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Martin du Gard romancier
Alluin Bernard
KLINCKSIECK
45,00 €
Épuisé
EAN :9782878410020
Le futur romancier des Thibault éprouve deux tentations qu'il estime divergentes. "Je me sens attiré, écrit-il (...) vers les oeuvres d'idées, le livre à thèse, philosophique, sociologique. Ou plus exactement, je me sens attiré à farcir mon oeuvre littéraire, roman ou théâtre, de spéculation idéologique". Mais en même temps, il craint que cet attrait pour les idées ne lui fasse négliger de répondre à un autre appel : "Il me semble m'apercevoir que ma corde propre, c'est exprimer, non pas des idées, mais des sensations, des caractères, des personnages, des êtres humains. Que j'ai pour de vrai une intelligence faite de sensibilité, et nullement une intelligence faite de raison. Que je suis un romancier et non un penseur ni un sociologue ; un manieur d'émotions et non un manieur d'idées". Les deux formules établissent une distinction très pertinente entre trois éléments de l'univers romanesque de notre auteur : les idées, les sensations et les personnages, les émotions.
Résumé : Meudon-la-Forêt, comme beaucoup d'autres réalisations de Fernand Pouillon, est connue pour la qualité de son approche urbaine et de ses espaces extérieurs, de son architecture et de ses techniques de construction performantes. Mais c'est le mode de production du logement, tel qu'il a été mis en oeuvre là, sur lequel repose ce succès total jamais égalé ; et c'est ce qui est le plus original dans son oeuvre. Non seulement l'opération "Résidence Le Parc" est exceptionnelle, mais elle est unique dans son parcours. La séparation des métiers et la multiplication des acteurs, toujours grandissantes depuis cinquante ans, contre lesquelles s'insurgeait déjà Pouillon, a fait passer au second plan cette formidable réussite. Qui penserait aujourd'hui qu'un architecte puisse fédérer autour de lui une équipe complète capable de réaliser une opération immobilière dans son ensemble ?
Ce livre veut rendre à Sartre la place qui lui revient dans la critique littéraire du XXe siècle. Une place paradoxale. Il renia l'héritage de Taine et Lanson, mais ne fut pas toujours contre Sainte-Beuve. Il s'appuya sur des sciences humaines comme la psychanalyse ou le marxisme, mais au prix de leur détournement. Sartre a publié au début de sa carrière des articles de "vraie" critique commandés par des revues littéraires aussi prestigieuses que La NRF. Ils offrent, entre autres aperçus, une poétique complète du roman nouveau, bien avant les manifestes du Nouveau Roman. On y trouve un éreintement programmé de Mauriac, un compte rendu ambigu de L'Etranger de Camus, une complice référence à l'ami Paul Nizan. Dans les écrits intimes de la même période (lettres et carnets), on voit aussi à quel point Sartre fut un lecteur insatiable. Dans Qu'est-ce que la littérature? il analysera en philosophe cet acte de lecture, préfigurant l'esthétique de la réception d'après 1970. Les manuscrits des Mots témoignent de la culture de leur auteur, et de la lutte qu'il mena pour ne pas se laisser aliéner par cet héritage livresque, obstacle au monde réel. À propos des autres ou de lui-même, Sartre s'est toujours demandé: comment devient-on écrivain au lieu de rêver d'être un "chef"? Son rapport à De Gaulle donne un début de réponse, dans des textes où la critique tourne à la polémique politique, composante incontournable de l'oeuvre après la guerre.
Après une brève histoire de Lille, le numéro propose des études sur des écrivains lillois ou liés à Lille ainsi qu'une anthologie de textes qui évoquent Lille (Hugo, Samain, Aragon, Yourcenar, de Gaulle, Brûle-Maison, Desrousseaux, Simons, etc.). Il constitue une occasion de découvertes comme celle d'un ancien maire de Lille, Géry Legrand, qui fut écrivain.
Ce numéro comporte un dossier sur plusieurs femmes écrivains de la France du Nord et de Belgique. Il met en valeur des écrivaines liées au Nord de la France ou à la Belgique dont l'oeuvre est mal connue, (parfois parce qu'elles étaient des femmes dans un univers littéraire très marqué par des hommes).