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Terrorisme et droit pénal . Etudes critique des incriminations terroristes, Edition 2010
Alix Julie ; Giudicelli-Delage Geneviève
DALLOZ
70,00 €
Épuisé
EAN :9782247088171
Pour traiter du terrorisme, c'est la voie de l'étude des incriminations qu'a choisie Julie Alix. Une voie étroite [...], généralement délaissée : car cette voie suppose de s'affronter à la question de la nécessité d'incrimination(s) spécifique(s), qui implique, elle-même, une définition du terrorisme [...]. Et pourtant, par cette voie étroite, c'est tout le champ pénal que la thèse de Julie Alix interroge par son étude et bouleverse par ses propositions. [...] La thèse de Julie Alix fournit ainsi, au-delà du terrorisme, des clefs de lecture du droit pénal contemporain. [...] Si elle a choisi la " mesure ", c'est-à-dire si elle a choisi de ne pas interroger - et donc de ne pas contester - le postulat selon lequel à une criminalité exceptionnelle grave doit répondre un droit pénal dérogatoire, c'est sans doute par réalisme, [...] ; mais c'est plus sûrement par " conviction " : celle que le droit pénal, même dérogatoire, est la réponse la plus admissible apportée au terrorisme dans une démocratie. [...] Toute la thèse de Julie Alix est bien ainsi portée par un souffle : que la recherche de l'efficacité soit aussi celle du juste. [...] elle interroge alors le droit positif et conclut à son " désordre ". L'étude " critique " des incriminations aurait également pu être dite " méthodique ". Avec minutie, elle " observe ". Se posant la question de " qu'est-ce que le terrorisme en droit pénal ? " [...] Avec un objectif et une espérance : " démontrer que, même dans la lutte contre les plus graves criminalités, la répression doit toujours avoir un sens. [...] il faudra substituer au pragmatisme législatif une éthique de l'incrimination ". Julie Alix avoue que la recherche a été pour elle " passionnante ". La lecture de sa thèse l'est tout autant.
Résumé : Le ministère public est en débat, il est même au c?ur des débats sur la Justice, qu'il s'agisse de l'autonomie du parquet ou de son indépendance souhaitée ou contestée, qu'il s'agisse de la montée en puissance de ses fonctions ou encore de son appartenance ou non à l'autorité judiciaire. L'explosion du contentieux pénal dans tous les Etats de droit ainsi que la lutte déterminée, engagée contre le terrorisme et la grande criminalité, suffisent à expliquer l'intérêt renouvelé pour le parquet, représentant de l'Etat au procès pénal. Figures du parquet explore dix pays. Cinq sont membres de l'Union européenne (Allemagne, Angleterre, France, Grèce, Italie), un, la Roumanie, entrera dans l'Union européenne le 1er janvier 2007, trois aujourd'hui sont simplement membres du Conseil de l'Europe (Roumanie, Russie et Turquie), deux sont plus lointains, soit géographiquement (Brésil), soit par le système de droit (Iran). Outre ces figures nationales du parquet, l'européanisation du droit pénal et son internationalisation ont imposé de se pencher sur une figure européenne en gestation, le Ministère public européen, et sur une jeune figure internationale, le Bureau du procureur près la Cour pénale internationale. La lecture de Figures du parquet démontre la difficulté à caractériser des types de parquet, mais prouve aussi, en dépit de la spécificité de chaque " figure ", combien la démarche de droit comparé permet de s'évader d'un isolement juridique en perte de sens.
Nos travaux consacrés à la "guerre contre le terrorisme" ont révélé les limites épistémologiques de l'exclusion du terrorisme du domaine de l'infraction politique. Y remédier imposait une étude pluridisciplinaire. Les contributions rassemblées en première partie de l'ouvrage exposent l'appréhension par les sciences juridiques, politiques et sociales du rapport entre ces notions, mal définies par le droit, et établissent la pérennité d'une question qui travaille les sciences criminelles depuis le XIXè siècle et les imperfections des justifications et des réponses juridiques apportées. La seconde partie propose de redéfinir l'infraction politique comme une expression du droit de la démocratie de se défendre, y compris contre le terrorisme.
La littérature scientifique relative à la fraude fiscale est particulièrement foisonnante. Pour autant, les années passent et son ampleur demeure toujours aussi impressionnante. Afin d'expliquer ce paradoxe, la présente thèse ambitionne de démontrer que le manque d'efficacité de la répression mise en oeuvre en matière fiscale résulte de son organisation même. Pour y parvenir, une étude approfondie du dispositif français de lutte contre la fraude fiscale est d'abord proposée. Celui-ci conduit à mettre en lumière plusieurs de ses failles. Puis, l'analyse se poursuit par le développement d'une réflexion visant à remédier à ces dernières. Dans le cas présent, le propos tenu ne se résume pas à une simple déconstruction du système répressif en vigueur. En effet, à mesure que l'auteur développe sa pensée, une méthode destinée à permettre un meilleur usage du droit de punir est esquissée. Celle-ci est ici appliquée dans le domaine de la fiscalité afin d'optimiser la réponse apportée aux comportements de fraude à l'impôt. Mais, en réalité, le suivi de cette méthode ouvre la voie à un renforcement de l'efficacité de la répression exercée dans d'autres secteurs techniques.
La grande frayeur de tout parent est de passer à côté de quelque chose de grave quand il s'agit de la santé de leur enfant. Conçu par une médecin urgentiste et maman, ce livre est un guide ultra-pratique destiné à rassurer et orienter les parents. Il permet d'identifier rapidement les symptômes, d'évaluer le degré d'urgence (notamment avec la méthode du Quick Look) et savoir qui consulter (médecin vs urgences ? ). Structuré en 5 grandes parties (conseils généraux / principaux symptômes / accidents-coups-blessures / maladies et affections courantes / prévention), il propose 101 fiches richement illustrées (photos et dessins). A chaque situation : une info médicale fiable, des conseils concrets (une bosse molle au niveau du crâne ou un bleu derrière l'oreille : direction les urgences), des astuces de grand-mère (lait maternel en cas de conjonctivite) et des gestes à adopter sans stress (miel en cas de pile-bouton avalée). Fièvre, chute, éruption ou coup de chaud ? Vous saurez quoi faire, quand consulter, et comment garder votre calme.
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.
Le texte intégral de la Convention européenne des droits de l'Homme Signée le 4 novembre 1950, entrée en vigueur le 3 septembre 1953, la Convention européenne des droits de l'Homme, inspirée par la Déclaration universelle des droit de l'Homme de 1948, est aujourd'hui le modèle le plus perfectionné de garantie effective des droits de l'Homme, par le contrôle judiciaire du respect de leurs droits. Il s'agissait d'établir un ordre public des démocraties d'Europe . L'originalité du système résidait dans son caractère évolutif et souple, qui a été progressivement renforcé à travers les réformes successives. La Convention a eu un indéniable effet d'entraînement de l'ensemble des pays européens pour une meilleure défense des droits de l'Homme.
Résumé : Cet ouvrage se veut une présentation générale et renouvelée de l'argumentation juridique, ne se limitant pas au droit français et pulsant volontiers au système de common law ou au droit talmudique. De nombreux arguments sont analysés et illustrés les arguments a pari, a contrario, a fortiori, mais également les présomptions, les standards, les principes non écrits. En outre, une place est faite à des procédés moins connus, comme l'obiter dictum, les perspectives ex post et ex ante, les lectures de re et de dicto, l'effet utile, le distinguishing. L'approche proposée ici est pragmatique, dans l'esprit de Chaïm Perelman et de l'Ecole de Bruxelles : les notions de formalisme, d'arbitraire, de fiction, de présomption, de sens littéral, sont étudiées sous l'angle du rôle pragmatique que ces procédés jouent dans l'argumentation et non de manière décontextualisée. L'ouvrage sera utile tant à l'étudiant en droit qu'au praticien expérimenté de l'argumentation juridique. Un glossaire rend son maniement plus facile.
Résumé : Symbole du droit international des droits de l'Homme qui a connu un développement remarquable depuis la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l'Homme cristallise également les interrogations qu'il suscite. Des droits peuvent-ils réellement être universels ? Droits civils et politiques, droits économiques, sociaux et culturels peuvent-ils être pensés ensemble ? Quelle est la portée d'une déclaration de droits ? La protection effective des droits suppose-t-elle la régionalisation ?