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Rien que du bleu ou presque
André Alain
DENOEL
13,15 €
Épuisé
EAN :9782207251430
L'omerta, l'abjection, les diktats d'une virilité imbécile " ... Dans la paix trompeuse des paysages de l'île de Ré, le narrateur effectue des repérages photographiques. Mais ce sont les images de son adolescence qui s'exposent à la lumière, une à une, jusqu'au plus vif de la mémoire : la vie secrète d'un internat dans les années soixante. Bizutage, discipline et violences sexuelles. Les visages arrachés à l'oubli, à la honte : celui d'un père instituteur, celui d'un premier amour, ceux des " grands " du lycée, les tortionnaires et les victimes. Et la fouille se poursuit, patiente, minutieuse, fragile, jusqu'au plus enfoui, au plus indicible. Une question obsédante : comment devenir un homme quand on ne peut ni ne veut ressembler à ceux que l'on connaît ? Le roman d'une quête de soi où seule l'écriture libère.
Mény Jacques ; Morello André-Alain ; Quaranta Jean
Tout le monde connaît la Provence de Giono, mais moins ses paysages espagnols ou italiens. Ce volume montre la modernité de ce précurseur de l'écopoétique et la façon dont le paysage, personnage à part entière, habite son oeuvre. Giono est gourmand de paysages. Il regrettait le peu de cas fait du paysage chez deux de ses auteurs favoris, Machiavel et Stendhal. Du premier, il écrit : "Nicolas ne nous renseigne guère sur le paysage qui l'entoure". Stendhal, pour sa part, note en marge de l'écriture de ses romans "Ici paysage, ici description" sans pour autant le faire, "mais moi", ajoute Giono, "à ce moment-là, j'avais besoin d'une description, d'un arbre, d'une herbe, d'un bruit dans la nature...". Giono a mis le paysage au coeur de son oeuvre et a beaucoup réfléchi à sa fonction romanesque. Cet ouvrage, auquel ont collaboré les meilleurs spécialistes internationaux de son oeuvre, propose une exploration paysagère de l'oeuvre de l'écrivain trop souvent cantonné à la Provence. Il passe en revue le paysage au travers de ses différents aspects, dans un mouvement qui conduit du plus familier au plus surnaturel : les lieux du paysage (villages, jardins, parcs, forêts, cataclysme), les territoires du paysage (Provence, Italie, Espagne), le paysage dans le "cycle du Hussard" (Stendhal, la lumière et l'ombre), les thèses que porte le paysage (discours sur la guerre, utopie et dystopie), l'écopoétique (l'olivier, les métamorphoses d'un paysage en perpétuel mouvement), le labeur du paysage (traduction et genèse textuelle) et enfin ses médiums (métatextualité, peinture, couleur, cinéma).
Résumé : L'écriture de l'expérience est d'actualité. On écrit, on fait écrire : pour construire des savoirs, obtenir des crédits, transmettre l'innovation, transférer des compétences, améliorer la qualité du travail d'une équipe, formaliser la réflexion, communiquer une image ou légitimer une profession en crise d'identité. Cette écriture est prise entre des postulats contradictoires, qui rendent son approche incertaine. Quels dispositifs, quels protocoles, quelle posture pour l'accompagnateur ? Comment situer l'écriture de l'expérience, entre récit, analyse de pratiques et recherche scientifique ? Comment arbitrer entre les modèles qui tentent d'imposer leur autorité dans le domaine ? Écrire l'expérience interroge des clivages (trop bien) assurés entre le littéraire et le scientifique, l'écrivain et l'écrivant, les modèles vocationnel et professionnel de l'écriture. S'il ne donne pas de recettes, il suggère de nombreuses lectures et manières de s'y prendre pour écrire et faire écrire.
Entre deux mondes : telle est la position de Julien Green, ne ? ame ? ricain a` Paris, forme ? par l'enseignement scolaire franc ? ais et par l'universite ? de Virginie. Cet entre-deux est temporel autant que spatial et linguistique : dans sa jeunesse baigne ? e par la nostalgie familiale du Sud d'avant la guerre de Se ? cession, le cursus du futur e ? crivain a e ? te ? gouverne ? par des impe ? ratifs qui de ? routent la vision moderne de la construction des choix professionnels. De surcroi^t, le re ? cit de ses apprentissages en fait ressortir le cours capricieux, ardent et parfois e ? trangement de ? sinvolte. Ils s'inscrivent dans une formation de l'esprit a` dimension e ? thique et spirituelle autant qu'intellectuelle qui se prolongea pour l'insatiable lecteur qu'e ? tait Green jusqu'au soir de sa vie. Par l'ouverture du carrefour culturel auquel cette formation se place, par les inquie ? tudes qu'elle re ? fracte aussi, traversant un sie`cle convulsif sur lequel pesait l'angoisse d'une crise de la culture, elle adresse au no^tre des questionnements toujours actuels sur le pouvoir e ? mancipateur et sur les de ? viances de l'activite ? pe ? dagogique et intellectuelle.
Né à Paris en 1900, Julien Green appartient par sa famille à une "terre lointaine" : le sud des Etats-Unis, le Deep South d'avant la guerre de Sécession. Son père venait de Virginie, sa mère, née à Savannah, de Géorgie. Auteur d'une des plus grandes oeuvres romanesques françaises du XXe siècle (huit volumes d'oeuvres complètes dans "La Bibliothèque de la Pléiade", c'est-à-dire autant que Giono, mais plus que Camus ou Mauriac), écrivain bilingue, à la croisée de deux cultures, Green ne cesse de s'interroger sur la mémoire d'un pays disparu, sur le déchirement (mais aussi l'enrichissement) d'appartenir à deux cultures, et à deux langues, et, peut-être, sur le nécessaire, et difficile, "lien transatlantique". Inlassable voyageur, Green est aussi un passionné d'Italie et de Grèce, qui jouent dans son oeuvre un rôle presque aussi important que le Sud mythique de ses ancêtres. C'est cette rêverie géographique sur toutes les terres du Sud, riche de poésie malgré les déchirures de l'Histoire et les douleurs intérieures, que le présent volume s'attache à explorer, entre roman, théâtre et écrits personnels, contribuant au renouvellement actuel des études greeniennes.
Résumé : Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.
Résumé : Le récit émouvant de celle qui fut, quinze années durant, la plus proche amie de Piaf. Paris, au sortir de la guerre : une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Elysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse ? et une belle amitié voit le jour : Edith et Ginou, deux âmes soeurs... Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa "meilleure amie", comme Edith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous : celui de l'être pur, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. Elle nous raconte son Edith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. On a beaucoup écrit sur "la môme". Ce récit est sans doute le plus vrai et le plus beau.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.