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Le Nouveau Vieux Monde. Sur le destin d'un auxiliaire de l'ordre américain
Anderson Perry ; Arnaud Cécile
AGONE
30,50 €
Épuisé
EAN :9782748901436
Dans le contexte de la montée générale du néolibéralisme, l'autosatisfaction des élites européennes et de leurs porte-parole accompagne le mépris des populations. A ce niveau, l'absence d'un réel clivage politique empêche l'émergence d'une véritable sphère publique en Europe. La bonne conscience entretient les illusions, comme celle d'une autonomie vis-à-vis des Etats-Unis. Entre la réalité d'un régime politique produisant des effets plus ou moins uniformes sur l'ensemble de son territoire et l'intensité incomparablement supérieure de la vie interne de chacune des nations qui la composent, l'Europe ressemble beaucoup à un objet impossible. Ce livre veut contribuer à rompre le concert d'échos médiatiques qu'est aujourd'hui l'Union européenne pour en faire un objet de véritables choix politiques. L'historien britannique Perry Anderson rassemble ici quinze ans d'observations et de réflexions pour retrouver le fil rompu des grands penseurs politiques de l'Europe. Alternant les points de vue généraux sur l'organisation du continent et sur les réalités nationales, il envisage aussi bien la question des origines historiques que les enjeux les plus actuels - comme l'élargissement vers l'Orient. Une partie du chapitre consacré à la France est déjà parue sous le titre La Pensée tiède (2005), ici actualisée et replacée au sein d'une réflexion globale sur place de la vieille Europe dans le nouvel ordre mondial.
«Le plus génial avec l'interface c'est qu'elle sait toujours exactement de quoi on a envie, parfois même avant qu'on le sache soi-même ». Comme celle de tout être humain, la vie de Titus est enpermanence conditionnée par son «interface», un émetteur implanté dans son cerveau dès sa naissance. Jusqu'au jour où il rencontre Violet, incroyablement belle mais surtout étonnamment libre, différente. Capable de penser par elle-même et au risque de perdre la vie, elle veut résisterà ce pouvoir qui contrôle les agissements et les désirs des hommes. Mais bientôt l'interface de Violet se dérègle. Titus va affronter une vérité à laquelle rien ne l'a préparé?
Pour Perry Anderson, la culture française connaît depuis plusieurs décennies une impressionnante " dégringolade ". Repliée sur elle-même, largement ignorante des grands courants de pensée contemporains - philosophie analytique anglo-saxonne, sciences politiques italiennes ou sociologie critique britannique -, elle a cessé de rayonner sur le monde extérieur, comme c'était encore le cas au début des années soixante-dix. Elle est aujourd'hui marquée, sauf rares exceptions, par une fadeur consensuelle, incarnée par François Furet, auteur du Passé d'une illusion, et Pierre Nora, architecte des Lieux de mémoire, quand elle n'est pas dévoyée par la frivolité des " philosophes médiatiques ". Les principales revues françaises - et notamment Le Débat - auraient contribué à ce ralliement intellectuel à l'ordre établi que Perry Anderson qualifie d'" union sucrée ". Cette charge sans complaisance a été publiée à l'automne 2004 dans la prestigieuse London Review of Books.
Devenu contre son gré souverain d'Ys au terme d'un duel fomenté par les Neuf Reines sorcières de la mythique cité, le Romain Gratillonius s'est peu à peu habitué à l'étrange coutume voulant qu'il partage successivement sa couche avec chacune d'elles. Dahilis, sa favorite, a péri en lui donnant une fille, Dahut, promise à un exceptionnel destin. Acceptant désormais sa charge, Gratillonius devra apprendre à distinguer ce qui est bon pour Rome, et ce qu'il convient d'accomplir pour garantir la sécurité du peuple ysan, son peuple à présent, face à l'Age de Ténèbres qui s'annonce...
Résumé : Ancien des Forces spéciales au Vietnam, Hanson rejoint la police de Californie, dans un quartier d'Oakland économiquement dévasté. Immédiatement en conflit avec l'attitude des officiers blancs envers les Noirs, il se considère par rébellion comme un "assistant social armé". Jusqu'au jour où il croise le chemin de Felix Maxwell, un baron de la drogue devenu le héros local... Un soleil sans espoir dépeint le combat d'un homme déchiré entre son devoir de policier et son idée de l'humanité. Chaque journée, chaque ronde le rapproche inexorablement du moment où il devra finalement faire son choix. Sans espoir de retour.
Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.
Avec les centaines de livres publiés par les combattants pour raconter les tranchées, la Grande Guerre marque l'entrée dans "l'ère du témoignage". Et Témoins est le monument fondateur de la littérature de témoignage. Cette oeuvre majeure de la littérature critique du XXe siècle a fait scandale au moment de sa première publication en 1929, et elle provoque encore aujourd'hui des débats très vifs. Sa manière de mettre au premier plan la simple vérité du témoignage heurte de plein fouet les visions enchantées de la guerre colportées par la littérature. En dressant le témoin face au littérateur de métier, en sommant les historiens de lui faire une juste part, le livre de Norton Cru dérange depuis presque cent ans les règles établies dans le monde intellectuel.
Fields Barbara J. ; Fields Karen E. ; Crépin Xavie
Les deux brillantes chercheures que sont Barbara et Karen Fields traitent ici de ce qu'elles appellent le «racecraft» et de son importance dans la société états-unienne. Lorsqu'une personne noire est tuée par un policier, les états-uniens s'accordent spontanément pour dire qu'il a été tué «à cause de sa couleur de peau». «Etrange causalité», constantent les deux auteures, qui s’attellent ici à l'âpre tâche de démêler les fils de ce raisonnement confus aux airs d'évidence. Cette causalité illusoire, c'est celle du «racecraft». Ce mot forgé à partir de «race» et de «witchcraft» (sorcellerie) désigne ici la croyance en une forme de performativité de la «race», semblable à la croyance en l'efficacité réelle de la «sorcellerie». Invoquant l’histoire et l’anthropologie, les sœurs Fields analysent avec sérieux l’idée sociale de « race », de sa genèse à sa reproduction, en passant par ses effets. Robin