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PEDRO ALMODOVAR. Conversations avec Frédéric Strauss
Almodovar Pedro ; Strauss Frédéric
CAH CINEMA
12,00 €
Épuisé
EAN :9782866421441
La réputation sulfureuse de Pedro Almodovar, lié à la movida madrilène du début des années 80, a précédé en France la découverte de ses films : c'est avec Femmes au bord de la crise de nerfs que s'impose ce cinéma à l'énergie vibrante et communicative, aux images fortes, saturées de sentiments primordiaux, comme l'amour ou la douleur, et de couleurs primaires. Un attisement toujours renouvelé des sens. " La vitalité de mes couleurs est une réponse naturelle, partie du ventre de ma mère qui s'est habillée en noir presque toute sa vie, pour m'élever contre l'austérité obligatoire de mes origines ", dit le cinéaste espagnol. De film en film, c'est aussi le plaisir de retrouver une troupe d'acteurs qui de rôle en rôle tournent dans la ronde des désirs : Carmen Maura dès Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier, Victoria Abril dans Talons aiguilles ou Kika, Antonio Banderas dans Attache-moi! ou Matador Ces conversations montrent comment coexistent, chez Almodovar lui-même tout autant que dans son travail, un esprit ludique, franc et passionné, et l'exigence rigoureuse d'un metteur en scène qui façonne tout selon son désir, du jeu des comédiens aux décors, en passant par les affiches et la promotion de ses films. Mieux connaître le metteur en scène, c'est donc aussi mieux comprendre l'émotion visuelle et viscérale que son cinéma éveille en nous, au-delà du spectacle festif et du show médiatique qui entourent le personnage et ses films.
Dans ce recueil qui associe récits de fiction et d'autofiction, réflexions et souvenirs, Pedro Almodóvar livre son "autobiographie morcelée, incomplète et quelque peu cryptique". Le dernier rêve offre une plongée drôle et poétique dans l'univers du cinéaste de la movida, pour qui tout est matière à histoire : les amours, les amants, les muses, les stars de romans-photos et les figures maternelles s'y côtoient dans un flamboyant déchaînement vital. On y retrouve les motifs qui lui sont chers - le rapport au temps, à la religion et au sentiment national, les violences sexuelles, les questionnements sur le genre... - tout en décelant, entre les lignes, son intimité profonde.
Duncan Paul ; Almodovar Pedro ; Peiro Barbara ; Li
L homme de La ManchaUne exploration en profondeur des uvres complètes d AlmodovarUn film d Almodovar: qu'ils apparaissent en jolie typographie au générique ou sur les affiches suggestives qui accompagnent invariablement chacune de ses uvres, ces mots déclenchent bien des attentes. Sensuel et subversif, coloré et controversé, passionné et provocateur, le monde de Pedro Almodovar tranche parmi ceux des autres réalisateurs actuels. De par son, remarquablement cohérente et conséquente, le Castillan rebelle est devenu une valeur sûre du Septième art, son nom est synonyme de l'opulence visuelle, du caractère expérimental et de l'érotisme qui font la marque du cinéma espagnol postfranquiste.Almodovar a connu la gloire comme auteur et réalisateur d'intrigues mariant les genres pour narrer les mésaventures souvent comiques de drogués, de nonnes, de femmes au foyer, de prostitué(e)s, de travestis et de transsexuels. Encensé par la critique, admiré de ses pairs réalisateurs, adoré des acteurs et récompensé par une multitude de prix internationaux, il est le réalisateur espagnol le plus célèbre depuis Luis Buñuel, grâce à des films comme Femmes au bord de la crise de nerfs, Tout sur ma mère, Parle avec elle et Volver.Auteur autodidacte, Almodovar se nourrit d'influences aussi diverses que Douglas Sirk, Frank Tashlin, Andy Warhol ou John Waters. Ses films s'inspirent librement des genres traditionnels du cinéma classique américain notamment du film noir, du mélo ou de la comédie déjantée souvent, d'ailleurs, pour les pervertir. Ils demeurent cependant profondément ibériques; enracinés dans Madrid, la ville tant aimée du réalisateur, ils explorent les mythes et la modernité espagnols au rythme de bandes originales aux accents de boléro. Ces dernières années, l'enfant terrible du cinéma d'art et d'essai des années 1980 s'est mué en réalisateur oscarisé avec Tout sur ma mère, un film universellement salué pour sa résonnance émotionnelle, sa sophistication et sa maîtrise technique. Le monde si particulier d'Almodovar, un temps marginal, s'épanouit aujourd'hui dans le courant dominant.
Almodovar Pedro ; Rey Patricia ; Cortanze Gérard d
Patty Diphusa est un sexe symbole, et elle le sait. Star internationale du porno, égérie d?AndyWarhol, elle passe sa vie sans dormir, à boire, se shooter et s?envoyer en l?air dans les boîtes denuit madrilènes. Pourtant, cette droguée narcissique cache un grand coeur, une sensibilité à fleurde peau et un optimisme sans faille. A travers son récit, c?est toute la finesse et le génie de sonauteur, Pedro Almodóvar, qui nous apparaît.
Résumé : "Je suis né au début des années 1950, une sale époque pour les Espagnols, mais formidable pour le cinéma et la mode". Dans ce recueil qui associe récits de fiction et d'autofiction, réflexions et souvenirs, Pedro Almodóvar livre son "autobiographie morcelée, incomplète et quelque peu cryptique". Le Dernier Rêve offre une plongée drôle et poétique dans l'univers du cinéaste de la movida, pour qui tout est matière à récit : les amours, les amants, les muses, les stars de roman-photo et les figures maternelles s'y côtoient dans un flamboyant déchaînement vital. On y retrouve les motifs qui lui sont chers - le rapport au temps, à la religion et au sentiment national, les violences sexuelles, les questionnements sur le genre... - tout en décelant, entre les lignes, son intimité profonde. Ecrits entre la fin des années 1960 et aujourd'hui, les douze textes qui composent Le Dernier Rêve proposent une incursion fascinante dans l'imaginaire baroque de l'un des plus grands réalisateurs européens, qui s'invite avec maestria en littérature.
Antoine de Baecque est critique et historien du cinéma. Il a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma puis des pages culturelles de Libération. Il s'est intéressé à l'histoire de la critique, de la Nouvelle Vague, de la cinéphilie, aux rapports du cinéma et de l'histoire, mais aussi à quelques cinéastes fétiches: Tarkovski (un essai en 19891, Manoel de Oliveira et Jean-Claude Brisseau (des livres d'entretien en 1995 et 2006), Truffaut (une biographie en 1996, un dictionnaire en 2004), Pialat (un dictionnaire en 2008). Il prépare actuellement une biographie sur Godard.
Keaton doit son prénom, Buster - "casse-cou", à une dégringolade, miraculeusement sans conséquences, qu'il fit bébé dans l'escalier. C'est sans doute ce que l'on peut appeler une scène primitive pour se maître du burlesque dont le corps perpétuellement en déséquilibre allait devenir une marque de fabrique.Alors qu'il se produit au music-hall avec ses parents depuis tout petit, une société de protection de l'enfant s'émeut des chutes et contorsions que lui valent ses rôles d'adultes miniatures. Il est recruté par Mack Sennett pour donner la réplique à Fatty Arbuckle, "l'obèse au visage de poupon", dans d'hilarantes comédies à base de poursuites et de batailles de tartes à la crème. Mais, plus largement, c'est un genre à part entière du cinéma qui s'y invente, le burlesque, qui, qu'au-delà du rire, traite du rapport difficile qu'entretient l'homme avec les objets l'espace et les autres. Au début des années vingt, Kaeton crée ses propres studios. Acteur, metteur en scène, scénariste, il produit nombre de courts métrages, au meilleur de son talent dans l'inoubliable Maison démontable. Il passe bientôt au long métrage et réalise une succession de chefs-d'?uvre comme Sherlock Junior, La Croisière du "Navigator", ou Le Mécano de la "General", merveilleuses de rythme, de logique et de géométrie. Le temps n'est plus où il fallait légitimer Buster Keaton pour lui assurer une place centrale qui lui revient de droit dans l'histoire du cinéma mondial. Il n'est donc plus besoin de l'opposer à Charlie Chaplin. Ce combat de cinéphilie a été gagné, et Charlie Chaplin et Keaton en sont tous deux sortis vainqueurs, maîtres incontestés du comique et du burlesque. Biographie: Stéphane Goudet est maître de conférence en cinéma à l'Université Paris I et dirige le cinéma Le Méliès à Montreuil. Il est l'auteur de Jacques Tati, de François le facteur à M. Hulot et le coauteur (avec François Ede) du livre Playtime (Cahiers du cinéma). Il a réalisé un film sur mon oncle, Tout communique (DVD Naïve).
On parle toujours du travail du deuil, mais la force du film d'Olivier Assayas consiste plutôt à creuser " le travail du vivant ", cette façon qu'a le vivant de continuer simplement au quotidien. Fin août, début septembre porte donc en son c?ur le personnage d'Adrien (François Cluzet) qui va mourir. Mais paradoxalement les personnages principaux du film sont les vivants : Gabriel (Mathieu Amalric), Jenny ( Jeanne Balibar), Anne (Virginie Ledoyen), et leurs manières de faire face à la maladie, à la mort, au souvenir. A la fin du film Gabriel et Jenny ont accepté leur séparation, ils l'ont vécu ; Gabriel et Anne ont accepté leur amour, ils l'ont appris. Réconciliés.