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Ma vie, son oeuvre
Amette Jacques-Pierre
POINTS
6,10 €
Épuisé
EAN :9782020813419
Dans un village normand a lieu l'enterrement d'Icare. Le narrateur se souvient du défunt, cet ami d'enfance qui rêvait de devenir écrivain. Et le rêve s'était accompli, Chasse, le premier roman d'Icare, connut un succès foudroyant, de fortes ventes, son auteur fut encensé par la critique, rata de peu le prix Goncourt. Mais la célébrité est souvent fugace. Icare fut condamné à réussir un nouveau chef-d'?uvre. Lorsque parut son second roman, Donjon, lors de la rentrée littéraire, tout bascula... Ma vie, son oeuvre est une comédie noire qui emprunte son décor et ses personnages au milieu littéraire actuel, mais c'est aussi un roman à l'humour grinçant, une fable drôle et mélancolique menée de main de maître par Jacques-Pierre Amette, l'auteur de La Maîtresse de Brecht, prix Goncourt, 2003.
Résumé : Anselme va mourir. Mais au lieu de s'annoncer comme un vertige de malheur et de solitude, son approche de la mort se révèle au contraire comme une reconquête de l'univers sensuellement éclaté de sa mémoire. Il est journaliste, il aime sa femme Anna et leurs enfants, son père et sa mère lui sont à la fois très proches et comme étrangers, un certain Ferrand est son ami, peut-être même un double de lui-même. Il a voyagé un peu partout pour les besoins de sa profession : Paris, Saint-Malo, Caen, Chantilly, la vallée du Neckar, et la vision fluide de ses itinéraires lui ont laissé un goût presque tactile pour les corps et les paysages. Par une succession de petites touches mobiles où la cruauté, la jouissance et la lucidité ne cessent d'alterner en se complétant, Anselme s'enfonce dans la douce vérité d'une agonie qui ne ressemble à aucune autre parce qu'elle est celle d'un artiste. Récit où l'on retrouve, condensée à l'extrême, une sensibilité aux êtres et aux choses que l'auteur nous révèle au vol à travers le prisme de son écriture.
Vous l'avez vu, le tableau? Ce tremblé gris, noirâtre, ces collines mal faites. Ces couches de vernis... J'ai fait pas mal de musées, mais ça, ça dépasse tout. Il paraît que le conservateur, ce Chalbin, est un type pas très net."
Paul est envoyé à Rome par son journal au moment de l?agonie du pape Jean-Paul II pour écrire un papier « d?ambiance ». Lui, qui ne connaît rien au catholicisme, se sent piégé par sa rédaction. Il se rend dans les églises, les quartiers populaires, il est troublé par la beauté des femmes? et découragé par l?ampleur de sa tâche journalistique Un an plus tôt, Paul avait passé un séjour enchanteur à Rome avec Constance, la femme qu?il aime. Elle le rejoint mais quelque chose d?imperceptible a changé en elle. Leur relation se délite au fil des jours, elle finit par lui avouer qu?elle ne l?aime plus et le quitte. Il s?accroche à son papier, hésitant entre plusieurs styles et opte pour des métaphores grandioses. Des images sexuelles obsédantes de Constance ne cessent de le poursuivre. Son article est refusé sans ménagement, il est tétanisé. Paul a cru faire du journalisme, il a cru aimer, mais tout était faux. Il décide de rester à Rome. Un superbe roman où s?entrelacent Rome et une histoire personnelle, comme si l?une se nourrissait de l?autre, comme si la beauté d?une ville répondait à celle d?une femme.
Robert, écrivain qui boit un peu trop, va revoir Hélène, dans sa maison du Languedoc. François, le mari d'Hélène, est malade, en clinique. Que cherche Robert ? Retrouver le passé. Quand François revient chez lui, il est toujours là. Le malade reste assez agressif pour démasquer le désordre, l'ivrognerie, l'impuissance créatrice de l'écrivain, qui fut son ami, et aussi l'amant d'Hélène. Bilan amer de ce que la vie a fait de trois êtres. Ou bien ont-ils été toujours ainsi ? "Les nuits changent, et nous ne changeons pas". Le Singe, qui a pour héros l'homme chargé de balayer la cage d'un chimpanzé, est une métaphore de la condition des vaincus de la vie. Et peut-être aussi, pour peu que l'on soit attentif, le singe en cage représente-t-il assez bien l'artiste, condamné à l'exhibition perpétuelle.
Mythes aztèques et mayas Issus d'une très ancienne tradition culturelle, les mythes mayas ont survécu dans les inscriptions et l'art préhispanique alors que la mythologie des Aztèques, peuple dont l'expansion impériale avait commencé près de deux siècles avant la conquête espagnole, est connue surtout grâce à des documents coloniaux du XVIe siècle. Depuis peu, le déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique maya et l'interprétation des codex ont jeté une lumière nouvelle sur l'ensemble de la mythologie méso-américaine. Au fait des sources les plus récentes, l'auteur donne à entendre ces récits majeurs qui parlent de la création et du déluge, des origines de la vie et de la défaite des dieux de la mort. Et il montre en quoi la conception mythique de l'Etat élaborée par les Aztèques fournit comme une justification cosmique à leur fulgurante expansion politique.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
Et maintenant, attention: tenez-vous bien, attachez vos ceintures. Non pas que ce que je vais vous dire soit particulièrement difficile à comprendre, mais tout simplement parce que ça va vous sembler le comble du ridicule. Jugez-en: nous dessinons des petites flèches sur une feuille de papier! C'est tout." L'électrodynamique quantique, prototype des théories de la physique moderne, devient un jeu d'enfant quand elle est expliquée par un de ses auteurs, Richard Feynman. En analysant "avec des petites flèches" comment la lumière se réfléchit sur les miroirs et pourquoi les bulles de savon présentent des irisations, il montre que les notions les plus difficiles sont explicables sans aucun formalisme mathématique et que leur sens profond est à la portée de tous. Un sommet de la vulgarisation scientifique.