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Goût. Le savoir du plaisir, le plaisir du savoir
Agamben Giorgio ; Bellomo Paolo
ASINAMALI
15,00 €
Épuisé
EAN :9782958972707
L'habitude veut que le goût soit le sens par lequel nous connaissons la beauté et jouissons des belles choses. Derrière l'imperturbabilité apparente de cet adage, Agamben met à nu l'ampleur, tout sauf rassurante, d'une fracture qui divise sans appel le sujet. A la jonction entre l'acte de connaissance et l'expérience du plaisir, entre la recherche d'une vérité et la jouissance du beau, le goût semble être lié à un savoir que l'on ne sait pas et à un plaisir dont on ne jouit pas. Dans la nouvelle perspective tant esthétique qu'économique ouverte par Agamben, se dessine une complicité inquiétante entre homo aestheticus et homo oeconomicus et prend forme, dans toute sa fragilité, la question fondamentale de la théorie de la connaissance : qui est le sujet du savoir ? Qui sait ? Il en ressort aussi, et ce par l'entremise d'Eros, une ode à la philosophie, dans laquelle l'"amour du savoir" ne peut qu'être aussi un "savoir d'amour", où le goût scelle l'enchevêtrement irrévocable de connaissance et plaisir, de savoir et jouissance.
Résumé : Dans ce livre, la pensée qui cherche une forme neuve, une nouvelle "prose", fait appel aux ressources de l'apologue, de l'aphorisme, du récit bref, de la fable, de la devinette et de toutes ces "formes simples", aujourd'hui désuètes, dont la tâche a toujours été, plutôt que d'exposer des théories plus ou moins convaincantes, de faire vivre une expérience, de dissiper le leurre, de réveiller. Dans ce sens, et seulement dans ce sens, le problème de la pensée est ici un problème poétique. Ainsi, les trente-trois petits traités de philosophie qui composent le livre constituent autant d'idylles (dans le sens étymologique de "petite forme, ou idée") qui cernent dans leur raccourci ce qui ne peut en aucun cas être oublié, puisque cela consiste précisément dans la "mesure la plus brève", selon l'avertissement platonicien.
Depuis qu'Aristote a défini l'homme comme "animal politique", la pensée occidentale n'a cessé, tant du côté de la métaphysique que de la science, de se heurter aux apories nées de la frontière à tracer entre animalité et humanité. Après avoir passé en revue toutes les interrogations en en dégageant la signification anthropologique, Giorgio Agamben met en discussion le cours donné par Heidegger rn 1929-1930 intitulé "Les Concepts fondamentaux de la métaphysique".
Pour Walter Benjamin, c'est à partir de la guerre de 1914-1918 que "la cote de l'expérience a sérieusement baissé". Partant de ce constat et d'un parallèle avec l'enfance, Giorgio Agamben se demandes si l'homme moderne est encore capable d'expérience, ou si la destruction de celle-ci est un fait accompli. De là, il élabore une théorie de l'enfance (conçue comme l'expérience de la faculté même de parler, ou de la puissance de la parole elle-même) qui jette une lumière nouvelle sur certains thèmes majeurs de la pensées contemporaine: l'opposition anthropologique entre nature et culture, l'opposition linguistique entre langue et parole, la naissance d'un sujet et l'apparition de l'inconscient
Résumé : Des amibes mutantes et communistes, des électrons pervers et immoraux, des bras tentaculaires aux capacités visionnaires et puis cette autre espèce étrange : les scientifiques de laboratoire. Les atomes, la lumière, l'espace-temps, l'univers entier sont bien plus queer que nous ne pouvons l'imaginer. En conjuguant physique quantique, sciences naturelles et sciences studies avec les théories féministes, Karen Barad bouleverse notre vision du réel, ainsi que les notions habituelles d'identité et de causalité , elle révèle le lien intime entre matière et signification, et offre un support empirique au déconstructionnisme. Il en résulte une véritable ode à Protée, une onto-épistemologie matérialiste et relationnelle... un projet vertigineux de philosophysique.
Biuso Alberto Giovanni ; Borderie Sarah ; Balice L
Violence et désir : deux mots étroitement liés à nos corps, tant dans les expériences politiques les plus révolutionnaires que dans celles les plus despotiques. Deux mots qui servent à l'auteur pour sonder le lieu où l'expérience de la violence prend ses multiples formes, ce mécanisme complexe qu'est l'homme, fait de matière et de machines biologiques. Albero G. Biuso partage dans cet essai les mêmes interrogations que Deleuze et Guattari se posaient dans les premières pages de l'Anti-OEdipe : L'inconscient est noir, dit-on. [..]. Mais justement ne prête-t-on pas à l'inconscient des horreurs qui ne peuvent être que celles de la conscience, et d'une croyance trop sûre d'elle-même ? Est-ce exagéré de dire que, dans l'inconscient, il y a nécessairement moins de cruauté et de terreur, et d'un autre type, que dans la conscience d'un héritier, d'un militaire ou d'un chef d'Etat ? [...]. Ce n'est pas le sommeil de la raison qui engendre les monstres, mais plutôt la rationalité vigilante et insomniaque ? C'est précisément là que l'auteur focalise son attention, sur cette partie obscure, l'inconscient noir, le lien biologique de l'homme avec sa nature animale, en bref sur ce système vivant complexe, empreint de désir, souvent violent et destructeur. Même les forces les plus mortifères et répressives de la reproduction sociale sont en effet le produit du désir. Par conséquent, si l'on souhaite comprendre certaines des raisons pour lesquelles la puissance se transforme en autorité, et donc en oppression, il est nécessaire d'approfondir les structures et les limites de l'être humain. Pour construire une anthropologie et une société libertaire, il est nécessaire de partir de la corporéité que nous sommes.
De Conciliis Eleonora ; Bellomo Paolo ; Berger Pei
Résumé : Il n'existe pas de "rapports par-delà la violence entre les hommes (Sartre), mais seulement des relations au sein desquelles ceux-ci s'avèrent capables de la transformer. Souvent lieu de jeux d'influence et de persuasion, intrinsèquement lié à la violence puisqu'il en est à la fois la cause et l'effet, le langage est un instrument qui assujettit l'homme au réseau des différences et des divisions propre au pouvoir. Cependant, exercer l'art de manipuler les mots peut aussi devenir un acte de résistance à la bêtise du pouvoir, non seulement parce que cet art seul peut en renverser la manière de décrire et donc d'ordonner le réel, mais encore parce qu'il constitue un antidote à la violence, une technique capable de la désamorcer, de la modifier et même de la transmuer. Tout en étant moyen et exercice du pouvoir, le langage est donc en même temps l'unique contre-pouvoir possible. Eleonora de Conciliis décortique ainsi le dispositif subjectivant qu'est l'écriture, "cette tricherie salutaire, cette esquive, ce leurre magnifique, qui permet d'entendre la langue hors-pouvoir" (Barthes), ce rituel ardu et vertigineux qui laisse éclore les plus sublimes des métamorphoses.
Résumé : Un manifeste érotico-insurrectionnel qui soustrait l'obscène au règne incontesté de la pornographie pour dessiner une voie poétique subversive, où la tendresse sans contrepartie et la violence de l'amour total nous rappellent que la révolte est intimement liée à notre corps et à notre sexualité. Une oeuvre erratique où poésie et invective philosophique se mêlent à une prose orgiaque pour démonter avec sensualité les pratiques qui nous accoutument à la gymnastique de l'obéissance.