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Anarchisme et anthropologie. Pour une politique matérialiste de la limite
Biuso Alberto Giovanni ; Borderie Sarah ; Balice L
ASINAMALI
12,00 €
Épuisé
EAN :9782955382257
Violence et désir : deux mots étroitement liés à nos corps, tant dans les expériences politiques les plus révolutionnaires que dans celles les plus despotiques. Deux mots qui servent à l'auteur pour sonder le lieu où l'expérience de la violence prend ses multiples formes, ce mécanisme complexe qu'est l'homme, fait de matière et de machines biologiques. Albero G. Biuso partage dans cet essai les mêmes interrogations que Deleuze et Guattari se posaient dans les premières pages de l'Anti-OEdipe : L'inconscient est noir, dit-on. [..]. Mais justement ne prête-t-on pas à l'inconscient des horreurs qui ne peuvent être que celles de la conscience, et d'une croyance trop sûre d'elle-même ? Est-ce exagéré de dire que, dans l'inconscient, il y a nécessairement moins de cruauté et de terreur, et d'un autre type, que dans la conscience d'un héritier, d'un militaire ou d'un chef d'Etat ? [...]. Ce n'est pas le sommeil de la raison qui engendre les monstres, mais plutôt la rationalité vigilante et insomniaque ? C'est précisément là que l'auteur focalise son attention, sur cette partie obscure, l'inconscient noir, le lien biologique de l'homme avec sa nature animale, en bref sur ce système vivant complexe, empreint de désir, souvent violent et destructeur. Même les forces les plus mortifères et répressives de la reproduction sociale sont en effet le produit du désir. Par conséquent, si l'on souhaite comprendre certaines des raisons pour lesquelles la puissance se transforme en autorité, et donc en oppression, il est nécessaire d'approfondir les structures et les limites de l'être humain. Pour construire une anthropologie et une société libertaire, il est nécessaire de partir de la corporéité que nous sommes.
Depuis qu'il a les pieds sur terre, l'être humain a toujours recherché des vérités immuables, des points d'appui stables, contournant ainsi l'évidence héraclitéenne selon laquelle tout se transforme, tout est en devenir et rien ne reste immuable. Les philosophes-artistes acceptent, eux, cette évidence, ils pensent que la pluralité et la contradiction sont immanentes à la réalité, ils invitent à vivre même si le Vésuve est toujours là, prêt à tout effacer et à tout détruire. Parmi ces philosophes hérétiques ou ces artistes étranges, souvent ignorés de la pensée académique, Leopardi occupe sa place comme figure qui bouleversa le monde intellectuel occidental, au début du XIXe siècle, peu avant Nietzsche. La conscience qu'avait le penseur de Recanati d'être lui-même un génie, un poète-philosophe, confirme la thèse qui fait de lui le premier philosophe-artiste. Libre, indépendant, brillant profanateur du mythe du progrès du XIXe siècle, Leopardi s'impose comme penseur inactuel, un hérétique au sens plein du terme. Ce livre entend contribuer à la redécouverte de ce penseur extraordinaire.
Vous avez l'intuition qu'innover en entreprise s'inscrit dans de nouvelles manières de penser, d'agir, de cocréer, mais vous n'avez pas encore les clés pour passer à l'action : ce livre vous donne les outils pour concrétiser vos idées. D'un ton accessible et convivial - à l'image du Design Thinking -, parsemé d'illustrations ludiques, il se veut votre compagnon de route. Etape par étape, découvrez comment mettre en place la démarche Design Thinking, de la naissance de votre projet à l'élaboration de votre feuille de route. En reprenant les fondamentaux adaptés au monde de l'entreprise et en apportant des éclairages sur l'intelligence collaborative ou l'expérience client, ce guide vous permettra une mise en oeuvre immédiate. Cette 2e édition est enrichie de nombreuses études de cas et conseils malins s'adaptant à la culture de votre entreprise qui feront le succès de votre démarche.
Imaginez votre enfant en 2030 et posez-vous les bonnes questions". Nous sommes en septembre, j'assiste à la plénière de rentrée scolaire de mon fils, tout nouvel élève de 3e quand le directeur de l'établissement nous interpelle. L'examen du brevet des collèges n'est plus capital, l'orientation oui. Les entreprises se transforment, de nouveaux métiers apparaissent, d'autres disparaissent. L'innovation technologique bouleverse nos besoins, nos comportements, nos métiers. Notre vision du travail doit donc aussi évoluer et avec elle, celle de la formation, de l'éducation, des compétences. Alors à quoi ressemblerait l'entreprise de demain ? A quels enjeux devront faire face nos enfants ? Quel sera leur avenir dans ce monde du travail ? Et comment les y préparer ? C'est tout l'enjeu que se propose de dévoiler cet essai percutant, accessible et ludique. Il apporte un éclairage sur ce que pourrait être le travail demain, mais aussi et surtout sur les évolutions surprenantes qu'il va encore vivre.
Cuisinez en plein air des recettes gourmandes et festives! De l'entrée au dessert, 60 idées pour préparer et accompagner vos grillades de viandes, légumes, fruits de mer, poissons et fruits de saison.
Résumé : Des amibes mutantes et communistes, des électrons pervers et immoraux, des bras tentaculaires aux capacités visionnaires et puis cette autre espèce étrange : les scientifiques de laboratoire. Les atomes, la lumière, l'espace-temps, l'univers entier sont bien plus queer que nous ne pouvons l'imaginer. En conjuguant physique quantique, sciences naturelles et sciences studies avec les théories féministes, Karen Barad bouleverse notre vision du réel, ainsi que les notions habituelles d'identité et de causalité , elle révèle le lien intime entre matière et signification, et offre un support empirique au déconstructionnisme. Il en résulte une véritable ode à Protée, une onto-épistemologie matérialiste et relationnelle... un projet vertigineux de philosophysique.
De Conciliis Eleonora ; Bellomo Paolo ; Berger Pei
Résumé : Il n'existe pas de "rapports par-delà la violence entre les hommes (Sartre), mais seulement des relations au sein desquelles ceux-ci s'avèrent capables de la transformer. Souvent lieu de jeux d'influence et de persuasion, intrinsèquement lié à la violence puisqu'il en est à la fois la cause et l'effet, le langage est un instrument qui assujettit l'homme au réseau des différences et des divisions propre au pouvoir. Cependant, exercer l'art de manipuler les mots peut aussi devenir un acte de résistance à la bêtise du pouvoir, non seulement parce que cet art seul peut en renverser la manière de décrire et donc d'ordonner le réel, mais encore parce qu'il constitue un antidote à la violence, une technique capable de la désamorcer, de la modifier et même de la transmuer. Tout en étant moyen et exercice du pouvoir, le langage est donc en même temps l'unique contre-pouvoir possible. Eleonora de Conciliis décortique ainsi le dispositif subjectivant qu'est l'écriture, "cette tricherie salutaire, cette esquive, ce leurre magnifique, qui permet d'entendre la langue hors-pouvoir" (Barthes), ce rituel ardu et vertigineux qui laisse éclore les plus sublimes des métamorphoses.
Résumé : Si le bourdon fait partie du système reproducteur du trèfle, pourquoi ne ferions-nous pas partie du processus de croissance d'artefacts ? Un regard attentif aux mondes animaux révèle les mille et une manières dont la technique et le beau émergent du sensible. Mais qu'en est-il des relations sociales de production, de domination et d'exploitation ? Si celles-ci ne relèvent pas exclusivement de l'humain, que disent-elles de la manière dont on le devient ? En explorant les champs relationnels où se déploient les co-devenirs interspécifiques, ou en tissant des liens entre les dynamiques éthologiques, sociologiques et esthétiques, Ingold dissout les dichotomies cartésiennes nature-culture, humain-animal. Son anthropologie au-delà de l'humain est une véritable poétique de l'être-au-monde.
Résumé : L'habitude veut que le goût soit le sens par lequel nous connaissons la beauté et jouissons des belles choses. Derrière l'imperturbabilité apparente de cet adage, Agamben met à nu l'ampleur, tout sauf rassurante, d'une fracture qui divise sans appel le sujet. A la jonction entre l'acte de connaissance et l'expérience du plaisir, entre la recherche d'une vérité et la jouissance du beau, le goût semble être lié à un savoir que l'on ne sait pas et à un plaisir dont on ne jouit pas. Dans la nouvelle perspective tant esthétique qu'économique ouverte par Agamben, se dessine une complicité inquiétante entre homo aestheticus et homo oeconomicus et prend forme, dans toute sa fragilité, la question fondamentale de la théorie de la connaissance : qui est le sujet du savoir ? Qui sait ? Il en ressort aussi, et ce par l'entremise d'Eros, une ode à la philosophie, dans laquelle l'"amour du savoir" ne peut qu'être aussi un "savoir d'amour", où le goût scelle l'enchevêtrement irrévocable de connaissance et plaisir, de savoir et jouissance.