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Hors sol
Alféri Pierre
POL
21,00 €
Épuisé
EAN :9782818044933
Ravissement : envol, en 2063, des lauréats d'un concours en ligne. N. Ami : Navire Amiral en panne sur l'orbite géostationnaire. Lâcher : lâcher, en 2065, de satellites et de nacelles. Corolle : couronne de 360 nacelles habitées (par les Corollaires) suspendues à 13 km d'altitude. Calice : couronne de 130 satellites habités (par les Caliciens) tournant à 30 000 km d'altitude. Chibani : née sur terre. Auturane : née au ciel. Sojalent : aliment universel à base de soja et d'insectes broyés. Jacuzzine : baignoire pour l'imprégnation du sojalent. TRAIN : TRaitement Algorithmique de l'INformation. MER : Mise En Relation électronique. VIS : Vie Suspendue. OuïeFine : connexion radio à la MER. L'OffiCiel : bulletin permanent. Internasses : deux navettes desservant l'ensemble de la Corolle. Hélimilice : milice héliportée. Glacelles : nasses dédiées à la conservation des corps malades. Nasserres : nasses dédiées à la culture et à l'élevage. Ruchelle : partie de nasserre dédiée à l'élevage de coléoptères comestibles. Archelle : ménagerie aérienne. Epistémonopause : réorientation de toute la recherche vers la Synthèse. Synthèse : production imminente d'un nouveau carburant. Massiste : Masturbation Assistée d'images animées en 3D. Clinasse : hôpital de campagne. Rétinal : écran rétinien.
Genre : poésie, faite ici des mouvements les plus quotidiens du corps, du regard et de la pensée, refaits et repensés. Sujet : variété de ces mouvements (dérive, chute, oscillation...), courbes décrites lors d'un transport (nage, mémoire ou promenade), petits gestes, petits mobiles. Forme : syntaxe de ces mouvements, rythme qui fait franchir le pas, vers enjambés. Allures naturelles : machinales et forcées, comme est la marche des animaux. Les dix suites brèves qui composent ce livre ont pour thème chacune un mouvement accompli tous les jours, qu'une à cinq variations décomposent, interprètent, et surtout essaient d'imprimer. Le seul souci poétique de ces pages, par ailleurs sans apprêt, est rythmique : produire par tous les moyens - de la syntaxe, de la prosodie, de la ponctuation - un équilibre instable qui soit une légèreté en même temps qu'un entraînement, comme un enfant apprend à marcher, un derviche à tourner. Ces mouvements qui ne sont ni métaphoriques ni mécaniques, mais vécus sans qu'on s'y arrête, Pierre Alferi a choisi de les appeler "allures naturelles" , par analogie avec la démarche instinctive des chevaux.
- Récapitulons: le monde a une longueur d'avance sur vous vous espériez le rattraper en vous lançant dans la première histoire d'amour venue et vous vous retrouvez je vous cite cernée par des objets et des gens menaçants plus perdue que jamais. - Exactement. - Vous implosez vous venez me voir je vous en félicite. - Je n'y suis pour rien. - C'est pourtant ce que vous avez fait de mieux et maintenant vous refusez le traitement? vous vous croyez soudain guérie parce que vous avez acquis la certitude je vous cite que quelqu'un veille et vous protège tout cela sur la foi d'un post-it ramassé sous un meuble c'est bien ça? - En gros oui. - Alors vous voilà prête à mener l'enquête sur vos proches qui je vous cite vous cachent des choses depuis le début concernant certains fruits? - Avec votre encouragement j'y mettrai tout mon coeur. - Ah mais non surtout pas je vous le déconseille je vous le déconseille vivement.
Résumé : Le narrateur se soumet à quatre expériences. La première est de sortir. La deuxième, de passer le temps. La troisième, de rentrer chez soi. La quatrième de regarder. Récit d'une aventure.
Que cherchent les écrivains qui, au risque de passer sous les radars médiatiques, n'empruntent pas l'autoroute du récit linéaire et du reportage romancé ? La voie étroite de la poésie débouche sur des formes minoritaires et sur des consistances bizarres de prose. Comme s'il fallait d'urgence ranimer, redessiner les mots en troublant leur usage. Mais dans quel but, au juste ? De temps à autre, on m'invite à exposer des idées. Mon choix du sujet est toujours intéressé. Il concerne ce que je pratique : la poésie et la prose narrative surtout, un peu le montage et le dessin. Il s'agit de parler en s'adressant à des gens en particulier. La dispute n'est jamais loin. Le ton n'est pas toujours sérieux. Limité par le temps, je procède quelquefois par simples assertions, qui se lisent alors comme les têtes de chapitres manquants. Esquisses d'une réflexion que d'autres prolongeraient, ces brefs discours sont ensuite laissés en l'état. Ils portent, donc, sur des inventions marginales : poèmes prosaïques, visuels ou animés, récits digressifs ou hétérogènes, figures de monstres, films dansants, fantômes tracés. Ils suggèrent une certaine politique des formes. Ils plaident pour une imagination technique assez négligée - ou mal vue - en littérature."
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.