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DE L'IMPOSSIBILITE DE LA PHENOMENOLOGIE SUR LA PHILOSOPHIE FRANCAISE CONTEMPORAINE
ALLIEZ
VRIN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782711612444
A la base de cet ouvrage, un Rapport destiné à présenter un tableau aussi complet que possible de la philosophie contemporaine en France ; ce qui impliquait, en prenant en compte ses différentes composantes, d'établir un diagnostic et de tenter quelque chose comme une intervention. L'examen de la division quasi-officielle du monde philosophique en deux blocs, phénoménologique et analytique, et ses prolongements en France - avance de la philosophie analytique, mais dans le sens d'une pratique " post-analytique " de la philosophie ; renouveau des recherches phénoménologiques, mais " tournant théologique " de la phénoménologie française - permet de dégager quelques surprenants effets en retour sur le roman historique de leur constitution. Tout se passant comme si le principe même de ce partage obéissait à un axiome de complémentarité entre la " phénoménologie " de l'échec du formalisme logique et " l'analyse " de la rupture d'intentionnalité de la phénoménologie en sa réalité théologique et son impossibilité philosophique. Au bilan, une lecture incontournable de la philosophie française de ces vingt dernières années dont on trouvera ici la première exposition systématique.
Les OEuvres de Gabriel Tarde sont publiées sous la direction d?Éric Alliez (cinq volumes parus) Deuxième série: Volume IMieux que quiconque, Gabriel Tarde nous permet de comprendre la société moderne. Il nous parle du tissu social, de la presse, du public, de l?uniformisation universelle et de la mode. Il propose de suivre, pas à pas, les inventions grandes ou petites; pourquoi et comment se diffusent-elles et gagnent-elles tout un pays puis le monde entier? Un groupe social est une collection d?êtres qui sont en train de s?imiter entre eux. Par définition, un fait social est ce qui se propage, s?accroît et se répand.Cette démarche a des conséquences pour toutes les sciences sociales: de la manière de lire les statistiques à l?archéologie! Les seules statistiques intéressantes sont celles qui forment des courbes qui montent et non pas celles qui sont plates. Quant à l?archéologie, elle nous renseigne quand elle nous donne des collections d?oeuvres similaires et non pas des oeuvres exceptionnelles mais uniques. Tarde est ainsi un précurseur de l?historiographie la plus moderne. Cela donne une sociologie concrète particulièrement utile à une époque où la société se transforme de plus en plus vite et où l?on s?interroge sur les possibilités d?agir.Gabriel Tarde (1843-1904) criminologue, sociologue et philosophe a été professeur au Collège de France. Son influence est très grande aux États-Unis et chez des auteurs comme Gilles Deleuze.
Eric Alliez ne se propose pas d'exposer des conceptions du temps ni même d'analyser des structures temporelles. Il parle de conduites du temps : on dirait que la pensée ne peut saisir le temps qu'à travers plusieurs allures, qui composent précisément une conduite, comme si l'on passait d'une allure à une autre, suivant des occurrences déterminables. Et plus encore, on passera d'une conduite à une autre, dans des milieux et à des époques différentes, qui mettent en rapport le temps de l'histoire et la pensée du temps. Bref, des conduites multiples du temps, dont chacune réunit plusieurs allures. Dans chaque conduite, certaines allures se font étrangères, aberrantes, presque pathologiques. Mais il se peut que, dans la conduite suivante, elles soient normalisées, ou trouvent un nouveau rythme qu'elles n'avaient pas précédemment. C'est peut-être cette introduction de rythmes profonds dans la pensée, en rapport avec les choses et les sociétés, qui inspire le travail d'Alliez : [...] les choses, les sociétés et les pensées sont prises dans des processus, sans lesquels les conduites et les allures resteraient arbitraires ; et c'est la force du livre d'Alliez de découvrir et d'analyser de tels processus d'extension, d'intensification, de capitalisation, de subjectivation..., qui deviennent comme les conditions d'une histoire du temps. " Gilles Deleuze.
Pourquoi écrire encore un livre sur Matisse aujourd'hui ? Pour explorer, pour marquer son intempestive actualité. Car la pensée qui l'anime concerne d'une façon fondamentale les enjeux de la philosophie et de l'art contemporains. Enjeu philosophique, pour autant que les oeuvres et les écrits de Matisse assurent dans la longue durée du XXe siècle la continuité d'une pensée vitaliste, reconnue par l'intermédiaire de Nietzsche, de Bergson, et plus tard de Dewey, en un temps où elle est absente, en France, de l'histoire de la philosophie. Avant que Deleuze n'en renoue le fil. Remise en jeu de l'art, pour autant que la Pensée-Matisse est immanente à une pratique révolutionnaire irréductible à la dite « libération de la couleur ». « Fondement de tout » selon Matisse, le fauvisme est affaire de construction des couleurs/signes en rapports de forces dont le pouvoir expressif est intrinsèquement vital et non pas purement pictural. Cette énergétique, dans laquelle « la différence de quantité de la couleur fait sa qualité », conduit Matisse à un devenir-décoratif qui, à l'encontre du formalisme moderniste, tend à éliminer toute opposition entre l'intérieur et l'extérieur de l'oeuvre pour que celle-ci prenne « possession de l'espace ». L'art s'y trouve relancé dans une expérience singulière du commun. Un art environnemental contre le culte de l'Image. Loin de toute passion romantique, excéder, en somme, la clôture de l'art et de la philosophie pour les mettre hors d'eux-mêmes. Éric Alliez, philosophe, est professeur invité à la Hochschule für Gestaltung (Karlsruhe) et Senior Research Fellow à Middlesex University, Londres. Jean-Claude Bonne, historien de l'art, est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris. Ouvrage publié avec le soutien du Centre national des arts plastiques et de la Fondation Evens.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.