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Phoenix, Arizona. Et autres nouvelles
Alexie Sherman
ALBIN MICHEL
20,85 €
Épuisé
EAN :9782226107572
Six ans après que son père a disparu sans fournir d'explication, Victor, un jeune Indien, apprend que celui-ci vient de mourir d'une crise cardiaque dans une caravane miteuse à Phoenix, Arizona. Thomas, son ami et souffre-douleur, sait que l'argent lui manque pour aller chercher ses cendres. Il propose de financer le voyage, à condition que Victor l'emmène avec lui... Ainsi commence la nouvelle Phoenix, Arizona, adaptée au cinéma par Chris Eyre et Sherman Alexie. Elle illustre l'esprit du présent recueil, qui s'inscrit sous le double signe de l'humour et de la tragédie. D'une sincérité brutale et d'une grâce indéniable, ces nouvelles nous parlent de familles, de matchs de basket, d'amitié, de violence, de souffrance et d'amour. Mais avant tout de relations entre les gens et de la distance qui souvent les sépare. Après Indian blues (1997) et Indian Killer (1998) ce livre confirme le talent de conteur magistral et visionnaire de Sherman Alexie.
A Seattle, un assassin tue des Blancs, les scalpe et dépose deux plumes de hibou sur leur corps : terreur sur la ville, tourmente parmi la communauté indienne que ces crimes désignent à la vindicte générale. Ainsi va naître la légende du "tueur indien", justicier pour les uns, psychopathe pour les autres? Pendant ce temps, un jeune Indien adopté par un couple de Blancs sombre dans la folie? Thriller ? Roman noir ? Indian Killer en a toutes les apparences et les qualités. Mais le roman de Sherman Alexie transcende les lois du genre. Livre sombre et fascinant, il met en accusation une société américaine minée par la discrimination et, au-delà, s?interroge sur la condition humaine, l?identité, la haine de l?Autre. Avec ce mélange percutant de poésie, de colère et d?humour, qui lui est propre, Sherman Alexie signe un roman pessimiste et violent, écrit, comme le fut en son temps Un enfant du pays de Richard Wright, par un écrivain américain appartenant à une minorité, mais dont la voix est universelle.
Retour. La route monte, et je prends des virages en épingles à cheveux si familiers que je ferme les yeux. Retour. Tes mains sur le piano presque trop grand pour la pièce. Retour. Mon meilleur ami est tombé ivre mort à côté de la benne à ordures derrière le magasin. Retour. Ta maison plus vieille que les arbres qui l'entourent. Retour. Blue Creek, Turtle Lake, si proches de notre mine d'uranium que l'eau affole les compteurs Geiger. Retour. Tes miroirs qui ne capturent pas mon reflet. Retour. Mes portraits de famille qui ne comportent aucun visage blanc. Retour. Nous n'avons pas les clés des mêmes portes."
Nos relations avec les autres ne seraient-elles en fin de compte que de petites guerres? Pour se préserver, pour assumer ses responsabilités ou prendre des initiatives? Avec Sherman Alexie, tout est sujet d'inspiration: être parent, le divorce, la guerre des sexes, celle des races, l'alcool et la drogue, la société de consommation, le terrorisme et bien entendu la guerre... Ses personnages sont des hommes ordinaires sur le point de connaître de grands changements, des artistes, des ouvriers, des pères, des amants, des maris ou des fils. Par leurs choix, simples et considérables à la fois, ils transforment radicalement leurs univers personnels. Un écrivain célèbre doit s'occuper de son père alcoolique et diabétique, avec qui les relations n'ont jamais été évidentes, au moment même où on vient de lui diagnostiquer une tumeur au cerveau? Un homme, dont le mariage est un naufrage, s'éprend d'une femme rencontrée dans un aéroport? Le fils d'un homme politique en vue commet un crime homophobe? Un jeune garçon découvre sa propre valeur en rédigeant des notices nécrologiques... Un père de famille tue sans le vouloir un jeune cambrioleur, et découvre qu'il est noir... Drôles, douces-amères ou émouvantes, ces nouvelles explorent la condition humaine avec davantage de force que bien des romans.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin