Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Féminismes islamiques
Ali Zahra
FABRIQUE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782358720366
Féminismes islamiques: un titre qui en fera sursauter beaucoup, y compris parmi celles et ceux qui se pensent à l'abri de tout préjugé. C'est que le stéréotype "islam =oppression de la femme" croise partout comme un sous-marin, tantôt en surface et pavillon haut, tantôt dans les profondeurs de l'inconscient. Ce que montre ce livre, le plus souvent on ne le sait pas: que dans les pays où l'islam est la religion dominante, des croyantes puissent lutter pour l'égalité, retourner les textes sacrés contre le patriarcat, s'élever contre les autorités politiques et religieuses qui bafouent les droits des femmes. De l'Egypte à l'Iran, du Maroc à la Syrie, en France, aux Etats-Unis et jusqu'en Malaisie, des intellectuelles, des chercheuses et des militantes sont engagées dans une démarche féministe à l'intérieur du monde religieux musulman. Zahra Ali nous fait entendre leurs voix et propose ainsi de décoloniser le féminisme hégémonique.
Résumé : Comment continuer à vivre lorsque son peuple est lentement effacé, damné parmi les damnés de la terre ? Toute sa vie, Mayyu Ali a dû se battre pour exister comme Rohingya, une minorité musulmane parmi les plus persécutées au monde, dont l'existence est purement et simplement déniée en Birmanie depuis 1982. Né en 1991, année où Aung San Suu Kyi reçoit le prix Nobel de la paix, il grandit à l'ouest de la Birmanie, à quelques kilomètres de la frontière bangladaise, dans une famille de pêcheurs. Régulièrement insulté et exclu, comme toute sa communauté, obligé de renoncer à devenir professeur, il se réfugie dans l'écriture et est aujourd'hui un poète reconnu. En août 2017, les militaires birmans attaquent son village et il voit ses voisins se faire égorger, les femmes sont violées, les enfants jetés dans les flammes. Comme 740 000 autres Rohingyas, il prend la fuite pour le Bangladesh voisin. Entassé dans un camp de fortune, sur des collines qui menacent de s'effondrer, Mayyu Ali assiste depuis deux ans au trafic d'êtres humains orchestré par des mafieux. Mais il est déterminé à agir pour son peuple et contribue à collecter les preuves de ce que la Cour pénale internationale pourrait bientôt qualifier de génocide. Par ce livre, il veut faire entendre les cris des enfants, des femmes, des hommes, pour que leur tragédie ne tombe jamais dans l'oubli : "En Birmanie, notre existence est niée. Ecrire mon parcours et celui des miens ancre à tout jamais nos vies dans l'histoire de l'humanité".
Ali Zahra ; Dieng Rama Salla ; Federici Silvia ; G
Résumé : Six ans après #MeToo, alors que le sexisme et la violence de genre sont plus que jamais dans le débat public et que de nouvelles générations prennent la question à bras le corps, les combats et les théories féministes semblent à nouveau parés d'une capacité à changer le monde. Mais la puissance actuelle du discours féministe, qui fait feu de tout bois, prête pourtant le flan à sa propre marchandisation et à sa récupération conformiste qui menacent de le rendre inoffensif. C'est par le détour de l'histoire que les textes réunis ici évitent ces écueils. Tous évoquent des figures et des organisations, des luttes, des courants et des moments d'élaborations théoriques méconnus, parfois oubliés, mais non moins décisifs pour notre présent. Ils présentent ensemble une image du féminisme comme une tradition politique vivante, radicale, conflictuelle, irréductible à ses incarnations hégémoniques et indissociable des contextes où il émerge. Leurs autrices sont des figures internationales du féminisme contemporain : Silvia Federici, Françoise Vergès, Verónica Gago, Zahra Ali, Sayak Valencia, Rama Salla Dieng, Lola Olufemi et Djamila Ribeiro. Elles mettent en lumière des luttes et des cultures féministes du Sud global, d'autres qui ont pratiqué la solidarité internationale en Europe. Ces contributions ont en commun de faire revivre un authentique internationalisme féministe et de proposer des pistes pour sa réactivation aujourd'hui.
La psychosomatique ne doit pas être considérée comme une spécialité de la médecine, mais plutôt comme une interrogation sur le lien entre l'âme et le corps, qui ne sont pas deux entités mais deux concepts, destinés à rendre compréhensible une réalité qui nous dépasse. Cette interrogation s'ouvre sur une anthropologie incluant tous les facteurs en jeu, culturels, biologiques, individuels, et échappe surtout aux cloisonnements. Ce modèle de la théorie psychanalytique doit être repensé et surtout dépassé, exactement comme le modèle psychosomatique, lui-même issu de la psychanalyse. Ce dépassement porte le nom de la théorie relationnelle. Pour ce faire, il faut partir de la distinction entre unité et totalité. La totalité n'est pas l'unité, qui ne saurait être la somme des facteurs mis en jeu dans une situation déterminée. Ce qu'il faut rechercher, c'est l'unité, mais elle doit être pensée autrement pour inclure la multiplicité dans une perspective tout à fait nouvelle, sans postuler d'emblée que la maladie organique est une somatisation. Une fois reconnue l'existence d'une impasse, il ne s'agit pas de résoudre l'impasse, mais au contraire de chercher à la décomposer, de faire un retour en arrière pour comprendre comment le patient en est arrivé là, donc de la dissoudre. Il y a là une nouvelle façon d'aborder la thérapie en la plaçant dans une perspective relationnelle, permettant notamment de poser la question fondamentale de savoir comment se constituent dans une situation relationnelle des pathologies de la non-relation.
Les nuages de gaz lacrymogènes et les détonations incessantes composent l'atmosphère désormais habituelle des manifestations en France : des ZADs aux campus, des quartiers populaires aux cortèges syndicaux, toute expression d'une opposition collective à l'Etat expose aujourd'hui à la violence des armes non létales. Alors qu'un nouveau palier a été franchi avec la répression du mouvement des Gilets jaunes, ce livre propose une analyse critique du recours massif à l'arsenal non létal, principal pilier du maintien de l'ordre à la française. Les premiers chapitres s'appuient sur une typologie historique, depuis la matraque aux armes sonores, en passant par les multiples grenades, gaz et lanceurs de balles de défense, d'où il ressort que : 1) le développement de cet attirail se présente toujours comme une solution purement technologique à une crise de légitimité ; 2) l'écart est saisissant entre les prescriptions des fabricants et la pratique policière : bien que conçues comme des armes défensives, permettant de maintenir à distance un adversaire, les forces de l'ordre en font un usage offensif, disproportionné, terrorisant voire tortionnaire - et parfois létal, comme l'exemplifient dramatiquement les décès de Rémi Fraisse, Zineb Redouane et Steve Maia Caniço. Ceci n'empêche pas l'Etat et les industriels du secteur d'employer la rhétorique humanitaire pour booster un marché juteux tourné vers l'exportation (chapitre III). L'opacité des contrats et l'intraçabilité des armes jettent l'ombre sur l'utilisation de matériel de fabrication française par des régimes dictatoriaux : le gaz lacrymogène français d'Alsetex et les Flash-Balls de Verney-Carron ont ainsi servi à réprimer les populations au Bahreïn, en Tunisie et au Congo. L'intensification de la répression "non létale" a engendré de nouvelles pratiques d'autodéfense populaire, qui font l'objet du chapitre suivant : de la recension des blessés et leur politisation à travers des appels au désarmement de la police, à la protection des manifestants via un équipement de circonstance, l'activité des streets medics, la solidarité et l'inventivité au sein des cortèges, etc. Paul Rocher montre comment ces pratiques sont en retour criminalisées par l'Etat. L'ultime chapitre replace l'usage des armes non létales dans le cadre d'un durcissement autoritaire de l'Etat qui cherche à imposer complètement son agenda néolibéral, longtemps freiné par la résistance populaire. Le recours à un arsenal d'origine militaire pour régler les conflits politiques domestiques, loin de correspondre à un adoucissement du maintien de l'ordre, apparaît ici comme le corollaire de la suspension des procédures démocratiques en France.
Un enfant qui continue à faire pipi au lit est-il un handicapé? Celui qui refuse d'ouvrir ses livres est-il un dyslexique? Le gamin turbulent est-il atteint de TDAH (trouble-déficit de l'attention avec hyperactivité)? Faut-il lui prescrire une cure de Ritaline? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles s'attaque ce livre. Grâce à une langue médico-sociale (LMS) élaborée, en s'appuyant sur une version totalement dévoyée de la psychanalyse, l'Etat normalise et évalue à tout-va tandis que l'industrie pharmaceutique invente des maladies et des molécules pour les traiter. Ces deux forces conjuguées, si on les laisse faire, finiront par abattre les lieux, créés après la Libération, où un enfant peut encore parler de son symptôme.
« Qu est-ce donc qu un démocrate, je vous prie? C est là un mot vague, banal, sans acception précise, un mot en caoutchouc. » Cette question, ce jugement sans appel d Auguste Blanqui datent d un siècle et demi nais gardent une actualité dont ce livre est un signe. Il ne faut pas s attendre à y trouver une définition de la démocratie, ni un mode d emploi et encore moins un verdict pour ou contre. Les huit philosophes qui ont accepté d y participer n ont sur le sujet qu un seul point commun: ils et elles rejettent l idée que la démocratie consisterait à glisser de temps à autre une enveloppe dans une boîte de plastique transparent. Leurs opinions sont précises dans leurs divergences, voire contradictoires ce qui était prévu et même souhaité. Il en ressort, pour finir, que tout usé que soit le mot « démocratie », il n est pas à abandonner à l ennemi car il continue à servir de pivot autour duquel tournent, depuis Platon, les plus essentielles des controverses sur la politique.
Platon, Aristote, l'invention de la démocratie : c'est une tout autre image de la Grèce que montre ce livre, celle d'un pays sacrifié et humilié - comme il l'est aujourd'hui. On y verra comment la Résistance grecque, l'une des plus actives et efficaces de l'Europe occupée par les nazis, fut mise au pas et massacrée par les collaborateurs et les Anglais en 1944 : il fallait ramener le roi sur le trône, rétablir l'ordre social d'avant-guerre, éviter que la véritable démocratie de la Résistance ne s'impose à la Libération. On y découvrira une image peu flatteuse de Churchill, capable de tout et même de nuire à l'effort de guerre pour maintenir la Grèce dans l'orbe britannique. On assistera au flottement fatal de la direction du Parti communiste, lâché par l'URSS et acculé aux compromis. On verra, en 1945, la terreur, lancée par le gouvernement et les bandes armées d'anciens collaborateurs, qui s'abat sur les résistants désarmés, les syndicalistes, les démocrates. Les lignes de front sont tracées et la Grèce s'apprête à vivre trois années de guerre civile qui laisseront le pays exsangue. Trois années pendant lesquelles ce sont les Américains, dans le contexte de guerre froide, qui prennent la relève des Anglais dans la répression du mouvement populaire. Tout ce qui va advenir par la suite, de la dictature des colonels à la mise à mort actuelle du pays, sommé de payer "sa dette", est en germe dans cette histoire tragique de la Résistance grecque.