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Le Messie souffrant, un défi pour Matthieu, Marc et Luc. Essai sur la typologie des évangiles synopt
Aletti Jean-Noël
LESSIUS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782872993727
Cet essai s'intéresse à la façon dont les auteurs des vies évangéliques ont dû recourir à la concordance entre textes de l'Ancien Testament et paroles de Jésus (la typologie) pour montrer que les souffrances et la mort en croix de Jésus (scandale pour les juifs) ne mettaient nullement en question sa messianité. Le défi des évangélistes fut double : Montrer que Jésus méritait une vie, une biographie. Comment l'écrire, cependant, quand le seul modèle littéraire est celui des Hommes illustres (des Césars principalement) ? C'est toute la question du précédent ouvrage de l'auteur, Jésus, une vie à raconter (Lessius), et qui est résumé au commencement de ce nouvel ouvrage. Montrer que les souffrances et la mort en croix de Jésus (scandale pour les juifs) ne mettaient nullement en question sa messianité. Pour ce faire les auteurs des vies évangéliques durent recourir à la concordance entre textes de l'Ancien Testament et paroles de Jésus (la typologie). C'est tout l'objet du présent essai
Dossier : L'évangile de Luc et les Ecritures d'Israël. Importance de la typologie en Luc. Le fait étonne toujours : pour raconter en vérité Jésus "Christ", chaque évangile puise dans l'Ancien Testament. Episode exemplaire, l'office du sabbat à Nazareth (Lc 4) montre ainsi que Jésus est le Messie espéré. Or, c'est dès les premières pages de son récit que Luc a joué avec la reprise de mots, d'idées et de figures anciennes. De l'annonce à Zacharie jusqu'au cheminement des disciples d'Emmaüs, la réalité s'impose : la même parole divine annonce la "bonne nouvelle" du salut, de la promesse (dans les Ecritures) à sa réalisation (en Christ).
Quatrième de couverture Bien des reproches sont faits à saint Paul, en particulier celui d'avoir coupé le christianisme de ses racines juives et d'avoir donné une image caricaturale du judaïsme. Le présent essai affronte ces questions, en examinant la manière dont l'Apôtre, dans sa lettre aux Romains, conçoit le rapport d'Israël à sa Loi. Au-delà de la justesse des analyses, il y va évidemment des rapports entre christianisme et judaïsme. Paul a bien vu qu'ayant reçu par (et dans) la Loi la connaissance de la volonté divine, le Juif se sait responsable du reste de l'humanité, et il a perçu de l'intérieur que le rapport du Juif à la Tora est aussi fort, aussi exclusif que l'est, pour le baptisé, le rapport au Christ et à l'Eglise. Il a aussi compris que le Juif ne peut quitter un système qui le lui interdit, sous peine de malédiction ! Comment ce dernier pourrait-il ne pas vivre la Loi comme une pratique ou comme des oeuvres, puisque c'est la Loi elle-même qui le lui demande ? Telle est bien d'ailleurs l'alternative décrite par Romains : ou bien le Juif obéit à la Loi en la mettant en pratique et il ne peut alors croire au Christ, ou bien il croit au Christ, mais il sort du système de la Loi, en ce qu'il a d'exclusif. Paul n'en est évidemment pas resté à l'énigme d'un Dieu qui aurait donné à Israël un système législatif bon, mais qui l'empêche de croire en Jésus, Messie et Sauveur de tous les humains. Il lui fallait montrer que la Loi elle-même énonce ses propres limites, en même temps qu'elle annonce l'Evangile. C'est un long travail de déconstruction (relatif au statut et à la fonction de la Loi) qu'opère Paul dans sa lettre aux Romains, et dont le présent essai expose les lignes de force.
Luc - tout le monde s'accorde à le dire - est non seulement un grand théologien mais également un véritable écrivain. S'il a su mettre en œuvre un certain nombre de techniques narratives, il nous faut connaître ces techniques et leurs règles pour en saisir toute la pertinence théologique.
Biographie de l'auteur Jean-Noël Aletti, jésuite, professeur d'exégèse du Nouveau Testament à l'Institut biblique pontifical de Rome, membre de la Commission biblique pontificale, est connu pour ses études sur les lettres de Paul et son approche narrative des récits bibliques. Il est aussi l'auteur de Jésus-Christ fait-il l'unité du Nouveau Testament ? n° 61 de la collection " Jésus et Jésus-Christ ".
Résumé : Aujourd'hui plus encore qu'autrefois, les v?ux de pauvreté, de chasteté, d'obéissance posent question, y compris - et peut-être avant tout ! - aux religieux eux-mêmes. Jacques Haers communique son enthousiasme pour ce projet paradoxal, qui envoie ceux et celles qui y souscrivent aux frontières, aux côtés des blessés de la vie, des pauvres, des opprimés, des exclus. Dans un contexte de mondialisation impitoyable pour les plus faibles, ces v?ux se révèlent ainsi porteurs de solidarité et de contestation. Ce plaidoyer pour une autre qualité de vie ouvre des pistes, tant individuelles que communautaires, qui aideront à vivre cet engagement comme un témoignage pour le monde. Un livre fort et tonifiant.
Résumé : Ces pages essaient d'explorer ce qu'a pu être la vie cachée de Jésus afin d'éclairer une approche croyante de la vie quotidienne. Nous approcher de ce mystère nous fera découvrir avec étonnement que Jésus, incarné à Nazareth, a éprouvé le poids et les possibilités inédites d'une vie qui, parce qu'humaine, est quotidienne. Le " quotidien " va souvent spontanément de pair avec la " routine ", et la routine évoque un lieu inhospitalier d'où il convient de s'échapper le plus vite possible. Le quotidien est ce qui est journalier, ce qui se passe habituellement chaque jour ; le routinier est ce que l'on fait en suivant les coutumes enracinées, sans avoir besoin d'appliquer de raisonnements particuliers. Fuir la routine à travers toutes sortes d'expériences qui donnent des couleurs à l'infinie gamme de gris qui sert de toile de fond au passage du temps, c'est pour beaucoup de gens la façon habituelle d'affronter le calendrier : attendre la fin de la semaine, les ponts et les vacances, tout en supportant bon an mal an ce qu'il faut vivre tous les jours. Il n'en va souvent pas autrement de l'expérience de la vie ordinaire que font les croyants. Il est vrai que le coeur de la vie chrétienne, le mystère de l'Incarnation, a un immense potentiel pour dynamiser notre façon de vivre le quotidien. Nous reconnaissons cependant que le désir de " trouver Dieu en toutes choses " ne manque pas de se heurter à la routine dépourvue de profondeur. Ces pages essaient d'explorer ce qu'a pu être la vie cachée de Jésus afin d'éclairer une approche croyante de la vie quotidienne. Nous approcher de ce mystère nous fera découvrir avec étonnement que Jésus, incarné à Nazareth, a éprouvé le poids et les possibilités inédites d'une vie qui, parce qu'humaine, est quotidienne.
Comme il ressort des dernières statistiques, il y a au moins 53% des Français qui se disent catholiques tandis que le groupe de ceux qui participent régulièrement à l'Eucharistie dominicale s'élève tout au plus à 5% de la population. Cet ouvrage se penche précisément sur cet ensemble de "non-pratiquants" et réfléchit sur l'attitude juste à avoir à leur égard. L'autrice se situe dans la perspective des quelques participants actifs à la vie de l'Eglise, acteurs réguliers pour qui les autres, pourtant étiquetés "catholiques", ne pratiquent "pas assez". C'est contre le schème sociologique et théologique, sous-jacent à ce "pas assez", qu'elle s'insurge, nous invitant à poser à nouveaux frais la question : Quelle place leur accorder dans l'Eglise ? Ce qui suppose que ces femmes et ces hommes ne soient plus réduits à leur absence de pratique religieuse ou à leur pratique éventuelle, mais considérés comme de véritables "fidèles". Lorsque de sa publication en 2017, l'ouvrage a reçu un accueil inattendu, rejoignant les préoccupations d'un grand nombre. Cette 2e édition revue et amplifiée tient compte de tous les dialogues qu'il a suscités.
Jésus, "personne frontière" ou "personne-relais" ? Tour à tour "Christ" ou "celui qu'on appelle Christ" "fils de David" puis "Nazaréen" ; "roi des Juifs" ou "enfant avec sa mère". Autant d'appartenances multiples, opposées souvent, qui tissent une généalogie dont les incidences sont considérables. Telle est l'hypothèse audacieuse de Milad El Jawich, dont la lecture narrative et spirituelle des premiers chapitres de l'évangile selon Matthieu pose ceci : si, d'entrée, sont énumérés les noms des ancêtres de Jésus, c'est pour nous inviter à nous identifier à ces personnages bibliques ou, selon les cas, à nous en distancier. Voilà pourquoi l'auteur relit et analyse le récit de ces personnages tantôt célèbres comme les patriarches et David, tantôt discrets comme Thamar, Rahab ou Ruth. Car c'est bien dans cette humanité-là, éminemment complexe, lumineuse et ambiguë, que Dieu s'est incarné.