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Petits récits des désordres ordinaires. Les faits divers dans la presse française des débuts de la I
Ambroise-Rendu Anne-Claude
SELI ARSLAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782842761028
Rubriques à la fois fantaisistes et réalistes d'un quotidien trivial, chroniques de l'anecdotique et du mineur, les faits divers sont les colonnes des journaux les plus lues à la fin du XIXe siècle et témoignent à leur manière d'un état des consciences et des sensibilités. Vecteur d'opinion, le fait divers suscite des échanges à la fois rêvés et réels entre l'homme de la rue, les institutions et les pôles de décision politiques. Il met en lumière les questions liées aux bouleversements sociaux de la fin du siècle, l'évolution des rapports entre les sexes, les comportements nouveaux de la jeunesse, le rôle de la machine, ou, déjà, la présence croissante des étrangers. L'histoire des petites choses pourrait bien être l'histoire des choses essentielles... Les principes et les règles de la narration médiatique, véritable mise en spectacle du monde, se mettent en place à la Belle Epoque. La dérive sensationnaliste que subit l'information depuis un siècle ne fait que commencer. On découvre ainsi qu'il n'y a guère de différence entre les histoires minuscules qui saturent la presse populaire des débuts de la IIIe République, les grandes affaires médiatiques d'aujourd'hui et les reality shows télévisuels.
Ntitulé " Histoire de l'internet, internet dans l'histoire " , le dossier du nouveau numéro du Temps des Médias s'interroge sur l'histoire de l'infrastructure du réseau et sur celle de ses usages. Jérôme Bourdon et Valérie Schafer, directeurs du numéro, ont incité les auteurs à comparer internet aux réseaux qui l'ont précédé, pour se projeter dans la longue durée de l'histoire des médias et réinterroger la notion même de média. Ce dossier est ouvert aux sciences politiques, à la sociologie et aux sciences de l'information, qui suggèrent de nouvelles sources aux historiens. Il revendique aussi une importante dimension internationale, abordant aussi bien la naissance du réseau aux Etats-Unis que ses récents développements en Chine.
Résumé : La reconnaissance des crimes sexuels perpétrés sur les plus jeunes est récente. Il a fallu le long travail des médecins, des magistrats et des intellectuels pour que, une fois les actes déterminés et les caractéristiques de la pédophilie établies, la société se soucie de protéger les enfants. Véritable baromètre des moeurs, les réactions au crime sexuel sur enfant esquissent l'histoire morale, culturelle et juridique d'une si longue indifférence envers les agressions sexuelles. Ce livre en donne les clés. Indispensable prise de conscience, le livre d'Anne-Claude Ambroise-Rendu ne se contente pas de faire choir de leur piédestal quelques amateurs de jeunes chairs qui, à l'instar d'André Gide, profitèrent de l'aveuglement des parents, il nous révèle comment hier encore le silence écrasait les victimes et profitait aux agresseurs. Il nous apprend surtout que le "pédophile", identifié par la psychiatrie, n'a pas toujours été condamné par les médias qui en font aujourd'hui la figure du mal absolu. Il était temps qu'un livre d'histoire fasse la lumière sur des comportements aussi anciens et répandus et nous rappelle que la criminalité sexuelle n'est pas le fruit amer d'une époque dépravée. Cette époque, notre époque, aura eu le mérite d'affronter ce problème. Anne-Claude Ambroise-Rendu est professeure à l'université de Limoges. Elle est co-rédactrice en chef de la revue Le Temps des médias. Elle a notamment publié Crimes et Délits. Histoire de la violence de la Belle Epoque à nos jours (Nouveau Monde, 2006), et Petits récits des désordres ordinaires. Les faits divers dans la presse française des débuts de la Troisième République à la Grande Guerre (Seli Arslan, 2004).
La fiction en tant qu' "invention fabuleuse" , récits d'imagination donnant toute latitude à la fantaisie et au merveilleux, occupe une place déterminante dans la production des différents médias, et ce, dès leurs origines. Certains comme le cinéma lui sont même quasi exclusivement consacrés. L'importance, la pérennité et la diversité des relations entre médias et fiction nous obligent à délimiter des axes de réflexion et nous avons privilégié celui de l'hybridation. Il s'agit de la production de récits au genre incertain, issus du croisement et de la circulation des histoires entre réalité et fiction, entre les genres narratifs, entre les différents médias, entre les espaces géographiques et culturels, entre passé et présent. Ce dossier du Temps des Médias souhaite apporter une contribution à l'étude du phénomène, examiné sous trois angles : - les relations entre réalité et fiction - la porosité et de l'enchevêtrement des catégories artistiques et médiatiques - la circulation des fictions médiatiques Le numéro propose une douzaine d'article sur ces thèmes couvrant toutes les époques depuis le monde moderne et toutes les formes de médias.
Si le thème des masculinités fait depuis plusieurs décennies l'objet de travaux, en histoire et dans les autres sciences sociales, la construction et la déconstruction par les médias de ces représentations genrées ont été jusque-là délaissées. C'est ce vide que ce numéro du Temps des médias entend combler en s'intéressant aux masculinités médiatiques dans toute leur diversité, qu'elles soient " hégémoniques " ou minoritaires. Le dossier entend aussi comprendre les mutations de ces représentations médiatiques sur le temps long, couvrant une période s'étendant du Moyen Age jusqu'à nos jours. Si l'exhaustivité est impossible dans un champ si vaste, les médias seront ici étudiés comme constructeurs et vecteurs des représentations genrées dans toute la variété de leurs formes et de leurs supports : des images, textes écrits, jusqu'au numérique, en passant par les médias de masse du XXe siècle que sont la presse, la radio et la télévision. L'ensemble de la chaîne médiatique est ici couvert, de la production de ces images genrées par les journalistes, les patron. ne. s de presse, les producteurs-trices de jeux vidéo, jusqu'aux réceptions différenciées par les lecteurs-trices, auditeurs-trices, téléspectateurs-trices, internautes. Il ressort de ces contributions le tableau complexe de masculinités sans cesse recomposées, dans la crainte d'une perte d'hégémonie. Numéro coordonné par Annabelle Allouch-Baker, maître de conférences en sociologie à l'Université de Picardie Jules Verne, Arnaud Baubérot, maître de conférences en histoire à l'Université Paris-Est Créteil, CHREC, Pierre-Emmanuel Guigo, maître de conférences en histoire à l'Université Paris-Est Créteil, CHREC, et Caroline Muller, maître de conférences en histoire à l'Université Rennes 2, Tempora.
La place qu'occupent les personnes âgées dans la société et les organisations de soins suscite des interrogations éthiques, avivées par la vulnérabilité spécifique au grand âge et l'attention qu'elle requiert. Ces questions concernent tout un chacun, étant donné que nous sommes amenés à vieillir, à nous occuper d'un proche âgé et que nous avons tous des représentations sur le vieillissement. C'est le cas aussi des professionnels de la santé, qu'ils travaillent dans le secteur de la gériatrie, dans tout autre service ou à domicile. Les auteurs, soignants, gériatres, psychologues, formateurs ou philosophes, proposent leurs réflexions sur le vieillissement en s'interrogeant plus particulièrement sur le respect de l'identité et de la liberté des personnes âgées. Sont ainsi passés en revue : la question de l'enfermement et de la liberté d'aller et de venir dans un établissement d'hébergement, les situations de soins aigus, le choix du lieu de vie pour une personne atteinte de troubles cognitifs, le travail en réseau, les séjours de répit pour les aidants et les personnes accompagnées, etc. Au regard des nombreuses questions éthiques liées au vieillissement, à leurs implications pour les personnes qui le vivent et leur entourage, l'offre de services et de soins devrait constamment s'adapter. Il s'agit, dans les pratiques, de s'évertuer à prendre en compte les ressources et potentialités des personnes âgées en vue de garantir leur identité et leur liberté d'êtres humains. L'ensemble des professionnels de la santé qui prennent soin au quotidien de ces personnes, en institution, dans les établissements de soins ou à domicile, sont concernés par cette vigilance éthique requise pour la qualité de la considération des personnes et celle des soins.
Dans un établissement social ou médico-social, la dimension éthique individuelle et institutionnelle est essentielle pour favoriser un questionnement permanent sur le sens des actions. Les dirigeants et les équipes d'encadrement jouent un rôle central pour faire vivre cette dynamique au service des personnes accueillies et des professionnels. Ce livre montre que l'éthique professionnelle ne se réduit pas à la conformité des actes à des recommandations ou à un règlement intérieur, ni à une exigence éthérée difficile à concrétiser sur le terrain. Les repères proposés visent à permettre à chacun d'appréhender clairement ce que recouvre cette notion grâce à des définitions opérantes, à la description des caractéristiques constitutives d'une éthique ou des facteurs psychologiques qui participent à sa construction. Des modèles de mise en oeuvre de l'éthique en milieu institutionnel sont aussi fournis en tenant compte des " maladies organisationnelles " de notre temps, tout comme des pressions multiples que subissent les différents acteurs du secteur. Les auteurs détaillent également les modalités et dispositifs disponibles pour perfectionner jour après jour l'éthique, tels que les groupes d'analyse des pratiques professionnelles, les comités d'éthique et de bientraitance, etc. Les développements théoriques s'accompagnent de nombreuses illustrations dévoilant des situations professionnelles où la dimension éthique entre en jeu. Ce livre est destiné aux professionnels du secteur social et médico-social, des dirigeants qui portent les projets éthiques à l'ensemble des professionnels qui les concrétisent. Le maintien d'un questionnement éthique sert le projet d'une institution bienveillante, soucieuse de la qualité des soins ainsi que du bien-être des professionnels et des personnes accompagnées.
Les connaissances sur le vieillissement ont grandement progressé ces dernières décennies, tandis que les avancées médicales ont accru la possibilité de soigner des personnes toujours plus âgées. Parallèlement à ces progrès, les soins à prodiguer aux personnes âgées ont été le cadre d'un cheminement réflexif éthique intensif. Un travail en collaboration étroite de tous les intervenants amenés à rencontrer la personne et ses proches en ville, à domicile, dans un établissement de soins ou d'hébergement est nécessaire pour respecter toutes les dimensions du prendre soin. C'est cette réalité du vécu des personnes âgées comme de celles qui se soucient d'elles que nous dévoilent les auteurs du présent ouvrage. Professionnels de la santé ou formateurs, ils donnent d'abord une vue d'ensemble de ce qu'est l'état de la vieillesse, marqué par la fragilité, la vulnérabilité. Ils rappellent les implications des notions de dépendance et d'autonomie, ou l'approche culturelle de la relation à la personne qui vit le vieillissement. Sont ensuite traitées de questions portant sur les soins à prodiguer à la personne âgée, questions qui requièrent d'aller au-delà des évidences étant donné les enjeux pour la pratique : la dépression, la démence, la fin de vie, avec sa temporalité différente et la façon de l'anticiper, le sens de la toilette, l'influence de l'architecture des établissements sur le bien-être, ou encore l'importance du travail en réseau, à la fois sanitaire et social. Les auteurs livrent également des situations cliniques, un tel partage d'expériences servant d'appui à l'enrichissement des pratiques quotidiennes. Cet ouvrage s'adresse à l'ensemble des soignants amenés à prendre soin de personnes affaiblies par l'âge, cette vulnérabilité appelant une réflexion individuelle et collective, une vigilance éthique constante.
Ce livre s'adresse aux femmes et aux hommes, jeunes ou moins jeunes, qui s'interrogent sur leur consommation d'alcool. Si boire modérément, occasionnellement, de l'alcool constitue d'abord et avant tout un plaisir, une personne donnée peut, imperceptiblement ou brutalement, devenir alcoolodépendante. Pour tenter d'expliquer ce cheminement, l'auteur rend compte de l'omniprésence et de la facilité d'accès de l'alcool dans notre culture. Surtout, il s'appuie sur son expérience et sur les nombreux témoignages de personnes alcooliques et de proches retranscrits dans ce livre pour indiquer comment il est possible de passer d'une consommation agréable d'alcool à la dépendance. La description des divers stades de la maladie alcoolique ainsi que celle des effets sur le plan médical d'une surconsommation d'alcool permettront à chacun de faire le point sur sa consommation, ou de prendre conscience des risques que l'alcool peut faire encourir. Ce livre s'adresse également aux familles et aux proches d'une personne alcoolique. Il s'agit de tenter d'aider ceux qui sont confrontés aux pièges tendus par le patient comme par l'alcool, mais aussi de dévoiler la souffrance que procurent les rechutes, entre autres. Cependant, l'état de dépendance est réversible; l'on peut s'en sortir grâce à l'accompagnement des proches et à celui de professionnels. Ceux-ci, qu'ils soient professionnels de la santé ou du social, pourront aussi trouver dans ce livre des repères utiles sur la réalité de la maladie alcoolique. Si certains ont pu juger les patients alcooliques, lire leurs témoignages, notamment, leur permettra de comprendre la difficulté de leurs parcours, toujours uniques, et de chercher à les aider au mieux, eux-mêmes et leur entourage.