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Un génial imposteur
Ammi Kebir Mustapha
MERCURE DE FRAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782715234895
Extrait J'ai trente-trois ans et l'éternité devant moi. Je prends Marie dans mes bras. Je débouche un Pauillac de l'année de naissance de mon père. Le bonheur me fait une allée d'honneur, la vie se donne à moi. Puis un homme me bouscule dans une rue noire de monde, sur la Montagne Sainte-Geneviève. Il s'excuse avec une insistance qui me désarme. Ma vie vient de basculer, mais je n'en sais rien encore. Je réaliserai plus tard qu'aucun homme ne m'est moins inconnu que lui, lorsque la mémoire, après maints atermoiements, acceptera de me livrer son nom. Je ne le croyais plus de ce monde, les journaux s'étaient répandus sur son décès. Mais Shar était vivant. Cette mort était une machination, une de plus. Je différai toutes choses pour me rendre sur-le-champ au Maroc : je voulais revoir la vieille valise en cuir marron, dans laquelle une pauvre femme - ma mère - rangeait les photos de mon père qui s'était donné la mort, à un âge - j'avais six ans - où l'avenir est encore plein de promesses. L'exil, dans cette vallée paisible, à l'est du Maroc, avait été un enfer pour lui. Il s'y était réfugié à la fin de la guerre d'Algérie. J'allais découvrir tout cela un jour dans la longue lettre qu'il m'avait écrite. Dans les années qui suivraient, je m'emploierais à jeter un voile épais sur la vie de cet homme. J'ignorais que l'Algérie me rattraperait dans une rue anonyme, un soir. Je m'étais persuadé que je n'avais rien à voir avec ce pays, je l'avais rayé de mon existence. Je n'avais jamais éprouvé le désir d'aller sur les traces de mon père. Peut-être voulais-je occulter cette souffrance en n'allant pas où il avait tant souffert. Je plongeai les mains dans la valise en cuir marron, j'avais besoin de revoir certaines photos et de relire une lettre, surtout. Je subtilisai la lettre, à l'insu de ma mère. Je retournai à Paris. J'avais un livre à écrire. Je l'avais déjà commencé avant d'y renoncer, sous les suppliques de Marie. Cette histoire, selon elle, achèverait de me détruire. Mais la nécessité de ce récit était impérieuse. Je ne pouvais pas continuer d'enterrer une part de moi-même et faire semblant de vivre comme si de rien n'était. Marie partit, bien décidée cette fois à ne plus revenir sur ses pas. Rien ne m'empêchait plus de m'atteler à ma tâche : brosser le juste portrait d'un homme.
En juin 1883, Charles de Foucauld, futur saint de l'Eglise, se rend au Maroc. déguisé en rabbin, sous le nom de Joseph Aleman, pour se livrer pendant un an à une minutieuse exploration de ce pays. Cette exploration servira avantageusement la France pour entreprendre la conquête du Maroc. A la veille de sa mort, Mardochée, celui qui fut le guide du père de Foucauld, se livre à une troublante confession.
On l'appelle Feuille de Verre. Un jour il est descendu du train et s'est arrêté à Tanger. Il n'a pas de famille, il ne sait pas son âge. Il est libre comme le vent puisqu'il ne possède rien. Un journaliste veut écrire l'histoire d'un enfant des rues et lui propose de lui acheter le récit de sa vie. Feuille de Verre va-t-il lui raconter tout de sa vie ? Son errance dans la ville de toutes les innocences, ses rêves, ses rencontres avec des personnages insolites : le Docteur qui n'en est pas un, Tebjé l'écrivain public, Khadija qui lui apprend l'amour, les Tendres qu'il faut sans cesse éviter et Zineb à la beauté inaccessible...
A travers une évocation poétique des lieux qui ont marqué l'existence de saint Augustin, depuis les montagnes d'Afrique du Nord jusqu'aux plaines d'Italie, cet itinéraire spirituel est l'occasion de découvrir les différentes étapes de sa vie et de son ?uvre. Thagaste, Carthage, Milan, Rome, Hippone... Le lecteur marche sur les pas de cet illustre enfant de l'Algérie pour revivre les émotions des moments forts de sa vie. Ces lieux, le visiteur n'a de cesse d'en tourner les pages, comme un livre où se mêlent les échos des voix d'Augustin et de sa mère, sainte Monique. Ponctué de citations des Confessions, rythmé par des aquarelles lumineuses, ce voyage sur les rives de la Méditerranée en compagnie du " docteur de la grâce " fait parler les paysages, les pierres et les arbres, pour réconcilier passé et présent.
Un match de foot grandiose, une partie de tennis décisive, un jogging amoureux, une mémorable leçon de kung-fu... Des sommets sont gravis, des cols grimpés, des brasses coulées, des courses perdues, des espoirs gagnés ou déçus. Trente écrivains passionnés et solidaires mouillent leur plume pour parler de sport et puisent dans toute la gamme des émotions. Avec les témoignages de trois grands champions Laurence Fischer, Stéphane Diagana et Richard Dacoury. Un formidable hymne à la vie. Réunis à l'initiative de l'association l'Ecrit du C?ur, tous contribuent ici bénévolement au soutien de Sport Sans Frontières, association de solidarité internationale qui ?uvre pour l'éducation et la socialisation des jeunes en difficulté, par la pratique du sport. Sur chaque livre acheté, 1,50 ? sera reversé à Sport sans frontières pour soutenir son action en France et dans le monde.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...