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Les Juifs hassidiques de Montréal
Anctil Pierre ; Robinson Ira
PU MONTREAL
31,01 €
Épuisé
EAN :9782760640740
Montréal est traversée de diverses influences religieuses qui ne cessent de s'affirmer sur la place publique et qui soulèvent des questions primordiales de convivialité, de tolérance et de rencontre des croyances. Le phénomène est particulièrement marquant du côté des communautés non chrétiennes dites fondamentalistes qui cherchent à préserver leurs valeurs traditionnelles. Le plus souvent, les observateurs politiques et les médias se contentent de braquer le regard sur certaines pratiques de ces communautés, sans réussir à présenter un tableau global de leurs croyances ou de leurs motivations profondes. C'est le cas en particulier des Juifs hassidiques qui habitent dans les quartiers centraux de la ville, mais au sujet desquels très peu d'information circule. Cet ouvrage brosse un portrait inédit de cette population et de ses sous-communautés, tout en abordant la question controversée de la scolarisation des jeunes Hassidim et celle des tensions assez fréquentes qui surgissent de façon récurrente dans certains quartiers. Il s'intéresse également aux rapports soutenus, mais peu visibles, qui existent entre les Juifs hassidiques et leur environnement urbain immédiat, notamment sur les plans économiques, social et institutionnel.
Cette nouvelle traduction du récit autobiographique de Marc Chagall est la première réalisée en français à partir du texte yiddish original Eygens, publié dans la revue littéraire Di Tsukunft (Le Futur) de New York en 1925. Elle a été produite à partir d'une version antérieure à celle qui a été publiée en 1931, à Paris, sous le titre Ma vie. Elle présente l'immense intérêt de restituer le tapuscrit yiddish dans toute sa singularité, sans rien gommer ? ni les références à la culture juive du shtetl, ni les allusions à la pratique religieuse, ni les passages évoquant l'éveil de la sexualité et de l'érotisme. Dans une langue vive et un peu rêche, Chagall y raconte sa vie, de sa naissance à Vitebsk en 1887, petite bourgade juive (shtetl) de Biélorussie située au nord-est de Minsk, jusqu'à son retour dans son village natal en 1922, après avoir séjourné dans les grandes capitales de l'époque, Saint-Pétersbourg, Paris et Moscou. Emancipé de ses origines modestes pour devenir un artiste accompli ? un khudozhnik, en russe ?, Chagall livre un texte "brut", qui allie une gravité aux accents lugubres à une verve légèrement débridée. Un texte à l'image des personnages extraordinaires, souvent en apesanteur, qu'il dépeint dans ses tableaux. Du récit au souvenir, le célèbre peintre oscille entre le passé et le présent, le plus souvent sans faire de transition, comme s'il s'adressait directement à son lecteur.
Résumé : "La colonisation a balkanisé l'Afrique !", accusent les dirigeants d'un continent qui se fixent pour projet officiel de (re)trouver une unité perdue. Le Sahara est-il un obstacle objectif, définitif, à cette unité ? Non, si l'on en croit les synthèses ici présentées sur les stratégies des pays du Maghreb en direction de leur Sud et sur les relations de toutes natures entre le Maghreb et l'Afrique sub-saharienne. Politiques africaines de l'Algérie et du Maroc, politique de l'Afrique du Sud vis-à-vis du Maghreb, mutations de la géopolitique saharienne après l'effondrement du régime libyen, conséquences pour la région de la sécession d'un Nord-Mali contrôlé par les islamistes radicaux, importance des échanges économiques (formels et informels) et des échanges humains de part et d'autre du Sahara : tous ces thèmes, ici traités par des spécialistes reconnus, éclairent sous différents jours les relations entre le Maghreb et l'Afrique subsaharienne. Ils révèlent que les migrants subsahariens qui s'installent désormais dans les pays du Maghreb ne font qu'exprimer l'unité croissante d'un espace jusqu'ici renvoyé à des logiques géopolitiques divergentes, et renouvellent aussi la vision que nous, Européens, pouvons avoir de notre Sud.
Résumé : Pourquoi le Québec est-il une terre d'accueil singulière pour la communauté juive ? Comment la communauté juive l'a-t-elle transformé ? Comment s'exprime le judaïsme québécois et montréalais ? Pierre Anctil dépeint ici l'histoire juive québécoise comme une succession de migrations venues d'Europe qui portaient en elles l'expérience d'une minorisation souvent douloureuse. Plus récemment, le Québec a accueilli des Juifs nord-africains, israéliens, sud-américains et français, qui se sont ajoutés aux premiers arrivants sans se fondre complètement à eux. Les quatre siècles qu'embrasse cet ouvrage ont produit une prise de conscience aiguë, chez les Juifs du Québec, qu'ils appartenaient à une société à nulle autre pareille. Les droits qu'ils ont systématiquement réclamés et leurs contributions soutenues aux multiples sphères d'activité ont aussi donné naissance à un Québec bien différent de celui qui aurait été échafaudé à partir des seules valeurs traditionnelles du Canada français et du Canada anglophone. Il y a un judaïsme québécois et montréalais distinct de tous les autres en Amérique du Nord, et cette originalité émerge avec force du récit historique lui-même.
Anctil Pierre ; Loiselle André ; Rolfe Christopher
To what extent does Canada need to be reappraised ? "Canada Exposed", the 6th biennial conference of the International Council for Canadian Studies, aimed to establish a better understanding of Canada. In this collection of papers from the conference, Canadian and international scholars examine little-studied or lesser-known aspects of Canadian culture, economics, politics, history and sociology, thus revealing the strengths and weaknesses of a society grappling with issues shared by many other contemporary societies. Découvrir le Canada ? Mieux le découvrir ! Tel était l'objectif du 6e colloque biennal du Conseil international d'études canadiennes " Le Canada à découvert ". En examinant certains éléments peu connus ou peu traités dans les domaines de la culture, de l'économie, de la politique, de l'histoire et de la sociologie, des chercheurs canadiens et internationaux révèlent les forces et les faiblesses d'une société aux prises avec des problèmes et des situations que partagent de nombreuses sociétés contemporaines. Ce volume rassemble et présente les fruits de leurs réflexions.
L'approche systémique se distingue des pratiques traditionnelles en santé mentale en ce qu'elle ne se limite pas au diagnostic et au traitement de la maladie ou du problème, mais replace l'individu dans les systèmes complexes auxquels il appartient. On ne pourra aider quelqu'un si l'on ignore son milieu de vie ou si l'on ne se soucie pas de la façon dont la relation d'aide modifie ce milieu. Les auteurs de cet ouvrage d'introduction - au contenu à la fois historique, théorique et pratique - sont psychologues, psychiatres et intervenants sociaux. Leurs expertises sont diverses (thérapie de couple ou familiale, intervention psychosociale, psychiatrie), mais tous ont en commun une longue expérience de l'approche systémique, qui, pour atteindre le changement, mise sur la circulation de l'information et sur la modification des interactions et des règles de fonctionnement du système relationnel. En adoptant une vision systémique, l'intervenant bénéficiera d'un outil éprouvé pour amorcer une dynamique de changement, tant chez ceux qui le consultent qu'au sein de son propre milieu de travail. Pour son passage dans la collection " Paramètres ", cette nouvelle édition a été entièrement mise à jour.
Lévesque Claude ; Leroux Georges ; Fradet Pierre-A
On a peine à imaginer la secousse qu'a dû provoquer la parution de ce premier livre de Claude Lévesque, en 1976, dans le milieu philosophique et littéraire au Québec, car toucher à l'écriture et à la lecture, c'est ébranler tout ce qui sert de socle à notre culture. Titre inaugural des éditions VLB, réédité deux ans plus tard dans la collection "10/18", cet ouvrage où nous interpellent Nietzsche, Freud, Blanchot et Derrida — pour ne nommer que ceux-là — libère, comme dans un feu d'artifice, ce qui était en excès et en souffrance dans la conceptualité traditionnelle. En déposant un élément de rupture ou d'indécision dans tout ce qui cherche à se refermer sur soi, il veut susciter un nouveau désir, plus périlleux — une nouvelle espérance, plus souveraine. "L'étranger, c'est l'autre, celui qui vient de l'extérieur, d'un ailleurs innommable, et qui, à l'intérieur, se tient à la frontière, reste marginal, toujours déjà expulsé, du dehors comme du dedans [...]. C'est peut-être la même "a-topie", la même indétermination, qui définit l'étrangeté du texte, l'étrangeté comme textualité tournant autour de la limite, se tenant dans le troublant espace de l'entre-deux, entre les bords rassurants du langage et son débord vertigineux."
Les deux livres réunis ici démontrent clairement toute la contemporanéité des écrits de celle qui a contribué à l'implantation du discours féministe au Québec. On n'a qu'à ouvrir le livre au hasard des pages pour constater la pertinence et l'actualité des propos de l'essayiste en un temps où la parole féministe a bien besoin de ses racines. Le prouve aussi cet extrait de la main de l'auteure : "Je suis violente et j'ai horreur de la violence. Horreur des violences qui m'ont été faites et qui sont tapies en moi, couchées là, endormies et prêtes à se relever, à courir comme de grandes folles, irrépressibles, mauvaises comme des eaux déchaînées. Ces violences, je n'ai pu les tuer, on ne tue pas la violence, on ne l'évacue pas, on l'occulte, on la range, mais elle est là, indocile, indomptable."
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.