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Des gestes en histoire. Formes et significations des gestualités médicale, guerrière et politique
Ambroise-Rendu Anne-Claude ; Almeida Fabrice d' ;
SELI ARSLAN
24,40 €
Épuisé
EAN :9782842761233
L'ambition de ce livre est de proposer des éléments de réflexion sur le geste en tant que terrain en soi, lieu de confrontation et de synthèse historiographique, et sujetlégitime d'une histoire ayant sa propre dynamique. Histoire culturelle, politique, histoire des sciences et histoire sociale secombinent ainsi dans cet ouvrage et différentes écoles historiques y exposent le rôle que les gestes, et au-delà lescomportements, ont pu jouer dans l'évolution des sociétés occidentales. Les thèmes étudiés sont donc multiplestout comme les approches choisies par les auteurs autour de trois grands espaces: médecine, brutalité, politique.L'élaboration et le déploiement de gestes médicaux sont analysés ou interrogés, dans leurs pratiques, leurs représentations et leurs finalités tant techniquesqu'éthiques. Des expressions physiques des gestes de brutalité y sont déclinées depuis la haute Antiquité babylonienne jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.Enfin, la manière dont la geste politique s'est construite au fil des dernières décennies y est montrée. A travers ce vaste panorama de gestes humains s'élabore une histoire du langage des corps, un langage parfois maîtrisé etcodifié, souvent sauvage et incontrôlé. La somme des contributions de ce livre souligne combien tous ces gestes reflètent un ensemble complexe de pratiques et de représentations que l'historien est en capacité de décoder. Et lecture faite, chacun regardera peut-être ses propres actes d'un autre ?il.
Résumé : La reconnaissance des crimes sexuels perpétrés sur les plus jeunes est récente. Il a fallu le long travail des médecins, des magistrats et des intellectuels pour que, une fois les actes déterminés et les caractéristiques de la pédophilie établies, la société se soucie de protéger les enfants. Véritable baromètre des moeurs, les réactions au crime sexuel sur enfant esquissent l'histoire morale, culturelle et juridique d'une si longue indifférence envers les agressions sexuelles. Ce livre en donne les clés. Indispensable prise de conscience, le livre d'Anne-Claude Ambroise-Rendu ne se contente pas de faire choir de leur piédestal quelques amateurs de jeunes chairs qui, à l'instar d'André Gide, profitèrent de l'aveuglement des parents, il nous révèle comment hier encore le silence écrasait les victimes et profitait aux agresseurs. Il nous apprend surtout que le "pédophile", identifié par la psychiatrie, n'a pas toujours été condamné par les médias qui en font aujourd'hui la figure du mal absolu. Il était temps qu'un livre d'histoire fasse la lumière sur des comportements aussi anciens et répandus et nous rappelle que la criminalité sexuelle n'est pas le fruit amer d'une époque dépravée. Cette époque, notre époque, aura eu le mérite d'affronter ce problème. Anne-Claude Ambroise-Rendu est professeure à l'université de Limoges. Elle est co-rédactrice en chef de la revue Le Temps des médias. Elle a notamment publié Crimes et Délits. Histoire de la violence de la Belle Epoque à nos jours (Nouveau Monde, 2006), et Petits récits des désordres ordinaires. Les faits divers dans la presse française des débuts de la Troisième République à la Grande Guerre (Seli Arslan, 2004).
Réaction de colère, bouffée de révolte, cri lancé contre l'injustice, expression brutale ou sourde du mépris et parfois de la haine, l'indignation est une émotion qui relève de la conscience morale mais aussi du sentiment politique. Mais elle est bien davantage encore car, en participant à l'exercice du jugement et de la raison, elle contribue également à fonder les identités collectives en termes moraux et politiques. C'est pourquoi l'indignation, actrice essentielle, ces deux derniers siècles, de multiples débats - littéraires ou médicaux, juridiques ou sociaux, politiques ou médiatiques -, fournit l'une des clés qui permettent de mieux comprendre comment les sociétés démocratiques se sont bâties jusqu'à nos jours. L'histoire de l'indignation est à construire: le lecteur en trouvera ici les premiers contours.
Rubriques à la fois fantaisistes et réalistes d'un quotidien trivial, chroniques de l'anecdotique et du mineur, les faits divers sont les colonnes des journaux les plus lues à la fin du XIXe siècle et témoignent à leur manière d'un état des consciences et des sensibilités. Vecteur d'opinion, le fait divers suscite des échanges à la fois rêvés et réels entre l'homme de la rue, les institutions et les pôles de décision politiques. Il met en lumière les questions liées aux bouleversements sociaux de la fin du siècle, l'évolution des rapports entre les sexes, les comportements nouveaux de la jeunesse, le rôle de la machine, ou, déjà, la présence croissante des étrangers. L'histoire des petites choses pourrait bien être l'histoire des choses essentielles... Les principes et les règles de la narration médiatique, véritable mise en spectacle du monde, se mettent en place à la Belle Epoque. La dérive sensationnaliste que subit l'information depuis un siècle ne fait que commencer. On découvre ainsi qu'il n'y a guère de différence entre les histoires minuscules qui saturent la presse populaire des débuts de la IIIe République, les grandes affaires médiatiques d'aujourd'hui et les reality shows télévisuels.
Prendre en compte l'impact émotionnel suscité par le corps malade est essentiel pour le travail infirmier. Cette 2e édition comporte des mises à jour, un index et une postface qui situe le caractère pionnier de ce classique de la littérature infirmière. Le travail émotionnel appartient à la face cachée du travail infirmier. Implicite, non reconnu, ce travail est pourtant indispensable au bon déroulement des soins. L'auteur étudie l'impact émotionnel du corps malade sur le soignant à partir de données d'observation, d'entretiens auprès de soignants (infirmières et aides-soignantes) et de malades, et à l'appui de témoignages comme d'analyses sociologiques. Dans le corps à corps soignant-soigné, les perceptions sensorielles s'articulent à des processus cognitifs déclenchant simultanément chez le soignant jugement clinique et émotions à tonalité variable pouvant atteindre l'insoutenable. Cet impact émotionnel prend tout son sens à la lumière des théories anthropologiques : le malade est dans une position d'entre-deux, jugé tabou. Le corps malade sous ses différentes facettes représente un danger de contamination symbolique. C'est pour se protéger de ce risque, qui peut se manifester sous la forme d'un mimétisme symptomatologique, et pour respecter les normes d'expression émotionnelle instituées au sein de l'hôpital comme au sein de la société que les soignants déploient des mesures de prévention qui consistent pour l'essentiel en une mise à distance du malade. C'est notamment en opérant par le biais du rite une séparation franche entre les deux mondes, celui des malades et celui des soignants, que ces derniers se protègent de l'impact du corps malade. La 2e édition révisée de ce classique de la littérature infirmière comporte un index qui facilitera les recherches des étudiants infirmiers et aides-soignants comme des formateurs. La prise en compte du travail émotionnel des soignants, auquel cet ouvrage contribue, est un facteur clé de l'humanisation des soins à l'hôpital.
Tout soignant peut être conduit à s'occuper d'un collègue malade, ou lui-même se retrouver atteint d'une maladie. Tout professionnel peut également se demander : et si c'était moi ? Moi à la place de ce soignant malade, moi à la place de ce patient dont je prends soin ? Que faire dans ces situations qui peuvent exacerber les souffrances, les émotions et les difficultés ? L'auteur aborde cette thématique rarement traitée dans la littérature professionnelle ou scientifique en s'appuyant sur son expérience de psychologue dans les services de cancérologie, ayant elle-même accompagné des soignants malades ou des professionnels s'occupant de collègues malades. La question est envisagée en alternant les nombreux témoignages recueillis auprès de professionnels de la santé de tout statut et l'analyse relevant de l'approche psychologique de ces situations complexes, émotionnellement éprouvantes. Sont particulièrement abordées les notions d'attachement et de perte, de représentations de la maladie, d'identité professionnelle, de confidentialité, de distance professionnelle, d'équité des soins, de mécanismes de défense, de reprise du travail après l'événement de santé, etc. Cet ouvrage fournit des repères aux professionnels qui accompagnent des collègues malades ou vivent une maladie. Il établit aussi des propositions pour renforcer le soutien des équipes confrontées à cette réalité. Il importe notamment de leur accorder de l'attention durant ces épreuves et d'instaurer des espaces de paroles en face à face avec un psychologue ou dans le cadre de réunions collectives favorisant l'échange autour de ces situations professionnelles délicates.
La place qu'occupent les personnes âgées dans la société et les organisations de soins suscite des interrogations éthiques, avivées par la vulnérabilité spécifique au grand âge et l'attention qu'elle requiert. Ces questions concernent tout un chacun, étant donné que nous sommes amenés à vieillir, à nous occuper d'un proche âgé et que nous avons tous des représentations sur le vieillissement. C'est le cas aussi des professionnels de la santé, qu'ils travaillent dans le secteur de la gériatrie, dans tout autre service ou à domicile. Les auteurs, soignants, gériatres, psychologues, formateurs ou philosophes, proposent leurs réflexions sur le vieillissement en s'interrogeant plus particulièrement sur le respect de l'identité et de la liberté des personnes âgées. Sont ainsi passés en revue : la question de l'enfermement et de la liberté d'aller et de venir dans un établissement d'hébergement, les situations de soins aigus, le choix du lieu de vie pour une personne atteinte de troubles cognitifs, le travail en réseau, les séjours de répit pour les aidants et les personnes accompagnées, etc. Au regard des nombreuses questions éthiques liées au vieillissement, à leurs implications pour les personnes qui le vivent et leur entourage, l'offre de services et de soins devrait constamment s'adapter. Il s'agit, dans les pratiques, de s'évertuer à prendre en compte les ressources et potentialités des personnes âgées en vue de garantir leur identité et leur liberté d'êtres humains. L'ensemble des professionnels de la santé qui prennent soin au quotidien de ces personnes, en institution, dans les établissements de soins ou à domicile, sont concernés par cette vigilance éthique requise pour la qualité de la considération des personnes et celle des soins.
Cours introductif pour les formations aux métiers du soin et de la santé Les programmes de formation aux différents métiers de la santé ont de nombreuses exigences : quelle que soit leur filière, les étudiants sont censés comprendre et assimiler des données théoriques et scientifiques de plus en plus volumineuses et diversifiées. La question du sens de leur projet professionnel et de leur future activité ne saurait cependant se laisser submerger par la masse des informations à maîtriser. L'intensité de cette question personnelle du sens ne peut non plus être absorbée par la technicité de la discipline philosophique. L'ambition de ce livre de cours est de relever le défi, éthique et pédagogique, d'amener le lecteur, futur praticien des soins et non philosophe professionnel, à entrer dans un questionnement philosophique personnel. L'abord philosophique et anthropologique du corps constitue un point de départ adapté pour se lancer dans un tel questionnement. Il s'agit de chercher à comprendre le sens de l'espace, du mouvement, de l'effort, des apparences corporelles, d'interroger nos attitudes et postures, privées et professionnelles. Trop longtemps, le corps a été un objet tabou de la philosophie, alors qu'il est l'objet central des pratiques de soins. Il est temps de prendre la mesure de notre existence incarnée, de notre identité vulnérable, fragile, soumise aux lois de la nature et des cultures. Penser le corps et ses possibles, dépasser le dualisme traditionnel de l'esprit et du corps, se pencher sur la question du corps objet/sujet, insister sur la place des affects, autant de priorités qui exigent toute notre attention aujourd'hui. Cet ouvrage contient les éléments fondamentaux d'une philosophie et d'une anthropologie du corps, tout en s'appuyant sur l'étude de textes philosophiques. En fin de chaque chapitre, le lecteur trouvera des questions lui permettant de vérifier ses acquis, un lexique et un index favorisant ses recherches. Cet ouvrage didactique s'adresse aussi bien aux étudiants inscrits en premier cycle de formation aux divers métiers du soin et de la santé qu'aux enseignants et formateurs non philosophes en recherche de repères pratiques pour penser le corps.