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VIVRE EN LIBERTE. Les théologies de la libération en Asie
Amaladoss Michaël
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204059602
Dans cet ouvrage assez neuf en langue française, l'auteur explore d'abord les mouvements de libération en Corée, aux Philippines et en Inde, à partir de la situation concrète des pauvres gens ; on voit ainsi comment naît une réelle solidarité, qui s'approfondit au nom de la foi religieuse. Ensuite, l'éveil des femmes en Asie et les mouvements écologiques "en harmonie avec la terre" font l'objet de chapitres fort suggestifs qui élargissent l'horizon. Dans une seconde partie, l'auteur reprend un autre cheminement qui complète fort bien la première partie : la démarche se fait maintenant à partir des religions elles-mêmes et de ceux qui s'en réclament pour " vivre en liberté " - Hindouisme, Bouddhisme, Confucianisme, Islam, Christianisme aussi, sans oublier les "religions cosmiques". Ainsi est mis en valeur tout un potentiel de libération, qui est actualisé par de nombreux leaders religieux récents ; leur pensée y est explicitement présentée. Un dernier chapitre dense, en guise de conclusion, reprend et explique la visée d'ensemble, qui est bien celle de Vivre en liberté. Ainsi est mis à la disposition des lecteurs francophones un ouvrage original, qui relance les théologies de la libération sur de nouveaux chemins et leur redonne une pertinence nouvelle, à cause des situations explorées en détail et à cause des nouvelles approches qui sont ici mises en œuvre.
Savrimuthu-Carta Nirmala ; Amaladoss Michaël ; Lat
La construction identitaire de l'adolescent est influencée par le contexte dans lequel il vit ; dans le cas de l'Ile Maurice, ce contexte est caractérisé par la présence officielle d'une catégorisation communautaire. Celle-ci amène les Mauriciens à devoir se désigner comme membres de l'une des quatre communautés prescrites, ce qui devient problématique dans la construction identitaire, particulièrement pour les adolescents car ils sont dans une période déterminante de leur développement. Nous avons voulu mesurer le degré d'influence du contexte multiculturel sur leur construction identitaire. Notre méthodologie nous a permis de constater la présence du communalisme dès le pré-test, et elle a été confirmée autant dans l'étude quantitative que qualitative. Nous avons pu mettre en évidence qu'un communalisme exacerbé conduit à une forte identité sociale, et ceci, au détriment de l'identité personnelle. D'une part, nos résultats indiquent que l'existence des communautés contribue à faire que les sujets préfèrent leur groupe d'appartenance et ont des stéréotypes négatifs à l'égard des autres communautés. De plus, nous avons trouvé que l'appartenance communautaire est liée à l'identité sociale, composée essentiellement de l'appartenance religieuse, l'apparence physique et la classe sociale. D'autre part, nous avons constaté chez nos sujets une opposition entre un vécu interculturel interne et une identité sociale prescrite. Nous concluons à une remise en cause de l'existence officielle des communautés à Maurice, basée sur les résultats de notre recherche et nous proposons plus d'ouverture vers une éducation interculturelle et vers une valorisation de l'identité personnelle.
Le Cosmos dansant est un ouvrage de spiritualité chrétienne qui intègre, dans l'optique du dialogue interreligieux de la collection " Spiritualités en dialogue ", les fruits de la relation originelle qu'entretient le père Michael Amaladoss, si., avec la religion de ses ancêtres, l'hindouisme. Ce livre est une magnifique synthèse de la recherche, de la réflexion, de la pratique spirituelle et de l'enseignement de l'auteur, pour qui la spiritualité est quelque chose de simple sans être facile. Elle est une voie vers l'harmonie, caractérisée par le recentrement de l'être humain et l'intégration des divers aspects de sa vie. L'auteur présente cette voie en sept points : le silence, la conscience, l'intériorité, la liberté, l'acceptation, l'amour et la créativité. Sa compréhension profonde s'exprime dans un langage simple et elle est accompagnée d'exemples familiers et d'exercices permettant l'intégration progressive de ce qu'on a découvert par la lecture.
Résumé : " Vivre, c'est chercher, Certains sont en quête de santé, d'autres de richesses. Certains veulent la paix, d'autres le bonheur. Certains cherchent ce qui va les combler, d'autres la libération. Certains cherchent un sens, d'autres ce qu'il convient de faire. Nous cherchons tous quelque chose. Personnellement, je cherche la plénitude. Je voudrais vous faire part de cette quête. " A la croisée du christianisme et des sagesses de l'Inde, le théologien jésuite Michael Amaladoss nous associe à sa quête d'une spiritualité intégrale. Dans un monde disloqué, livré à la misère économique ou à la pauvreté spirituelle, l'individu tâtonne et aspire à un vrai développement personnel. Bien des voies s'offrent à lui, bien des réponses lui sont proposées : la plénitude de l'hindouisme, la Trinité du christianisme, le nirvana bouddhiste, la mystique de Gandhi... Mais plutôt que de les opposer, Michael Amaladoss les examine avec sympathie, pour proposer une vision théologique où, sans syncrétisme ni confusion, l'épanouissement de l'homme prend en compte les différentes dimensions de son existence.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.