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Science et fiction chez Freud. Quelle épistémologie pour la psychanalyse ?
Alfandary Isabelle
ITHAQUE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782490350193
La psychanalyse vise à soigner. Pour son inventeur, cette pratique est cependant inséparable d'une hypothèse scientifique : l'inconscient. La psychanalyse ne peut faire l'économie de la compréhension et de la preuve des processus psychiques inconscients. Si elle perd son statut de science, elle devient une croyance ou une religion. Reste que l'inconscient n'est pas un objet d'expérience directe. Il ne se manifeste qu'obliquement dans les rêves, lapsus, actes manqués. Comment alors sortir de l'impasse d'une science dont la cause est aussi nécessaire qu'insaisissable ? Pour y parvenir, Freud met au point des modèles épistémologiques successifs, depuis la science détective des Etudes sur l'hystérie jusqu'au mythe scientifique de L'Homme Moise et la religion monothéiste. Contre toute attente, la science freudienne propose un modèle épistémologique qui prend appui sur la fiction.
Le livre dresse un état de la critique contemporaine organisée en grands champs d'études, les désormais "studies" . L'originalité de l'approche réside dans le point de vue adopté : chacun des chapitres qui aborde un champ critique (trauma studies, sound studies, queer et trans studies, etc.) le fait depuis les lignes de forces et de fractures qui traversent chacun de ces champ. L'enjeu est de faire voir les studies comme le site de tensions et de crises de la pensée contemporaine.
La psychanalyse vise sinon à soigner, du moins à rendre la vie vivable. Pour son inventeur, cette pratique est cependant inséparable d'une hypothèse scientifique , l'inconscient. La psychanalyse ne peut faire l'économie de la compréhension et de la preuve des processus psychiques inconscients. Si elle perd son statut de science, elle devient une croyance ou une religion. Reste que l'inconscient n'est pas un objet d'expérience directe. Il ne se manifeste qu'obliquement dans les rêves, lapsus, actes manqués. Comment alors sortir de l'impasse d'une science dont la cause est aussi nécessaire qu'insaisissable ? Pour y parvenir, Freud met au point des modèles épistémologiques successifs, depuis la science détective des Etudes sur l'hystérie jusqu'au mythe scientifique de L'Homme Moise et la religion monothéiste. Contre toute attente, la science freudienne propose un modèle épistémologique qui prend appui sur la fiction.
Résumé : Un spectre hante l'université française : le spectre de la déconstruction. Crée par Jacques Derrida à la fin des années 1960, il est devenu, dans l'esprit des réactionnaires de tout poil, le mot-valise désignant tout ce qu'ils haïssent dans la pensée, lorsque celle-ci cherche à émanciper davantage qu'à ordonner. Dégénérescence de la culture, mépris pour les grandes oeuvres, délire interprétatif, amphigouri linguistique, danger politique, confusion sexuelle, licence morale : à en croire les ennemis de la déconstruction, tout ce qui va mal dans le monde lui est imputable. Mais que signifie cette peur ? Que signifie la fixation frénétique d'une frange d'intellectuels pour tout ce qui peut ressembler à une pensée différente, libre, inventive et fondamentalement démocratique ? Que cela signifie-t-il, si ce n'est la volonté de policer la pensée et ses institutions, pour pouvoir mieux, ensuite, policer les corps ? Telle est, en tout cas, l'interrogation qui a présidé au colloque "Qui a peur de la déconstruction" , qui s'est tenu à la Sorbonne en janvier 2023. Il a fait scandale chez les tenants de la police. En voici les actes.
Les écrits de Lacan sont souvent considérés comme difficiles à lire, non seulement pour leurs difficultés théoriques, mais à cause de leur style. Lacan donne des indications sur les liens de son style avec ce dont il s'agit en psychanalyse, l'inconscient, et engage le lecteur à y mettre du sien. L'auteur s'intéresse au style de ces écrits à partir de l'hypothèse d'un lien de ce style avec l'enseignement de la psychanalyse et dans le contexte d'un enseignement qui passe d'abord par la parole, au séminaire. Il analyse la variété de ce style et ses transformations en inscrivant dans la perspective d'un accompagnement de l'élaboration théorique et d'un lien avec l'expérience tique. La question de la difficulté des écrits de Lacan trouverait-elle déplacée ?
Que se passe-t-il dans les liens amoureux quand l'un trahit l'autre, ne tient pas sa promesse, vit une autre expérience affective dans le secret et l'infidélité ? Que devient cet amour investi par le traumatisme de la trahison et de l'abandon ? Et que se passe-t-il si celui qui a trahi cherche ensuite à être pardonné ? Si, après avoir décrété que "ce n'est plus comme avant", il demande à être encore aimé en espérant que, justement, tout "redevienne comme avant" ? Le pardon est-il alors possible ? Ou faut-il redire après la sentence freudienne que l'amour n'est qu'un rêve narcissique, et qu'il n'y a pas d'amour pour l'Autre qui ne soit amour de soi-même ?
Renato Mezan retrace le débat entre Jacques Lacan et Conrad Stein, au Séminaire "Objet de la psychanalyse" (1965-1966) mené par le premier, et soutient que ces houleuses discussions sont à l'origine des meilleures conceptualisations de la psychanalyse contemporaine.
Quelle place occupent pour le fonctionnement psychique ces ingrédients que sont, d'une part l'image - et la sensorialité en général -, d'autre part la langue et la parole qu'elle permet ? Bien que banals, ces "matériaux" demeurent scientifiquement mal connus. Pour répondre à cette question, cet ouvrage s'étaie sur une pratique de la psychanalyse dans sa visée psychothérapeutique et, dans une moindre mesure, sur l'histoire de l'art qui, au-delà de son projet esthétique, concourt à changer l'homme et son monde intérieur. Car le pouvoir de guérison de la cure analytique tient paradoxalement à un effet physique : le renouvellement incessant des images que produit le travail du rêve, la vivacité de la parole qui, issue de sa mémoire inconsciente, anime l'analysant s'adressant à l'analyste restructurent en profondeur ce que Freud appelait l'appareil de l'âme. Dès la rédaction de L'Interprétation du rêve, Freud avait saisi la nécessité pour l'analyste de se doter d'une opération de pensée capable de déchiffrer ces opérations archaïques qu'il définit comme une spéculation métapsychologique ; il ne cessa plus, dès lors, d'approfondir ce concept dont l'efficience pourrait être comparée à une véritable radioscopie de l'âme. Langue et psyché reprend cette ouverture de la recherche freudienne qui offre à l'analyste les moyens d'une écoute analytique, c'est-à-dire interprétative.