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L'oeil détourné. Mains et imaginaires tactiles au cinéma
André Emmanuelle
DE L INCIDENCE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782918193524
Nul mieux que le cinéma renseigne sur nos manières de voir qui se développent et se transforment sous nos yeux. Regarder sa main, détourner d'elle son regard, attraper l'oeil, enfin toucher pour voir, sont des gestes que le cinéma réinvente, des imaginaires tactiles qu'il ouvre à notre raison. Or, l'analyse de ces gestes permet de repérer des périodes de mutation pour la vision et de ses inventions instrumentales : le XXIe siècle contemporain, le XIXe siècle positiviste, la Renaissance, enfin la Préhistoire que les films revisitent, du classicisme hollywoodien à l'extrême contemporain, en passant par l'essai documentaire et le film expérimental. L'oeil détourné désigne dans ce livre cette histoire oblique du cinéma, que suppose la mise à distance de l'acte de voir. Nouée à l'oeil par le montage, la main déjoue les cadres figés de nos façons de regarder et dessine d'un film à l'autre les contours de l'homme contemporain : métamorphosé par l'animal, hanté par les machines, abîmé par le travail.
André Emmanuelle ; Palazzolo Claudia ; Siety Emman
La main tient une position symbolique privilégiée par rapport aux autres parties du corps, sa représentation fait l'objet d'un traitement singulier. Sujet du faire artistique, instrument du travail, elle est l'organe original du geste à accomplir; objet d'étude, motif iconographique, la main est en même temps ce en quoi se réfracte le destin humain corps, pensée, désir - qui circule ainsi à travers les arts. Cinéma, danse, photographie, théâtre: pour ces arts de mise en scène et de cadrage du geste, de recréation du corps et de son image, la main de l'homme s'avère comme donnée anthropologique inévitable et, à ce titre, comme foyer et vecteur privilégié d'une réflexion sur l'humanité qui pense, agit et détruit, entre raison et folie. En prenant le parti d'une rencontre entre les oeuvres, les textes qui composent cet ouvrage ont cherché à rendre compte de la modernité de la main, soit des mutations que les gestes recensent, à la croisée de l'histoire, de la technologie et de l'esthétique.
Comment les formes pornographiques migrent-elles en littérature, au cinéma, en peinture et dans la bande dessinée, pour déplacer nos repères et nos catégories esthétiques ? Telle est la question posée par ce volume. Ce qui suppose de redéfinir cette notion, de plus en plus instable dans les nombreux textes, films et images qui suscitent des agencements inédits au coeur même de la représentation. La pornographie n'est plus concevable aujourd'hui comme un bloc, qu'il faudrait défendre ou condamner face à une norme. L'usage du pluriel est déterminant pour rouvrir la possibilité de penser des traits pornographiques différents, parfois contradictoires, qui dessinent un territoire aux frontières indécises : entre nudité et cruauté, érotique et sexualité, obscénité et animalité.
Amy de La Bretèque François ; André Emmanuelle ; J
Si on a longtemps pensé que la " réflexivité " était la marque du retour d'un art ou d'un médium sur lui-même, au moment de sa maturité, il semble aujourd'hui que les migrations d'images et de sons de toutes sortes, d'un support à l'autre, d'un média à l'autre, nous obligent à élargir le regard. L'étude de ces circulations est devenue un foyer de la recherche en cinéma et audiovisuel aujourd'hui. Dans une optique pluridisciplinaire, de Max Linder à Romero, en passant par Hitchcock, de Du rififi chez les hommes à Ce soir ou jamais !, quatre grands axes structurent ici l'étude de la réflexivité cinématographique et audiovisuelle : un retour sur l'histoire et le contexte socioculturel de cette réflexivité, du cinéma des années 1910 aux vidéos postées sur Youtube ; une réflexion sur la notion et les usages de l'intertextualité aujourd'hui, de la citation au suédage ; une mise en relation du cinéma et de l'audiovisuel avec les autres arts, du théâtre au VJing en passant par l'architecture ; et une analyse des nouvelles formes d'intermédialité, où cinéma, télévision et Internet sont en quête de leur spécificité avec, ou contre, les autres médias.
Lagny Michèle ; André Emmanuelle ; Blümlinger Chri
Ce volume rassemble pour la première fois une série de textes qui ont joué un rôle fondateur pour le développement de la réflexion historique dans le champ du cinéma. Durant près de quarante ans, Michèle Lagny (1938-2018) en a arpenté en tous sens les territoires, des documentaires aux fictions, des films populaires aux oeuvres de création. En historienne rigoureuse animée d'une intense curiosité, elle a contribué dans les années 1980-90 aux débats transatlantiques sur la " New Film History " . C'est toutefois dans son domaine de prédilection - l'étude des " films historiques " (dont ceux de Renoir, Visconti, Allio ou Watkins) -, qu'elle a développé ses propositions les plus stimulantes. Pour Michèle Lagny, seule l'analyse précise des formes permet de découvrir la perception du temps que façonne un film quand il élabore des images du passé.