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La langue et la mémoire. Enigmes, jeux et traditions dans la Kabylie d'antan, édition bilingue berbè
Allioui Youcef
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782343061375
Autrefois, jouer aux énigmes et aux devinettes était une préoccupation quotidienne. Le soir, autour du foyer, les enfants jouaient sous les encouragements de leurs aînés. Les énigmes ont permis à l'enfant kabyle amazigh, grâce au jeu de langue, un apprentissage et une maîtrise de sa langue maternelle. Surprendre par son intelligence et sa maîtrise de la langue. Etonner par les interrogations auxquelles on soumet les autres jouteurs. Amuser par son sens de l'humour. Inciter à la curiosité en mettant en scène - à travers une énigme - un vécu qui touche de près ou de loin le village ou la confédération (Arch). Transmettre en refaisant vivre toutes les situations possibles et imaginables qui touchent jeunes et moins jeunes. Cette pratique intense et quotidienne de la langue maternelle a permis aux énigmes et aux devinettes de perdurer dans le patrimoine oral amazigh. L'énigme permet de mettre en avant tous les sujets, des plus courants aux plus inattendus. Le jeu des énigmes doit entrer dans l'environnement éducatif et scolaire pour mieux exciter la curiosité des enfants et les sortir de l'ennui dans lequel les plonge souvent l'école arabisée. Ce jeu fera ainsi oeuvre utile. Sous les aspects les plus ludiques, il permettra aux enfants amazighs de se libérer du carcan des cours formatifs et souvent déroutants. C'est une façon nouvelle d'appréhender les apprentissages en leur permettant de jouer et de donner libre cours à leur fantaisie et à leur imagination. Ce n'est qu'à travers leur langue maternelle (l'amazigh) que la mémoire de leurs ancêtres fera partie du patrimoine immatériel de l'humanité.
Un jour, parmi les jours du Souverain Suprême, alors que l'ogresse revenait du marché, elle trouva l'abeille en train de boire son lait et manger sa crème.
Il était une fois un garçon qui répondait au nom de Lillouche. Lillouche n'aimait pas l'eau. Il n'aimait donc pas se laver. Sa mère avait beau insister mais en vain, Lillouche ne voulait jamais se laver ! Et comme il était toujours sale, très sale, les enfants de son âge ne voulaient plus jouer avec lui. Sa mère lui dit : "Lillouche, si tu ne veux pas te laver, tu dormiras entre la chèvre et le mulet ; mais tu ne dormiras pas avec moi ! "
Résumé : Idir (L'Hamid Chenet, de son vrai nom) est né 1949 en Kabylie aux Aït Lahcène (At Lehsen), dans l'Arch des Aït Yenni (At Yenni), qui est l'une des confédérations kabyles parmi les plus réputées. Elle compte de nombreux et illustres personnages. Que les autres nous pardonnent si nous n'en citons que deux parmi les plus célèbres : Mouloud Mammeri et Mohamed Arkoun. Fils de paysans ? comme la majorité des enfants kabyles ! ? mais aussi et surtout de montagnards du Djurdjura occidental ? "At Wadda", disaient les Anciens ?, Idir a fait ses premières classes dans une école d'excellence, celle des jésuites que les Kabyles considéraient comme la meilleure de toutes. Dans les années 70, l'Algérie avait misé sur l'industrie pétrolière pour mener à bien son développement économique et Idir entreprit des études supérieures de géologie pour y faire carrière. Alors qu'il faisait ses études à Alger, le hasard (dit-on) voulut qu'il remplace au pied levé une vedette sur Radio Alger. Il interpréta alors une berceuse, aux moult versions, fort connue des mères kabyles, Ers-ed ay ides. L'auteur souhaitait présenter Idir, non pas seulement aux Kabyles ? qui le connaissent fort bien ?, mais à tous les autres qui l'ont découvert à travers sa musique et ses chants. Ces jeunes, ces femmes et ces hommes qui ignorent peut-être tout ou presque de son peuple, de sa langue et de sa culture à travers les bouleversements linguistiques et culturels subis par cette fédération (Tamaurya) dont l'onomastique et l'histoire ont été arabisées et francisées au mépris de la langue berbère. Ainsi, "Grande Kabylie" et "Petite Kabylie" sont des expressions coloniales qui n'existent pas dans la langue kabyle, créées de toutes pièces afin de diviser les Kabyles dans leur résistance acharnée contre les troupes de la France coloniale.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.