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Le sexe du maître. L'érotisme d'après Lacan
Allouch Jean
EXILS
14,94 €
Épuisé
EAN :9782912969262
Le maître a donc un sexe ? Au sens où il en posséderait un, dont il userait à son gré, certainement pas. Bien plutôt en est-il l'esclave. Mais quel sexe ? La réponse peut surprendre, même si elle est historiquement attestée : non pas le flamboyant phallus (lui-même appelé " maître d'éros " ce qui prouve bien que le maître n'en est pas maître) mais l'anus. " Souverain ", en latin, se dit superanus. La sexualité du maître est assise dessus, hormis le fait que c'est un anus intouchable, interdit, moyennant quoi le maître manque de stabilité, de cette habileté qu'on lui prête fort illusoirement et que chacun - poussé par les idéaux modernes d'autonomie, de liberté, de contrôle de soi et d'autrui, de responsabilité - croit pouvoir endosser. La mort de Dieu le maître étant la fin véritable de l'immortalité, la sexualité moderne devrait se précipiter, à nouveaux frais, dans la maîtrise. C'est peine perdue, souligne ce livre qui, suivant quelques fils dépliés par Freud, Foucault, Lacan, mais aussi par certains travaux gays et lesbiens, tente de dire les conséquences de cet échec. " Il y a sur le sexe un secret bien gardé : la plupart des gens n'aime pas ça ".
Chasseur alpin sur le front italien, mon père revint, après la débâcle, dans le village méridional qu'il habitait, seul juif en ce lieu consacré à la vigne et au vin. Il rassembla alors ceux qui avec lui voulurent faire parvenir en Allemagne, aussi régulièrement que possible, des colis aux prisonniers. J'avais deux ans, puis trois, puis quatre. Je prends ici le relais avec un premier colis aux prisonniers de Dieu. Deux autres suivront : Schreber théologien (L'ingérence divine II) et Une femme sans au-delà (L'ingérence divine III). Des fantômes du Dieu mort hantent certains lieux stratégiques de l'analyse, inhibent leur exploration, perturbent l'exercice analytique qui, par là, tourne court. On ne l'apprend ici qu'au prix de quelques détours, en allant visiter certains auteurs et artistes qui, tel Lacan, ne méconnaissent pas que "Dieu n'a pas encore fait son exit".
Résumé : Moïse sauvé des eaux, prince à la cour de Pharaon, berger compatissant, libérateur des Hébreux, interlocuteur privilégié de Dieu, guide des Enfants d'Israël vers la Terre promise où il n'entrera jamais... Peu de vies de héros ont été si pleines de péripéties, de drames, de tensions. La littérature, les arts, et jusqu'au cinéma se sont saisis de la personnalité de Moïse pour nous livrer une palette infinie de visions du plus grand des prophètes. Fasciné par le seul homme ayant "connu Dieu face à face", Jean-Luc Allouche a voulu réécrire l'histoire du plus malheureux des hommes. Et du Moïse à "la langue embarrassée", il a fait un contestataire à la langue bien pendue devant l'arbitraire divin. Dans ce livre passionnant, nourri notamment du Midrach, ce trésor "romanesque" des commentaires des Sages, Jean-Luc Allouche ajoute sa part de fiction et révèle un Moïse inédit, dépouillé de tout cliché.
On voudrait comprendre ; on ne peut. C'est le caractère vraiment hallucinant de cette affaire que l'horreur de ce double crime – l'un des plus atroces qui aient jamais été commis – soit encore dépassé par le mystère qui l'enveloppe. (...) Tous ceux que j'ai interrogés sont comme désarmés devant l'inexplicable. Eux non plus ne comprennent pas, et ils invoquent la folie. (...) A quoi pensent-elles, tandis que se déroulent, renouvelées, les images de leur crime, et que se joue leur sort ? Etrangères au débat, figurantes, n'apparaissent-elles ainsi presque privées de vie que parce que toute leur vie, justement, est tirée vers l'intérieur ? N'ont-elles point cessé, depuis le 2 février, de ressusciter le seul moment de leur morne et honnête existence où elles sont sorties d'elles-mêmes, ou plutôt elles ont sorti d'elles-mêmes cette mortelle fureur qui, à leur insu, y dormait ? Leur vie est-elle suspendue depuis ce jour, et le temps, au lieu d'écouler des heures nouvelles, répète-t-il inexorablement cette heure-là, qui fut la seule ? Louis Martin-Chauffier, extraits de Les mauvaises brebis du "Bon Pasteur", paru dans Vu, n° 290, 4 octobre 1933.
Niklas Luhmann est le plus grand sociologue allemand de la fin du XX e siècle, à la hauteur d'un Jürgen Habermas en philosophie, avec lequel d'ailleurs il n'a cessé de dialoguer. La société de la société, sa grande Å?uvre, présente la synthèse la plus accomplie de ses travaux sur la théorie des systèmes, la communication, les médias, l'évolution de la société et les sémantiques par lesquelles la société cherche à se décrire. Avec une radicalité et une originalité inégalées, Luhmann propose une théorie systémique de la société, seule capable selon lui d'appréhender la très haute complexité de la société moderne. Il définit celle-ci comme une société fonctionnellement différenciée en sous-systèmes, obéissant chacun à une logique propre (le droit, la politique, l'économie, l'art, la religion). Mondialisée, la société moderne n'est plus gouvernable à partir d'un sommet ou d'un centre et Luhmann montre comment cette société est exposée à des risques, notamment environnementaux.
Loin des commémorations de luttes passées et des célébrations nostalgiques de Mai 68, ce livre se veut avant tout, au sens propre, un "pavé graphique". Pour inciter chacun à ouvrir les yeux et à se prendre en main. Pour que chacun aiguise ses perceptions, acquière des réflexes, des habitudes. Dans ces pages sont rassemblées quelques idées, formules et solutions visuelles qui pourront servir encore. L'avenir n'est pas à l'ordre du jour, et les prochains pavés seront sans plage. Ami lecteur, garde ce livre, c'est une caisse à outils.
Et si Bill Gates cessait d?être seul à occuper toute la scène et à représenter avec sa marque l?avènement de la société de l?information ? Au prototype du marchand bouffeur de parts de marché, un jeune philosophe oppose le hacker, citoyen partageur.Les premiers hackers ont adopté le nom dans les années 60, et si le mot a désigné les fouteurs de bordel depuis les années 80, c?est qu?il a été vidé de son sens. Au départ, les programmateurs fous furieux d?informatique oeuvrant au MIT, le Massachusetts Institute of Technology, l?utilisaient pour désigner un passionné, «un expert ou un enthousiaste de toute nature». Ni professionnel, ni commerçant. Cette définition, même limitée à l?informatique, sous-entend une conception du travail particulière. Opposée à celle du protestant Max Weber, qui souhaitait une vie rythmée par le travail pour chacun, elle place comme priorités le bien fait à la communauté et le partage gratuit des connaissances, comme dans les académies grecques. Voyous piqueurs de numéros de cartes de crédit et d?intrusion sauvage sont appelés «crackers». Les vrais hackers se battent pour la liberté de la toile et son usage démocratique. C?est un duo finlandais qui nous aide à modifier notre perception : Linus Torvald, inventeur de Linux, a signé la préface du livre et Pekka Himanen, philosophe de 27 ans, enseignant à Berkeley, a observé les moteurs des membres de la caste. Passion, jeu, plaisir et partage, les ingrédients de son livre lui ont valu une traduction en dix langues. Pas mal, pour un essayiste voltairien. --Luc Biecq -- Urbuz.com
L'Afrique a survécu à tant de choses, l'esclavage, les guerres, la colonisation. Elle survira au développement ! " Terrible industrie du développement : les missions internationales se succèdent, la Banque mondiale et les Nations unies lancent de vastes programmes, les ONG s'arrêtent à des micro-projets ou interviennent dans l'urgence, contre la sécheresse, la famine, l'exode. Chaque expert, après quelques semaines sur le continent, est persuadé d'avoir compris. De nouveau, il réinvente l'Afrique ; " Nous avons fait croire aux Africains que nous avions les réponses, et ils ont oublié les questions ". Voilà pourquoi, sous prétexte de développement un continent est livré à tous les mauvais rêves des occidentaux, au néocolonialisme et à l'ethnocide. Avec la participation parfois enthousiasme de certains Africains. Au-delà des clichés touristiques, au-delà du sensationnalisme des désastres, ce livre est d'abord un regard en récit. Après des années d'études sur le terrain (d'où sera tiré l'ouvrage resté fameux, L'Afrique étranglée, écrit avec René Dumont). Marie-France Motteux passera huit ans sur le continent noir. Elle nous fait vivre la sécheresse en Mauritanie, les mondanités de Dakar, l'arrivée du Président français au Mali... Quelques années plus tard le paysage s'assombrit : Somalie, Libéria, Rwanda, Zaïre... La confusion, l'anarchie, semblent partout présentes. " Tout n'a pas si mal tourné. Il faut nous laisser à notre propre rythme ", explique pourtant Juliennes K. Nyerere, l'ancien président de Tanzanie. Oui, l'Afrique survivra au développement.