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Mars blanche ou La libération de l'esprit. Utopie du 21ème siècle
Aldiss Brian ; Penrose Roger
METAILIE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782864243809
En 2041, les problèmes économiques incessants interrompent les communications entre la Terre et la petite colonie scientifique établie sur Mars. L'Antarctique avait été le continent de la science, Mars devient une planète réservée à la science : Mars blanche. Naufragés de l'espace, les pionniers isolés, essaient de repenser le monde et le destin de l'humanité, de réellement créer un monde meilleur. Une planète sans exploitation, sans armes, sans pollution, peuplée d'hommes libres. Tandis que le débat sur l'utopie progresse, la question de l'existence d'une forme de vie martienne totalement inconnue prend un tour dramatique. Des caractères forts se révèlent à la lumière des événements et des débats. Avec humour, dérision et tendresse, Brian Aldiss amène le lecteur à prendre parti. Vrai grand roman de SF humaniste, Mars blanche est un exemple exceptionnel de collaboration entre un grand écrivain, Brian Aldiss, et un éminent mathématicien et scientifique, Roger Penrose.
Helliconia, planète de type terrestre, tourne autour de deux soleils, Batalix et Freyr.Elle accompagne Batalix, naine rouge, autour de Freyr, une étoile géante, en mille huit cent vingt-cinq petites années de Batalix. Parce que cette grande orbite est très elliptique, Helliconia connaît un terrible hiver de plus de cinq cents ans et un été torride de même durée.Après Le Printemps d'Helliconia, voici venir l'été. Tandis que la température monte, les peuples sont agités par des prophéties selon lesquelles Helliconia finira dans le feu. Jandol Anganol, roi mystique et paillard, rusé et indécis, de Borlien, y perdra son trône et sa reine en moins d'une petite année de Batalix.Voici le deuxième volume de la trilogie d'Helliconia, le chef-d'oeuvre de Brian Aldiss, l'un des principaux écrivains britanniques contemporains. Helliconia est une oeuvre unique où l'histoire, les transformations de l'environnement, l'écologie et les lois de l'évolution s'enchevêtrent en une trame qui échappe à tout précédent terrestre. C'est un livre-univers comparable au célèbre Dune de Frank Herbert.
Ceux qui ont vu le film culte Rollerballde Norman Jewison (1975) se souviennent peut-être des dernières images, étranges et inquiétantes des super-riches, dés?uvrés et quelque peu décadents qui s'amusent à atomiser des arbres au pistolet laser (ou ce genre d'arme) à l'issue d'une party. Cela pourrait être chez ces personnes glamour que s'ouvre Super État ? L'Union européenne dans quarante ans de Brian Aldiss, après la dédicace "N'oublions jamais Aldous Huxley" (ce qui semble, soit dit en passant, difficile, car le Meilleur des mondes serait, d'après le spécialiste Jacques Goimard, le livre le plus vendu au monde). Suivant l'itinéraire d'une galerie de dominants d'une société à bout de souffle, Brian Aldiss tente de tracer le panorama de ce qui s'annonce être la chronique d'une fin du monde annoncée dans le glamour et le superficiel, au sein d'un monde en proie aux intégrismes, aux catastrophes écologiques et livré à la confusion des valeurs ou des repères sinon à la perte de sens dans les agissements. S'il n'est pas déplaisant, ce roman d'Aldiss n'est pas à la hauteur de l'ambition affichée. On s'étonnera ? pour une fois ? ainsi d'un certain manque de violence, d'une timidité politique (voire d'une minceur de vue), soit d'une faiblesse générale sur l'analyse sociale et économique (à moins que ce ne soit de l'humour ?) Le cyberpunk est passé par là bien plus tôt. Sur des sujets semblables, on se tournera, et avec plus de bonheur, vers Super Cannesde Ballard (pour le capitalisme mortifère, paranoïaque et autophage) et La Mère des tempêtesde John Barnes (pour, entre autres, le désastre écologique et les médias). Toutefois Aldiss, s'il se frotte à un thème qui ne permet pas d'évaluer ici son brio (lire : Le Cycle d'Helliconia), a un réel talent : les scènes, entre autres mondaines, tracent à merveille des personnages badinant en pleine déliquescence, en proie à un ennui d'exister. --Francis Mizio
A la fin du tome 1, on quittait Horatio Stubbs en 1939, au début de la guerre, prêt à s'engager. On le retrouve ici dans l'armée de Indes: aux écoles privées succède l'univers d'une société d'hommes, et aux jeux sexuels ceux de la guerre.
Résumé : Shannon, le jeune Irlandais désespéré par la guerre qu'il a faite en Italie, a trouvé refuge auprès d'une équipe de flotteurs de bois qui descend le Haut-Tage. Emporté par le fleuve, il découvre l'univers quotidien d'une société proche de la terre, imprégnée de picaresque, d'honneur, de violence et de révolte. Aux côtés de l'Americano, convalescent des illusions révolutionnaires, de Damaso le cruel, de Galerilla l'enfant qui apprend son métier d'homme et de la troublante Paula, innocente et captive de sa condition de femme jeune et belle dans un monde d'hommes, Shannon va de rencontre en rencontre dans une traversée initiatique de l'hiver des montagnes à la renaissance du printemps et de la vie. José Luis Sampedro raconte, avec la passion et la profonde humanité que ses lecteurs lui connaissent, des personnages forts confrontés à leur destin. Avec eux, il nous entraîne dans une aventure singulière dont le fleuve règle le rythme.
Résumé : Ronaldo vit à Copacabana avec sa grand-mère Sofia qui est née en Allemagne et a émigré au Brésil à la fin des années 30. Il reçoit un coup de téléphone d'une banque de Hambourg qui recherche une certaine Sofia Stern pour lui remettre un héritage et décide de s'y rendre. Mais Sofia, qui n'en fait qu'à sa tête, veut partir avec lui. Dans un cahier mystérieux trouvé au fond d'une armoire, on découvre en parallèle le Hambourg des années 30 et l'amitié de deux adolescentes inséparables. Klara, très douée pour le dessin, devient créatrice de mode et connaît un grand succès au bras d'un jeune officier nazi, qui l'abandonnera de façon dramatique pour faire un riche mariage. Sofia, fille d'un accordeur de piano aveugle et juif, devient chanteuse de cabaret, un peu trafiquante de drogue et reine de la débrouillardise, et tombe amoureuse de Hugo, le frère de Klara, un anarchiste opposant au régime nazi. Les deux jeunes femmes survivent dans le chaos de l'arrivée d'Hitler au pouvoir, au milieu de passions, de trahisons et de problèmes d'argent, sans jamais oublier l'amitié qui les lie.
Revisitant une réflexion menée il y a dix ans, l'auteur constate que le statut de la marche a énormément changé en une trentaine d'années. Aller à pied, livré à son seul corps et à sa volonté, est un anachronisme en un temps de vitesse, de fulgurance, d'efficacité, de rendement, d'utilitarisme. Marcher ainsi de nos jours - et surtout de nos jours, disait J Lacarrière, "ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète". Il est l'un des premiers à en retrouver le goût. Les chemins de Compostelle sont devenus en quelques années des lieux très fréquentés et dotés d'une organisation méticuleuse. Nous sommes bien loin des anciens chemins, mal aménagés, mal balisés, avec une population méfiante envers ces gens de passage portant leur sac à dos qui étaient les pionniers de leur renaissance dans les années 70. Ceux qu'essaient alors de reconstituer P Barret et J-N Gurgand ont disparu sous les "coquelicots, les chemins sont goudronnés ou ne sont plus". Les années 80 voient leur réorganisation méthodique, en 1983 est créée la première association jacquaire, qui sera suivie de bien d'autres. Dans les années 90 les chemins de Compostelle prennent leur essor. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité essentielle de retrouvailles avec le corps, avec les autres. Là où ils existent, même dans les villages, rares sont les syndicats d'initiative qui ne proposent pas un répertoire de chemins bien balisés pour la découverte de la cité ou de ses environs. Les imaginaires contemporains de la marche sont heureux, ils réfèrent plutôt au loisir, à la disponibilité. Marcher est un long voyage à ciel ouvert et dans le plein vent du monde dans la disponibilité à ce qui vient. Tout chemin est d'abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière. Et parfois il ouvre enfin la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi.
Tatouage, piercing, scarifications, cutting, burning, peeling... Les marques corporelles sont à la mode et se sont débarrassées des valeurs négatives qui leur étaient associées. Que signifient-elles aujourd'hui pour les jeunes générations? Le Breton inscrit ces pratiques dans la tendance contemporaine à considérer le corps comme inachevé, un brouillon ouvert à tous les embellissements, à toutes les modifications. De même relie-t-il sa réflexion à ses recherches sur les conduites à risque, largement développées dans Passions du risque en montrant l'importance des marques corporelles dans le processus de « remise au monde », de reconstruction de soi des jeunes en difficulté. Moins ambitieux que ses livres précédents, Signes d'identité en constitue ainsi une sorte de chapitre supplémentaire particulièrement documenté. --Michel Abescat-- -- Télérama