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Marcel Schwob. L'homme au masque d'or
Allain Patrice ; Fabre Bruno ; Gauthier Bernard ;
GALLIMARD
15,00 €
Épuisé
EAN :9782070777464
Né en 1867, mort prématurément en 1905, Marcel Schwob, figure centrale et secrète de son époque, fut un lecteur de Villon comme de Stevenson, un traducteur de Defoe et de Shakespeare, un spécialiste de l'argot et un chroniqueur acéré, l'interlocuteur aussi de tout ce que la littérature comptait de plus actuel. de Gide à Jarry, dont il fut le premier éditeur de Gourmont à Claudel, et de Wilde à Colette ou Meredith. Narrateur, historien, linguiste, critique, fabuliste, il ne se contenta pas d'un seul rôle ou emploi littéraire, les occupant tour à tour suivant l'occasion et la nécessité, Schwob fut aussi, bien sûr, l'auteur du Livre de Monelle, du Roi au Masque d'or et des Vies imaginaires, récits hypnotiques où, par " l'arrangement et l'harmonie d'une infinité de détails justes ", il donne littéralement corps aux manies d'un philosophe cynique de l'Antiquité ou au baroque sanglant d'un Cyril Tourneur. Borges y reconnut l'une des sources essentielles de ses propres fictions. Nous n'avons en propre, soutint Schwob, que nos bizarreries, et il eut pour principe esthétique que " l'art est à l'opposé des idées générales, ne décrit que l'individuel, ne désire que l'unique : il ne classe pas, il déclasse ". Publié à l'occasion d'une exposition à la Bibliothèque municipale de Nantes, le présent ouvrage est le premier album monographique consacré à la vie et l'?uvre de Schwob. Outre un ensemble d'essais consacrés aux différentes facettes de cet écrivain inclassable. il présente plus de 100 documents, manuscrits, illustrations et photographies.
L'elle du désir, est le quatrième recueil de l'auteur. Dans cet ouvrage, il exprime toujours avec force, ce qui est son ADN, la sensibilité au travers des êtres, de leurs relations, de leur difficulté à exister à aimer et à pouvoir vivre dans l'harmonie. Reste particulièrement présente, cette quête d'un amour partagé, vivant et heureux. Il vous entraîne dans la profondeur des ressentis, de l'émotion, de l'épanouissement, tout ce à quoi, les femmes et les hommes aspirent. Laissez-vous porter, transporter, par ses poèmes et tout ce qu'ils expriment.
Jacques Baron a traversé, entre les deux guerres, toute l'avant-garde littéraire et politique. On redécouvrira ici l'oeuvre trop méconnue de ce " gosse de Bretagne égaré à Paris ": vers, contes, articles, correspondances... Certains de ses poèmes d'extrême jeunesse ont été rédigés sous l'égide de Dada, d'autres empruntent à la veine surréaliste. À la lecture de cet ouvrage, on croise les noms de Louis Aragon, André Breton, René Crevel, Raymond Queneau et Michel Leiris - l'ami fidèle - mais aussi celui d'Henry Miller. Tous furent liés à ce " lycéen ingénu " qui, "sous l'ombre portée de Rimbaud ", a fait acte de surréalisme absolu. A ses côtés - dans les pas de Jacques Vaché - on parcourt encore les rues de Nantes. On y respire l'esprit du large et les embruns des océans sur lesquels le jeune poète vogua comme pilotin, au début des années 1920. Une fois la rupture avec Breton consommée, il participe à la création de La Revue marxiste, puis s'engage auprès de Boris Souvarine dans l'aventure de La Critique sociale. Avec conviction, il en assure le secrétariat de rédaction. Jacques Baron incarne le type de ces jeunes révolutionnaires de l'esprit et du coeur. La description et l'analyse de son parcours permettent de constater que ces années prétendues "folles ", lourdes à la fois d'espoirs et de menaces, présentent une forte ressemblance avec l'époque contemporaine.
Résumé : L'aventure du Surréalisme, l'une des plus fécondes et des plus opérantes du XX ?> siècle, a sans doute pour instigateur premier un météore, un jeune homme nommé Jacques Vaché qui fut pour André Breton comme la source étincelante de toutes les libertés nouvelles. C'est à son contact, ou dans la résonance des lettres littéralement ébouriffantes que Vaché écrivait depuis la ligne du front de la guerre 14, que Breton se mit mentalement, poétiquement, existentiellement en mouvement, comme si les réserves d'énergie noire que Vaché avait en lui et qu'il dilapidait, allaient devenir une sorte de trésor inépuisable. Comme le souligne André Breton aux dernières lignes du quatrième essai qu'il consacre à Vaché : il faut "promouvoir au plus haut rang, dans l'ordre de la salubrité et des soins d'urgence, les très rares concentrés de résistance absolue que sont les Lettres dites de guerre, de Jacques Vaché et Les jours et les nuits, journal d'un déserteur, d'Alfred Jarry qui gardent toute leur vigueur de contre- poison". C'est précisément cette "vigueur" qu'il importe de réinstiller dans le champ poétique contemporain en faisant place, dans une collection qui a publié et amplement diffusé les Surréalistes (de Breton à Aragon, de Soupault à Eluard) au plus secret d'entre eux, au plus dérangeant aussi. Car l'oeuvre de Vaché est surtout une oeuvre par défaut : un lâchez-tout qui s'en tient à un seul feu d'artifice tiré d'entre les plus sanglantes tranchées du siècle.
Ne visitez pas l'exposition coloniale", ce tract de mai 1931 donne le ton de la vive dénonciation par le groupe surréaliste de la politique impérialiste de la France. Alors que l'exposition coloniale est inaugurée en grande pompe est organisée la contre- exposition intitulée "La vérité sur les colonies". Cet ouvrage met en lumière un chapitre mal connu du combat des avant-gardes à travers une iconographie subversive.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession." Des projets et des promesses du premier Manifeste du surréalisme (1924) aux prises de position, politiques et polémiques, affirmées dans le Second Manifeste du surréalisme (1930), se dessine ici une théorie de l'expérience esthétique qui a bouleversé tous les domaines de la création au XXème siècle.
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.
Entre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?
Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.