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Forêts domaniales de la mémoire
Alyn Marc
RUMEUR LIBRE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782355772702
Le sommeil des forêts / l'empêchaient de dormir / autant de rêves que de feuilles ! Le poète adresse son chant à la forêt où se tiennent les mots sans nom où se tient le poème du récitant illuminé qu'il est / Quand le Verbe se pose /coquelicot flambant / aux lèvres du Récitant illuminé / domaine sans nom qui en appelle au poète / où je fus l'effraie de passage / messagère des déserts / et du temps resserré / de ces forêts où se tient / la cambrure du monde / qui soudain se relève / dans le simple appareil / des choses incréés / que guette la naissance / à l'épreuve de la mélodie / Là les mots et les morts / qui gisent tête bêche / se confondent / en une contiguïté mélodieuse / comme si l'herbe et le verbe / s'étreignaient en sourdine / Le poète n'en viendra jamais à bout / par quel bout saisir le fil entortillé /. . / où je me perds nuit après nuit / comme en une seconde enfance ? Marc Alyn nous accompagne dans la poésie, avec le regard de l'oiseau qui a plané sa vie durant sur les forêts du monde incréé. Comment ? Le livre comporte 3 parties : Forêts voyageuses, Avant-postes de la mémoire, Marcheur des aubes violettes.
Résumé : Marc Alyn est un amoureux de la Sérénissime où il se rend régulièrement. De ses nombreux séjours, saisissant la quintessence, il offre ici une Venise vivante, habitée et sensuelle, qui regorge de saveurs et de rencontres. Dans les églises, sous les porches, au coin des canaux, dans les palais, Marc Alyn nous donne accès à une Venise secrète, celle des arcanes du tarot et de la vie cachée des Vénitiens. Sept voyageurs transfigurés accompagnent ce périple dans la Cité: D'Annunzio, Brodsky, Wagner, Byron, le baron Corvo, Corto Maltese et Ezra Pound. Avec vigueur et style, Marc Alyn renouvelle l'approche et la sensibilité à l'égard d'une ville tant parcourue et magnifiée sous toutes ses formes dans la littérature.
Le chat est un mystère venu à notre rencontre depuis le fond des âges, à pattes de velours. Devant un chaton bondissant dans un rayon de soleil, qui pourrait deviner qu'il a accompli un si long voyage avant de nous rejoindre?" (M. A). Les chats d'écrivains se promènent parmi les livres. Ce livre d'écrivain se promène parmi les chats, avec une dévotion mêlée de tendresse, d'humour et d'érudition. Un vent de poésie, d'histoire et de mythologie souffle dans ces pages où luisent des yeux sauvages. L'"espion dans la maison de l'amour" d'Anaïs Nin, le "petit chat noir" de Koestler et le "petit chat gris" de Du Bellay, le "chat blanc célibataire" de Borges et "tous les chats du vieux Paris" de Klingsor s'y sont donné rendez-vous. Le dessus du panier! Inventaire amoureux? Pas seulement: Monsieur le chat, eût dit Cocteau, est un dictionnaire dans le désordre - mais un désordre savant, comme l'itinéraire d'un matou en maraude. Ce faisant, Marc Alyn s'invite - aux côtés de Baudelaire, Loti, Colette, Genet, Neruda, Angelo Rinaldi ou Jean d'Ormesson - dans "la seule grande famille qui ne risque point de se rompre les os en tombant de son arbre généalogique: celle des amis des chats". Biographie de l'auteur Auteur du Piéton de Venise, de Paris point du jour et d'Approches de l'art moderne (Bartillat, 2005 à 2007), Marc Alyn a reçu en 1994, pour l'en-semble de son oeuvre, le Grand Prix de poésie de l'Académie française et, en 2007, le Goncourt de la poésie.
Résumé : Les chats d'écrivains se promènent parmi les livres. Voici un livre qui se promène parmi les chats. Deux mille matous peupleraient le Colisée romain : une vraie ménagerie à faire pâlir Léautaud ! Citons, par ordre d'entrée en chatière, l' " espion dans la maison de l'amour" d'Anaïs Nin, le "chat Belot" de Du Bellay, le "chat célibataire" de Borges et "les chats du vieux Paris" de Tristan Klingsor. Le dessus du panier ! Doué de pouvoirs énigmatiques, le chat fascine par son mélange unique de détachement et de vigilance. Familier de nos toits qu'il arpente avec une assurance de fil-de-fériste, il sait garder en toute circonstance élégance et dignité. Comment ne pas voir en lui une créature magique, frontalière des univers invisibles où elle va et vient à sa guise ? Ne dispose-t-il pas de sept âmes et de neuf vies ? De la déesse Bastet à tête de chat de l'Egypte, jusqu'au mistigri, toutes les moustaches ont ici leur place. Un vent de poésie, d'histoire et de mythologie souffle dans ce livre d'or de la félinolâtrie. A offrir de toute urgence à son chat. Première édition : Ecriture, 2009.
En 1954, frappé du verdict sans appel d'inaptitude à la vie religieuse par la Société de Marie qui lui interdit de renouveler ses voeux, Marius Alliod perd sa raison d'être en ce monde. À l'âge de 24 ans, il se voit exilé dans une forteresse de silence, bien loin de l'espace enchanté où son coeur s'était enflammé. C'est près de cinquante ans plus tard qu'il entreprend cette correspondance fictive avec son directeur spirituel d'autrefois, ce "Père" auprès de qui il dépose sa plainte tragique et son indignation. Trente lettres demandant raison de cette exclusion sans parole, sans confrontation avec ses juges ; éprouvés posthumes devenus pures réminiscences d'un chagrin si puissant qu'il le laissa dans la stupeur du deuil de son désir et la honte angoissée d'avoir failli à son devoir d'amour. Chaque lettre verse le flot furieux de prières et de plaidoyers malheureux destinés à briser cette chape de silence et affronter une hiérarchie coupable d'avoir usurpé le pouvoir de valider l'appel de Dieu ! C'est une âme qui se sonde jusqu'à l'épuisement de toute raison, qui entend la détresse d'une enfance captive de la souffrance d'une mère abîmée en un puits sans fond de mélancolie. Au lendemain de son renvoi, elle lui adressera les dernières lignes écrites de sa main : lamentation sans espoir devant la perte de sa vocation, mais aussi cri ultime d'amour auquel répondent peut-être toutes ces lettres, insistantes et belles dans la pureté d'une langue tendue jusqu'à se rompre, modulant tour à tour au sein de l'ample bercement de la rhétorique ce tremblement intérieur d'une poésie du coeur et la violence éruptive d'une voix qui cherche encore ce lieu où s'éprouve la présence du maître de la Parole.