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L'Après-midi. Récit
Amette Jacques-Pierre
GALLIMARD
10,55 €
Épuisé
EAN :9782070711192
Anselme va mourir. Mais au lieu de s'annoncer comme un vertige de malheur et de solitude, son approche de la mort se révèle au contraire comme une reconquête de l'univers sensuellement éclaté de sa mémoire. Il est journaliste, il aime sa femme Anna et leurs enfants, son père et sa mère lui sont à la fois très proches et comme étrangers, un certain Ferrand est son ami, peut-être même un double de lui-même. Il a voyagé un peu partout pour les besoins de sa profession : Paris, Saint-Malo, Caen, Chantilly, la vallée du Neckar, et la vision fluide de ses itinéraires lui ont laissé un goût presque tactile pour les corps et les paysages. Par une succession de petites touches mobiles où la cruauté, la jouissance et la lucidité ne cessent d'alterner en se complétant, Anselme s'enfonce dans la douce vérité d'une agonie qui ne ressemble à aucune autre parce qu'elle est celle d'un artiste. Récit où l'on retrouve, condensée à l'extrême, une sensibilité aux êtres et aux choses que l'auteur nous révèle au vol à travers le prisme de son écriture.
Paris. Les lumières de banlieue. Un matin de juin sur l'autoroute. La France des années 70 défile derrière les vitres d'un taxi. Silence du langage. Son coupé. Petits films en noir et blanc. Courts métrages en couleurs. Littérature ? ...
Plus qu'un simple polar, c'est au coeur d'une enquête dans le Paris du XIIIe arrondissement, ses immeubles délabrés, ses restaurants asiatiques et ses bords de Seine que nous plonge le roman de Jacques Pierre Amette. Mais aussi dans la nuit des souvenirs d'un flic décalé, lancé sur la piste des assassins de son ex-maîtresse, une prostituée qu'il a trop (et mal) aimée. Jonglant avec les codes du genre, l'auteur de La Maîtresse de Brecht, prix Goncourt 2003, restitue l'atmosphère poisseuse de Chinatown avec la sombre acuité d'un Simenon. Biographie de l'auteur Romancier et auteur dramatique, Jacques-Pierre Amette a reçu en 2003 le prix Goncourt pour La Maîtresse de Brecht, traduit en plus de vingt pays.
Vous l'avez vu, le tableau? Ce tremblé gris, noirâtre, ces collines mal faites. Ces couches de vernis... J'ai fait pas mal de musées, mais ça, ça dépasse tout. Il paraît que le conservateur, ce Chalbin, est un type pas très net."
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.