la vie de tous les jours, se dissimulant derrière les objets les plus quotidiens. Les jouets par exemple. La peur et l'horreur sont les compagnons de l'enfance. Jadis on s'amusait à se faire peur, maintenant on joue à épouvanter et à tuer son petit camarade, sa soeur, son frère... Le gris des choses est trompeur, l'habitude un maquillage habile, la banalité un masque commode derrière lequel les démons travaillent à notre perte. Il faudrait rester vigilant, faire quelque chose... Mais quoi ? Et puis, n'est-il pas déjà trop tard ? Des nouvelles pleines d'une menace sournoise et envahissante, des histoires placées sous le signe du malaise. Le cauchemar au quotidien.
Résumé : Christopher Bach était policier lors de la Grande Panne, ce jour où le Calculateur central, qui contrôle tous les systèmes de survie sur Luna, a connu une défaillance fatale. La vie de Chris a alors irrémédiablement basculé, et il essaie désormais d'être détective privé. Assisté de son chien cybernétiquement augmenté, Sherlock, il tente de résoudre les quelques missions qu'on lui confie en imitant les héros durs à cuire qui peuplent les livres et films noirs qu'il adore. Lorsqu'une femme entre dans son bureau et prétend avoir été infectée volontairement par une lèpre incurable, Chris est tout disposé à l'aider à retrouver celui qui l'a contaminée. Mais il va vite déchanter en comprenant que son enquête doit le mener là où personne n'a réellement envie d'aller de son plein gré : à Irontown... Blues pour Irontown est un mélange détonant de roman noir et de science-fiction. Situé dans le même univers que les précédents ouvrages de l'auteur, notamment Gens de la Lune et Le Système Valentine, parus chez Denoël, il marque le retour, tant attendu, de John Varley à son meilleur.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.