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Le moment 1940. Effondrement national et réalités locales. Actes du colloque international d'Orléans
Allorant Pierre ; Castagnez Noëlline ; Prost Antoi
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782296966345
Le "moment" 1940 veut rendre à cette année singulière, qui va de la "drôle de guerre" à "l'étrange défaite", toute son incertitude, en partant du Loiret, observatoire privilégié pour cette période. Les Orléanais, comme les Français de 1940, ne savaient pas ce qui allait advenir: ils n'avaient envisagé ni la débâcle, ni l'exode, ni la défaite. Cet ouvrage s'intéresse donc aux moments indécis et, en priorité, aux deux grands effondrements, militaire puis politique, et articule le national et le local, en jouant sur les échelles d'analyse. Son ambition est donc de saisir ce "moment" à la fois par en haut, avec l'effondrement de la Troisième République et l'instauration du régime de Vichy, et par en bas, par le prisme des réalités départementales et locales: l'articulation des niveaux est particulièrement illustrée par le procès de Jean Zay, incarnation de tout ce que la Révolution nationale exècre, et par l'action technocratique du préfet Morane, préfiguration de la Reconstruction. Le colloque "Le moment 1940", des 18 et 19 novembre 2010, et la publication de ces actes ont reçu le concours des collectivités territoriales (Conseil régional du Centre, Conseil général du Loiret, Ville d'Orléans), de l'Office national des anciens combattants, de l'Université d'Orléans (laboratoires "collectivités territoriales" et "savoirs et pouvoirs"), du Cercle Jean Zay d'Orléans et de l'association nationale des Amis de Jean Zay, ainsi que du Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv (Centre d'études et de recherches sur les camps d'internements de Beaune-la-Rolande, Pithiviers et Jargeau).
La forme d'une ville change plus vite, hélas ! que le coeur d'un mortel" . Si les villes ont beaucoup évolué depuis ces vers de Baudelaire qui ont inspiré Julien Gracq, la volonté des municipalités, en particulier l'action de certains maires, a fortement contribué à modifier non seulement l'urbanisme, mais aussi l'image, la représentation de la ville que s'en font tant ses habitants que ses visiteurs. Dans le système urbain français, Orléans occupe une place singulière, avant-port de Paris sur la Loire, "Paris-sur-Loire" cultivant parfois sa nostalgie de n'être pas capitale, "Bonne ville" du royaume, chef-lieu stagnant de 1850 à 1945, extraordinairement dynamique dans la seconde moitié du XXe siècle. Depuis la Révolution française, Orléans a connu une succession ininterrompue de municipalités, certaines éphémères, d'autres marquées par des personnalités déterminées à changer la ville pour changer la vie. C'est à ce chemin d'histoire que ce livre convie le lecteur, à la rencontre entre des hommes et une ville devenue métropole, confirmée récemment en tant que capitale de sa région Centre-Val de Loire.
A l'heure où le débat sur le nombre de régions est à nouveau d'actualité, ce dossier interroge les projets de redécoupage des circonscriptions et de redéploiement des compétences du centre vers la périphérie depuis 1789. Pour saisir la complexité de cette histoire, analyser détours et abandons est nécessaire : de la difficulté d'établir une circonscription intermédiaire entre commune et département au droit colonial en Indochine, en passant par les temps de guerre, ces épisodes révèlent les ressorts cachés de l'administration territoriale. La mise en place du statut municipal, fondé sur l'intérêt local, sert de socle à la coopération entre "le préfet et ses notables". La "boîte à outils" des idées décentralisatrices confirme la place occupée par les élus ancrés dans leur circonscription et le corps préfectoral. C'est pourquoi le dossier présente aussi le témoignage inédit d'un acteur-clé de trois décennies de débats au Parlement, Jean-Pierre Sueur.
Résumé : Depuis le discours d'André Malraux pour son entrée au Panthéon en 1964, Jean Moulin est devenu l'incarnation de la Résistance, son unificateur et son martyr. Mais, au-delà de cette icône républicaine, qui était Jean Moulin ? Un homme aimant la vie, un dessinateur doué pour la caricature, un fils et petit-fils de républicains, un jeune et brillant haut-fonctionnaire ; mais aussi un patriote antifasciste au service de l'unité nationale, puis un préfet courageux, un exceptionnel organisateur de la résistance enfin. Ce sont toutes ces facettes que cette remarquable biographie met en lumière. Un bouleversant portrait de préfet au service de la République, puis de la Résistance, à l'heure où la diversité des formes de Résistance a été mise en valeur par les entrées au Panthéon de De Gaulle-Anthonioz, Tillion, Brossolette et Zay en 2015 et des Manouchian en 2024.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.