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LE SOLEIL SANS SE BRULER
ANANISSOH THEO
ELYZAD
14,90 €
Épuisé
EAN :9789973580764
Lomé, janvier 1995. De retour d'Europe, Théo rend visite à l'un de ses anciens professeurs, Charles Koffi Améla, ex-ministre récemment sorti de prison. Le surgissement du jeune homme dans sa solitude offre à Améla l'occasion de revivre un parcours d'intellectuel où s'inscrit l'ami, le frère, Sony Labou Tansi. Un pacte ancien lie les deux hommes. En ce début d'année, Sony, écrivain et dramaturge congolais de renom, se meurt du sida dans un hôpital parisien. Améla, désargenté, mis au ban de la société, tente pourtant d'honorer son serment de fidélité. Contre tout espoir. Théo est le témoin inopiné de ces quelques jours empreints d'une urgence qui n'émeut nul au monde. Dans ce roman, Théo Ananissoh imagine, vingt ans après, un épisode ignoré des derniers instants de vie de Sony Labou Tansi et nous restitue la vérité d'une gloire littéraire déchirée. Un hommage éclairé à tous ceux qui descendent dans l'arène.
C'étaient des femmes d'environ trente ans, se ressemblant par la couleur des cheveux - blonds, épais et longs pour l'une, coupés court pour l'autre - et les traits. Celle qui avait les cheveux courts regarda vers moi. Elle n'hésita qu'un bref instant."Sind wir Landsleute?","Sommes-nous compatriotes?"me demanda-t-elle avec amusement." Lisahohé, toute petite ville loin de la capitale d'un pays africain, au c?ur d'une savane dont les fosses aux lions et les plaines aux éléphants captivent deux touristes allemandes. Un ancien ministre tout-puissant, Félix Bagamo, a été tué. Un coupable a été trouvé et arrêté; un peu vite, sans doute. M. A. qui revient à Lisahohé après quinze années d'absence voudrait reparcourir les chemins du passé, mais le voici pris dans la logique d'une enquête involontaire. L'assassinat est-il crapuleux? Des amis d'enfance sont-ils devenus les politiques criminels d'aujourd'hui? Mais peut-il vraiment s'agir d'un crime politique? Et puis, ici, qu'est-ce qu'un crime? Le narrateur lui-même est-il innocent? Une enquête en taille-douce. Une écriture diamantine. Voilà qui n'eût laissé indifférent ni Gide ni Simenon.
Résumé : "Soudain, ils sont devant la mer océane. L'infinie et mugissante masse liquide. Cette agitation immémoriale. Les phares éclairent les vagues têtues et leur écume blanchâtre. Enéas prend peur ; véritablement. On retrouvera peut-être son corps gonflé d'eau salée plus loin à l'est, sur la plage d'Aného, la ville, le pays de ses parents. Ils vont le noyer ! Voilà ce qu'ils ont en tête." Lomé, Porto, Aného en Afrique de l'Ouest. Des villes baignées par l'Atlantique. Ensoleillées le jour, venteuses la nuit. Un ballet à haut risque. Quatre hommes et une femme. Point de fixation de tous les désirs : Sonia Sika, trente-deux ans, deux enfants, célèbre animatrice d'une télé locale, gérante d'un bistrot, en instance de divorce. Les hommes sont d'âges, de conditions et de qualités opposés. Prise au jeu de la séduction, Sonia esquive, s'abandonne, s'échappe. C'est la folle et périlleuse danse des ardeurs dans une société où tout naît, croît et se métamorphose sur la plus obscène corruption.
Narcisse n'aurait vraiment pas dû accourir chez Édith, après l'appel au secours de celle-ci. Il n'aurait pas vu alors sur le carreau du salon le corps de Katouka, et compris qu'il avait partagé la maîtresse d'un homme qui était comme le vice-président du pays. Et, bien sûr, il ne se serait pas trouvé ainsi pris dans l'engrenage d'une disparition forcément suspecte et même menaçante...Un lieu où il est bien difficile de distinguer le crime de son contraire. La violence comme moyen politique ou moral. Une écriture concise et calme. Un admirable suspense serti d'érotisme.
Résumé : "Il ne me quitte pas des yeux. Un instant, puis : "Je vous propose d'aimer Minna à ma place". Il enchaîne sans laisser cette phrase pénétrer mon esprit. "Vous lui faites la cour comme par hasard et ainsi de suite. Je ne vous demande pas de l'épouser. Ce n'est pas mon affaire. Cela dépend aussi d'elle, bien entendu. Je vous demande juste, si je puis dire", il me montre deux doigts écartés, "deux années de liaison assidue avec elle ; et vous recevrez cette maison en échange". " Jean Adodo, togolais, homme mûr qui revient de Suisse où il a vécu une trentaine d'années, propose donc au jeune Maxwell Sitti de séduire une certaine Minna contre rétribution conséquente. Agent immobilier, Maxwell peine à gagner sa vie dans une Lomé de magouilles et de vices, et il est prêt à refuser ce contrat insensé. Mais quand il rencontre la belle Minna dans le pressing où elle travaille, il tombe amoureux - éperdument. Maxwell apprend peu à peu que Jean et Minna, en réalité, se connaissent à peine de vue... Mais alors, que signifie ce que Jean Adodo lui demande de faire, et si largement rémunéré ? Quelle intention se cache derrière cette mise en scène périlleuse ? Qui est Jean Adodo, au juste ? ... Une bien étrange mission au fil de l'amour, de l'amitié, à corps perdu.
Dans l'Irak rural d'aujourd'hui, sur les rives du Tigre, une jeune fille franchit l'interdit absolu : hors mariage, une relation amoureuse, comme un élan de vie. Le garçon meurt sous les bombes, la jeune fille est enceinte : son destin est scellé. Alors que la mécanique implacable s'ébranle, les membres de la famille se déploient en une ronde d'ombres muettes sous le regard tutélaire de Gilgamesh, héros mésopotamien porteur de la mémoire du pays et des hommes. Inspirée par les réalités complexes de l'Irak qu'elle connaît bien, Emilienne Malfatto nous fait pénétrer avec subtilité dans une société fermée, régentée par l'autorité masculine et le code de l'honneur. Un premier roman fulgurant, à l'intensité d'une tragédie antique.
Un homme se meurt dans une clinique de Tunis. Il n'est pas d'ici. Pour le grand voyageur, l'étranger au long cours, où déposer son âme quand vient l'heure définitive de s'en aller? Comment se souvenir sans l'aide de son enfance?
Lorsque la guerre fait irruption dans son village, le quotidien d'Adel bascule. Parents divorcés, amis absents, il lui reste heureusement ses deux insectes imaginaires qui lui tiennent lieu de compagnons. Amené à prendre très vite des décisions qui le dépassent, Adel se retrouve dans un camp au milieu du désert où les combattants, ces grandes personnes, ont l'air d'enfants perdus et où le cheikh le force à agir en adulte. L'occasion pour Adel de s'interroger sur le regard que l'on porte sur lui, et de se forger, seul, sa propre identité... Jadd Hilal signe ici avec fraîcheur le roman d'un apprentissage quelque peu décalé, en miroir de nos interrogations.
Horrifiés de voir des femmes prendre la parole, prendre la plume et même prendre les armes, pendant la Commune de Paris de 1871, des hommes les ont affublées du nom de "pétroleuses". Depuis longtemps, je me suis intéressée à la plus célèbre d'entre elles, Louise Michel. J'ai écrit sa biographie, édité sa correspondance et ses romans. Il aurait été injuste de laisser dans l'ombre ses compagnes et je suis heureuse aujourd'hui de faire connaître : Nathalie Lemel, relieuse et organisatrice syndicale, Paule Minck, libre-penseuse et socialiste, André Leo, romancière engagée et Elizabeth Dmitrieff, l'internationale des femmes. Toutes, elles ont fait l'Histoire. Elles revivent dans les luttes des femmes de par le monde". Xavière Gauthier