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Mémoires des guerres. Le Centre-Val-de-Loire, de Jeanne d'Arc à Jean Zay
Allorant Pierre ; Castagnez Noëlline ; Sirinelli J
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753542044
Comment une communauté se représente-t-elle son passé en fonction de ses besoins présents ? Depuis Maurice Halbwachs, les travaux sur la mémoire traquent les reconstructions et usages d?un passé souvent glorifié, parfois occulté, et toujours fondateur d?identité. Dans le cas des guerres, les mémoires sont à vif et, sur la longue durée, leurs permanences, ruptures et enjeux sont d?autant plus complexes à repérer. Pour y parvenir, cet ouvrage fait un double pari : il part d?études de cas locaux, sur un territoire identifié et restreint et il adopte une démarche pluridisciplinaire. Le Centre-Val de Loire, formé à partir des provinces du Berry, de l?Orléanais et de la Touraine, entretient avec les mémoires des guerres une relation certes singulière, née de sa situation au coeur du domaine royal, mais aussi archétypale. Car de la Délivrance d?Orléans par Jeanne d?Arc en 1429 aux occupations de 1814-1815, 1870-1871 et 1940-1944, les traces locales de sa mémoire participent à la construction de son identité régionale, tout en ayant des résonances nationales.
Allorant Pierre ; Castagnez Noëlline ; Prost Antoi
Le "moment" 1940 veut rendre à cette année singulière, qui va de la "drôle de guerre" à "l'étrange défaite", toute son incertitude, en partant du Loiret, observatoire privilégié pour cette période. Les Orléanais, comme les Français de 1940, ne savaient pas ce qui allait advenir: ils n'avaient envisagé ni la débâcle, ni l'exode, ni la défaite. Cet ouvrage s'intéresse donc aux moments indécis et, en priorité, aux deux grands effondrements, militaire puis politique, et articule le national et le local, en jouant sur les échelles d'analyse. Son ambition est donc de saisir ce "moment" à la fois par en haut, avec l'effondrement de la Troisième République et l'instauration du régime de Vichy, et par en bas, par le prisme des réalités départementales et locales: l'articulation des niveaux est particulièrement illustrée par le procès de Jean Zay, incarnation de tout ce que la Révolution nationale exècre, et par l'action technocratique du préfet Morane, préfiguration de la Reconstruction. Le colloque "Le moment 1940", des 18 et 19 novembre 2010, et la publication de ces actes ont reçu le concours des collectivités territoriales (Conseil régional du Centre, Conseil général du Loiret, Ville d'Orléans), de l'Office national des anciens combattants, de l'Université d'Orléans (laboratoires "collectivités territoriales" et "savoirs et pouvoirs"), du Cercle Jean Zay d'Orléans et de l'association nationale des Amis de Jean Zay, ainsi que du Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv (Centre d'études et de recherches sur les camps d'internements de Beaune-la-Rolande, Pithiviers et Jargeau).
A l'heure où le débat sur le nombre de régions est à nouveau d'actualité, ce dossier interroge les projets de redécoupage des circonscriptions et de redéploiement des compétences du centre vers la périphérie depuis 1789. Pour saisir la complexité de cette histoire, analyser détours et abandons est nécessaire : de la difficulté d'établir une circonscription intermédiaire entre commune et département au droit colonial en Indochine, en passant par les temps de guerre, ces épisodes révèlent les ressorts cachés de l'administration territoriale. La mise en place du statut municipal, fondé sur l'intérêt local, sert de socle à la coopération entre "le préfet et ses notables". La "boîte à outils" des idées décentralisatrices confirme la place occupée par les élus ancrés dans leur circonscription et le corps préfectoral. C'est pourquoi le dossier présente aussi le témoignage inédit d'un acteur-clé de trois décennies de débats au Parlement, Jean-Pierre Sueur.
Résumé : Depuis le discours d'André Malraux pour son entrée au Panthéon en 1964, Jean Moulin est devenu l'incarnation de la Résistance, son unificateur et son martyr. Mais, au-delà de cette icône républicaine, qui était Jean Moulin ? Un homme aimant la vie, un dessinateur doué pour la caricature, un fils et petit-fils de républicains, un jeune et brillant haut-fonctionnaire ; mais aussi un patriote antifasciste au service de l'unité nationale, puis un préfet courageux, un exceptionnel organisateur de la résistance enfin. Ce sont toutes ces facettes que cette remarquable biographie met en lumière. Un bouleversant portrait de préfet au service de la République, puis de la Résistance, à l'heure où la diversité des formes de Résistance a été mise en valeur par les entrées au Panthéon de De Gaulle-Anthonioz, Tillion, Brossolette et Zay en 2015 et des Manouchian en 2024.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.