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La splendeur et l'écharde
Althen Gabrielle
CORLEVOUR
20,20 €
Épuisé
EAN :9782915831559
Les essais rassemblés ici tiennent moins de la critique que d'une sorte de face à face avec de grandes œuvres, à moins qu'ils ne ressortissent de ce que Gabrielle Althen désigne comme une " critique méditative ", où l'attention se met à guetter comment forme et pensée s'épousent. C'est la raison pour laquelle ses objets, Pessoa, Handke, Rilke, le peintre Jean Fouquet et bien d'autres lui sont l'occasion d'une investigation de la parole et du langage artistique en général. D'où l'intérêt qui s'exprime dans ces pages pour certaines formes d'ex- pression de l'intensité, dans la poésie, dans la poésie mystique, dans certaines oeuvres picturales, au cinéma ou dans le mélodrame, ainsi que pour les jeux multiples d'affirmations et de dénégations qui s'y trouvent. Ces diverses rencontres donnent ainsi lieu à des analyses parfois précises où se déploie, pli à pli, ce qu'Hölderlin appelait " leurs moyens d'apparition". Mais il arrive aussi qu'affleurent, dans des propositions plus succinctes, des intuitions très diverses concernant l'art et, plus rarement, la vie. Le premier de ces essais précise la nature de la promesse faite par l'art, qui pour n'être que métaphorique, n'en demeure pas moins une promesse et, peut-être, déjà un don.
Althen Gabrielle ; Chanda Tirthankar ; Chevrier Je
Résumé : Partie "Littérature contemporaine d'Argentine" : Après Borges, une nouvelle génération d'auteurs a dû réinventer une langue et un imaginaire qui fassent la synthèse de l'héritage du grand écrivain et de l'esprit des temps nouveaux. L'Argentine sort d'une longue nuit, celle de la dictature et de la guerre des Malouines, celle aussi de la faillite de l'Etat qui a suivi. Les vingt textes de ce numéro - extraits de romans, nouvelles, poèmes, tous inédits en français - en rendent compte comme seuls savent le faire les écrivains. Certains auteurs - Juan José Saer, Alan Pauls, Cesar Aria - sont publiés en France. Partie "Hors Cadre" : Dossier sous la direction de Mireille Calle-Gruber, professeur à Paris-III. Etudes d'Anaïs Frantz (La pudeur) et de Philippe Bonnefis (Le langage). Un des plus grands écrivains français actuels nous parle de son travail, de son écriture. Il nous a confié des manuscrits : depuis le texte tapé jusqu'aux épreuves, avec les corrections de l'auteur. De la musique à l'érotisme, de l'écriture au jeu des langues. Partie "Chroniques, regards sur le siècle" : Des écrivains regardent le monde, écoutent ce qui se dit. Manies, travers, vantardises, tristesse, misère. Partie "Echecs et défaites, illusions perdues" : Le Sud-Africain Breyten Breytenbach note que la chute du mur de Berlin et la fin de l'apartheid, événements considérables, n'ont pas été des révolutions violentes. Ces transformations pacifiques terminent le siècle le plus violent de l'histoire. Annoncent-elles un avenir de paix ? Les auteurs de ce dossier en doutent. Le XXe siècle aura-t-il été celui des Illusions perdues ?
Je n'ai pas remercié mon père, je n'ai pas souhaité bon anniversaire à mon frère. Je n'ai pas remercié je n'ai pas souhaité mon père mon frère mon père mon frère frère frère... Trois jours qu'elle errait dans le dédale qui reliait le château de Salicande aux grottes dissimulées dans la montagne. Trois jours qu'elle essayait de retrouver son chemin, tailladée par l'angoisse et l'urgence, passant de grotte en grotte, de couloir en couloir, tournant en rond, se récitant cette phrase tant de fois qu'elle perdit le sens des mots. Trois jours que Claris avait disparu.
Adélie vit à la campagne. Pendant la journée, elle joue toujours avec ses frères. Mais la nuit, quand tout le monde dort, il se passe quelque chose d'étrange...
D'une part, le mal ; de l'autre, l'amour. Entre les deux, les intrigues de " Crime et châtiment " et des " Frères Karamazov " nouent des meurtres, ainsi que les procès ou les châtiments qui y font suite, au commandement d'aimer assez pour ne pas juger autrui. L'espérance vient sans doute répondre à la question du meurtre, et la question de l'adhésion au christianisme de Dostoïevski est si instante à l'intérieur de ces deux romans qu'elle en devient de façon souterraine le principe de structuration. Le romancier, trop averti qu'il était de la difficulté de faire entrer semblable message dans le langage du genre, et peut-être trop peu assuré qu'il en était, s'est autorisé du scandale de la violence et du meurtre pour désigner la voie d'une réconciliation qui les déborderait. Ainsi se présente l'oscillation qui parcourt ces deux romans entre éthique et mystique, d'une part, et connaissance du mal, de d'autre. D'où leur foisonnement. D'où leur unité.
Plazenet Laurence ; Rastoin Marc ; Kéchichian Patr
Quand je parlerais toutes les langues des hommes, et le langage des anges mêmes, si je n'ai point la charité, je ne suis que comme un airain sonnant, ou une cymbale retentissante. Et quand j'aurais le don de prophétie, que je pénétrerais tous les mystères, et que j'aurais une parfaite science de toutes choses ; quand j'aurais encore toute la foi possible, jusqu'à transporter les montagnes, si je n'ai point la charité, je ne suis rien. Et quand j'aurais distribué tout mon bien pour nourrir les pauvres, et que j'aurais livré mon corps pour être brûlé, si je n'ai point la charité, tout cela ne me sert de rien. La charité est patiente ; elle est douce et bienfaisante ; la charité n'est point envieuse ; elle n'est point téméraire et précipitée ; elle ne s'enfle point d'orgueil ; elle n'est point dédaigneuse, elle ne cherche point ses propres intérêts, elle ne se pique et ne s'aigrit de rien, elle n'a point de mauvais soupçons ; elle ne se réjouit point de l'injustice ; mais elle se réjouit de la vérité ; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle souffre tout. La charité ne finira jamais.
Il vint ensuite vers ses disciples, et les ayant trouvés endormis, il dit à Pierre : Quoi ! Vous n'avez pu veiller une heure avec moi ? Veillez et priez, afin que vous ne tombiez point dans la tentation ; l'esprit est prompt, mais la chair est faible. Le gouverneur leur ayant donc dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre ? Ils lui répondirent : Barabbas. Pilate leur dit : Que ferai-je donc de Jésus, qui est appelé Christ ? Ils répondirent tous : Qu'il soit crucifié. Le gouverneur leur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils se mirent à crier encore plus fort, en disant : Qu'il soit crucifié. Pilate voyant qu'il n'y gagnait rien, mais que le tumulte s'excitait toujours de plus en plus, se fit apporter de l'eau, et se lavant les mains devant le peuple, il leur dit : Je suis innocent du sang de ce juste.
John Henry Newman, né à Londres en1801 et mort en 1890, est un théologien et écrivain britannique, converti au catholicisme en 1845. Etudiant à l'Université d'Oxford, il est ordonné prêtre anglican. Ses travaux sur les Pères de l'Eglise le conduisent à analyser les racines chrétiennes de l'anglicanisme et à défendre l'indépendance de sa religion face à l'Etat. Ainsi naît le Mouvement d'Oxford, dont John Newman est l'un des principaux acteurs. Ses recherches et sa conception de l'Eglise l'amènent à se convertir au catholicisme, qu'il voit comme la confession la plus fidèle aux racines du christianisme. C'est au cours de cette période qu'il écrit son célèbre poème Lead, kindly Light. Il part pour l'Irlande afin de fonder une université catholique à Dublin, à la demande des évêques de ce pays. Pour mieux faire comprendre sa conception de l'éducation et de la science, il donne un cycle de conférences : L'Idée d'université, avant de démissionner en 1857 à cause du manque de confiance de la part des évêques irlandais face à son entreprise. Sa conversion au catholicisme est incomprise et critiquée par ses anciens amis anglicans. Il est aussi regardé avec méfiance par une partie du clergé catholique anglais du fait de ses positions considérées comme très libérales. En réaction à des calomnies, John Newman décrit sa conversion au catholicisme dans Apologia Pro Vita Sua. Cet ouvrage change la perception des anglicans à son égard et accroît sa notoriété. L'incompréhension suscitée par la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale conduit Newman à défendre l'Eglise et la place primordiale de la conscience dans sa Lettre au duc de Norfolk. Sa conception de la conscience sera en partie développée lors du Concile Vatican II. Il écrit par la suite la Grammaire de l'assentiment, qui se veut une défense de la foi face au développement du positivisme. Théologien reconnu, il est l'une des figures majeures du catholicisme britannique, avec Thomas More, Henry Edward Manning et Ronald Knox. Il a exercé une influence considérable sur les intellectuels catholiques, notamment les auteurs venus de l'anglicanisme. Ses oeuvres, dont la Grammaire de l'assentiment et l'Apologia Pro Vita Sua, sont une référence chez des écrivains tels que G K Chesterton, Evelyn Waugh ou Julien Green, mais aussi pour des théologiens et des philosophes comme Avery Dulles, Erich Przywara et Edith Stein, qui a traduit en allemand son ouvrage L'Idée d'université.