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La haine de la parole
Allione Claude
LIENS LIBERENT
22,90 €
Épuisé
EAN :9791020900630
Nombreuses sont les recherches qui décrivent l'impact du capitalisme néolibéral sur nos modes de vie, sur la culture, sur les façons de vivre ensemble, en un mot : sur les sujets. Il est indéniable qu'aucune société ne saurait se protéger totalement des effets d'une logique commerciale qui impose sa marque en tant que pratique, mais aussi en tant que modèle prêt-à-penser. Le marché, le saint-Marché - saint parce qu'il prétend occuper l'espace de la transcendance - n'agit plus seulement sur l'acte d'achat. En venant se poser dans une logique de saturation, il entraîne avec lui tout un dispositif de déni du manque, attaquant ainsi les racines mêmes de la parole. Après avoir vécu dans une société de consommation, nous entrons dans l'ère de la société de saturation qui entraîne, quoi qu'elle en veuille, une véritable haine de la parole, laquelle se manifeste dans les faits de discours par la perversion du statut de la parole. Le saint-Marché a pris la place précise de toutes les transcendances. Il prône une saturation sans cesse appelée à être dépassée et indéfiniment renouvelable, totalement antagoniste avec la structure même du langage reposant sur le manque. C'est ainsi que cette saturation, mode d'action et facteur de la haine de la parole, agit de fait sur les articulations entre la sphère symbolique et le réel. Ne le voit-on pas à l'oeuvre dès aujourd'hui dans l'exercice des "métiers de parole" ? Ceux dont l'outil principal, justement, est la parole : la justice (attaque des juges par les politiques), la presse (discréditée, délaissée et parfois se discréditant elle-même à des fins consuméristes), la sphère psy (où le conditionnement voudrait remplacer la parole), et finalement la politique elle aussi ; et où la capacité de se référer à un acte de parole est teinté de discrédit qui ne peut qu'entraîner un esprit de mécréante généralisée. La haine de la parole explore cette situation en essayant d'en éclairer les mécanismes, et veut montrer qu'une véritable écologie politique de la parole est d'une impérieuse nécessité et sans doute d'une grande urgence.
Allinne Jean-Pierre ; Gauvard Claude ; Jean Jean-P
La place du peuple en justice a profondément évolué tout au long des siècles de l'histoire. La fonction de juge s'est professionnalisée, même si des citoyens-juges élus exercent dans les tribunaux de commerce, les conseils de prud'hommes ou sont tirés au sort comme jurés de cours d'assises. D'autres participent activement au procès en tant que témoins ou experts. Mais la part que doit prendre le citoyen dans le système judiciaire français, comme juge et même comme témoin, continue de faire débat, et derrière la question de l'élection des juges, toujours présente depuis la période révolutionnaire, c'est celle de leur légitimité qui est posée. Pour mieux comprendre les enjeux, il fallait revenir au long terme de l'Histoire. D'abord sous la forme de la relation fondatrice que le peuple entretient avec la justice. Depuis l'Antiquité, "l'appel au peuple" des Romains garantissait l'effectivité de la justice. Au Moyen Age comme sous l'Ancien régime, c'est encore sous le regard du peuple que se prononcent et s'exécutent les condamnations. Mais la puissance des juges, qui affirment prendre leur décision "en ayant Dieu devant les yeux", s'impose jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. La Révolution française, en réaction contre une justice royale honnie, a voulu replacer le peuple au c?ur de la procédure. La justice populaire et l'élection des juges se sont imposées comme des évidences de la légitimité démocratique. Si ensuite la justice napoléonienne a marqué le retour en force de la professionnalisation d'une magistrature nommée par le pouvoir, le jury populaire est resté le symbole de cette justice démocratique. La participation des citoyens à la fonction de juger a fait l'objet de réformes ponctuelles et reste une question récurrente. Aujourd'hui, les juges rendent leurs jugements "Au nom du peuple français". Cet ouvrage permet de comprendre non seulement comment ils doivent en rendre compte aux citoyens, mais aussi comment ces derniers pourraient mieux participer à l'?uvre de justice.
Résumé : Le débat est très vif aujourd?hui autour des soins apportés à l?autisme. Pour ou contre la psychanalyse, pour ou contre les thérapies comportementales, pour ou contre certaines méthodes venues des Etats unis. Au-delà des idées toutes faites ce livre donne la parole aux parents de ces enfants autistes. Que vivent- ils réellement ? Comment ressent-ils les différents traitements ? A quels problèmes sont- ils confrontés ? Un livre important qui veut, au-delà des idéologies, renouer avec la réalité du quotidien. Un livre qui par son apaisement aidera tous ceux qui, parents ou professionnels, vivent dans l?entourage d?un enfant autiste. L?objectif de ce livre est de donner la parole aux parents d?enfants, d?adolescents et d?adultes autistes, à ceux que l?on n?entend presque jamais, mais qui constituent la très grande majorité. Témoignages passionnants, émouvants et presque toujours empreints d?une grande sagesse sur ce qu?ils vivent : l?annonce du diagnostic, la culpabilisation des mères, la scolarisation des enfants, les méthodes thérapeutiques, psychanalyse, thérapies comportementales et autres, la validité des structures de soins, les problèmes qui se posent lorsque l?enfant devient adulte. C?est donc le quotidien vécu des parents qui est pris en compte dans ce livre, loin des polémiques stériles. Livre qui sera d?une grande aide et d?un grand soutien à tous ses parents et professionnels qui se retrouvent la plupart du temps, malgré eux, soumis à des diktats ou des pressions néfastes pour l?enfant. Ce livre est préfacé et postfacé successivement par les 2 éminents spécialistes de l?autisme en France, les professeurs Hochmann et Delion.
Martine Bodénant est éducatrice spécialisée. Elle a exercé durant une trentaine d'années dans un centre d'accueil d'urgence pour mères et enfants en crise conjugale et familiale. Dans un récit à la première personne, elle raconte comment elle et son équipe ont répondu par leur travail éducatif aux questions posées par la violence au quotidien. En se tenant au plus près de son vécu de professionnelle, de ses doutes, de ses erreurs et prises de conscience, elle témoigne de son métier et de ses engagements syndical et féministe. Elle inscrit son cheminement dans les logiques et les contradictions institutionnelles particulières, mais aussi dans un contexte politique, social et idéologique où la question de la violence conjugale et donc des relations hommes/femmes mobilisent fortement la société civile. En rendant hommage au travail en équipe et aux femmes, enfants, hommes, qui, loin de se réduire à leurs difficultés, lui ont permis de grandir psychiquement, elle montre combien la part subjective - idéaux, pensées, croyances - est présente dans la relation éducative et comment les instances de parole - analyse de pratique, supervision - permettent de donner du sens à sa pratique professionnelle et de construire des projets au plus près des besoins et des désirs des publics accueillis.
Fournier Sébastien ; Allione Claude ; Cammareri Co
Toute existence s'inscrit dans le temps. Du jour de sa naissance jusqu'à celui de sa mort, l'Homme ne peut pas s'affranchir de cette contrainte métaphysique. Il est comme "embarqué" dans un mouvement qui lui échappe. Mais contrairement à d'autres êtres vivants, il ne se contente pas de subir la temporalité ; il a le privilège d'apprendre au cours de son développement, à en saisir consciemment et/ou inconsciemment certaines lois. L'étude que nous avons menée démontre que cette relation au temps débute très tôt pendant la petite enfance et probablement même avant, au stade de la vie foetale. Elle se renforce ensuite, grâce aux expériences réalisées par le nourrisson (interactions, rythmes, principe de causalité, etc.) suivant l'évolution de ses capacités psychoaffectives et cognitives.
L'Association de défense des animaux L214 dévoile ici l'ampleur d'un système, l'élevage intensif, qui a fait de la Terre un enfer pour une multitude d'animaux. En France, près de 3,5 millions d'animaux sont tués chaque jour dans les abattoirs, soit 2 400 chaque minute. Faisant fi de toute forme d'empathie, ignorant leur souffrance, l'humain a façonné les animaux à son usage. Aujourd'hui, dans les élevages standard, les poulets atteignent le poids de 1,5 kilos en trente jours, alors qu'il leur fallait quatre fois plus de temps en 1950. Une vache laitière peut produire jusqu'à 60 litres de lait par jour, alors que 7 litres suffiraient pour alimenter son veau. Plus de 80 % des animaux sont enfermés sans accès à l'extérieur, entassés par milliers dans des bâtiments le plus souvent dépourvus de fenêtres. A la lecture de cet ouvrage édifiant, une évidence s'impose : il nous faut changer de modèle agricole et alimentaire. L214 propose ici des solutions concrètes, efficaces, simples et réalisables immédiatement. Voici donc un véritable cri d'alarme pour réveiller les consciences sur les horreurs que les êtres humains font subir aux animaux et leurs conséquences dramatiques, notamment pour l'environnement et la santé publique.
Voici l'ouvrage sur une des révolutions scientifiques les plus importantes de ces cinquante dernières années. Un livre qui va changer votre vie ! Jusqu'à ces dernières années, la science expliquait que nous étions programmés par notre patrimoine génétique. Or, à la lumière de recherches récentes, les scientifiques revoient leur théorie. La nouvelle découverte en biologie, appelée épigénétique, montre que votre comportement quotidien ? ce que vous mangez, l'exercice que vous pratiquez, votre résistance au stress, le style de vie que vous adoptez... ? va inhiber ou activer certains de vos gènes. Vous êtes comme le chef d'orchestre d'une symphonie, co-auteur de votre vie, de votre santé, de votre équilibre.
Résumé : Le professeur Frans de Waal, éthologue et primatologue de renommée mondiale, explore le monde mal connu des émotions animales et fragilise toutes nos certitudes sur la spécificité de l'espèce humaine. Si les yeux sont une fenêtre sur l'âme alors le regard que pose Mama ? la matriarche de la colonie de chimpanzés du zoo d'Arnhem au crépuscule de sa vie ?, sur Jan van Hooff, un professeur de biologie qui l'a côtoyée pendant plus de quarante ans, en dit long sur la sensibilité animale. C'est le point de départ du voyage auquel nous convie Frans de Waal. Une véritable plongée au coeur de l'émotion animale, qui nous invite à reconsidérer toutes nos certitudes. Les recherches récentes sont en effet sans appel : les mammifères et la plupart des oiseaux ressentent des émotions : joie, peur, colère, désir, tristesse, besoin d'intimité, deuil, soif de pouvoir ou sens de l'équité... Aux accusations d'anthropomorphisme ? cette tendance à assimiler l'attitude des animaux à celles des hommes ?, Frans de Waal oppose l'"anthropodéni", c'est-à-dire la croyance vaniteuse des hommes en l'incomparabilité de leur espèce. Le primatologue américano-néerlandais apporte son expérience aux grands débats éthiques et philosophiques contemporains. Il conteste la séparation entre corps et esprit, entre émotion et raison, ainsi que la rupture humain-animal. Tout au long de cet ouvrage fascinant, il montre combien l'intelligence émotionnelle structure la vie de tous les animaux sociaux.
Résumé : Remontant dans l'histoire, Jean-Claude Kaufmann détaille la mécanique infernale qui nous a menés là, et annonce l'inéluctable approfondissement de la crise. Car nous ne vivons rien de moins que la fin d'une civilisation. Celle qui fut la nôtre, fille des Lumières, et qui disparaît sous nos yeux. Nombre d'observateurs ont déjà lancé des cris d'alarme. Sur la catastrophe climatique. Sur les dérives écoeurantes de l'économie financiarisée. Sur la montée des populismes, des nationalismes, des fondamentalismes et des enfermements communautaires. Sur l'emprise grandissante des GAFA. Sur la prolifération des fake nets et de la haine qui gangrènent Internet. Sur le peuple des territoires méprisé et oublié. Dans cet emai informé et solidement argumenté, Jean-Claude Kaufmamt relie ces éléments et les intègre dans un ensemble explicatif unifié. En ressort un tableau impressionnant de ce qui nous entraîne vers l'abîme. Catastrophisme exagéré ? Lisez sa démonstration, et vous verrez aussi pourquoi nous dénions les dangers qui nous guettent, en nous berçant d'illusions dans une bruyante exubérance démocratique qui n'est en fait qu'un chant du cygne...