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Super Etat. L'Union européenne dans quarante ans
Aldiss Brian
METAILIE
18,50 €
Épuisé
EAN :9782864244424
Ceux qui ont vu le film culte Rollerballde Norman Jewison (1975) se souviennent peut-être des dernières images, étranges et inquiétantes des super-riches, dés?uvrés et quelque peu décadents qui s'amusent à atomiser des arbres au pistolet laser (ou ce genre d'arme) à l'issue d'une party. Cela pourrait être chez ces personnes glamour que s'ouvre Super État ? L'Union européenne dans quarante ans de Brian Aldiss, après la dédicace "N'oublions jamais Aldous Huxley" (ce qui semble, soit dit en passant, difficile, car le Meilleur des mondes serait, d'après le spécialiste Jacques Goimard, le livre le plus vendu au monde). Suivant l'itinéraire d'une galerie de dominants d'une société à bout de souffle, Brian Aldiss tente de tracer le panorama de ce qui s'annonce être la chronique d'une fin du monde annoncée dans le glamour et le superficiel, au sein d'un monde en proie aux intégrismes, aux catastrophes écologiques et livré à la confusion des valeurs ou des repères sinon à la perte de sens dans les agissements. S'il n'est pas déplaisant, ce roman d'Aldiss n'est pas à la hauteur de l'ambition affichée. On s'étonnera ? pour une fois ? ainsi d'un certain manque de violence, d'une timidité politique (voire d'une minceur de vue), soit d'une faiblesse générale sur l'analyse sociale et économique (à moins que ce ne soit de l'humour ?) Le cyberpunk est passé par là bien plus tôt. Sur des sujets semblables, on se tournera, et avec plus de bonheur, vers Super Cannesde Ballard (pour le capitalisme mortifère, paranoïaque et autophage) et La Mère des tempêtesde John Barnes (pour, entre autres, le désastre écologique et les médias). Toutefois Aldiss, s'il se frotte à un thème qui ne permet pas d'évaluer ici son brio (lire : Le Cycle d'Helliconia), a un réel talent : les scènes, entre autres mondaines, tracent à merveille des personnages badinant en pleine déliquescence, en proie à un ennui d'exister. --Francis Mizio
Résumé : Après le printemps et l'été d'Helliconia, voici venir son hiver, dernier volet de la prodigieuse trilogie épique de Brian Aldiss. Un hiver de mille ans qui sera pour les humains le temps de la décadence et du repli dans les cavernes profondes, et peut-être celui de l'oubli de la civilisation qu'ils ont su créer durant l'été. Luterin Shoderankit veut se montrer digne de son père, le gardien redouté de la Grande Roue de Karnabhar. Il devient un héros au combat contre les phagors et s'éprend de la femme dont il a fait son esclave en tuant son époux. Il se dirige vers le nord au moment où la nuit descend sur Helliconia, et va rencontrer son destin. Un destin entre cent de ce livre-univers qui nous entraîne à plus de mille années-lumière de la Terre.
Résumé : La Mamelle de Némésis est-il le roman le plus leste de Brian Aldiss depuis son Petit garçon élevé à la main ? Il nous livre le récit inquiétant de la découverte d'une icône byzantine, représentant sainte Anne allaitant l'Enfant Jésus, par un Anglais, fils d'un officier de la Wehrmacht. Le narrateur, auteur libidineux et malchanceux en amour, n'a de cesse de s'immiscer dans son récit et de faire étalage de ses mésaventures érotico-comiques. Cette histoire évolue sur le fil du rasoir entre tragédie et farce, plongée en piqué vers la catastrophe et efficacité, pour un roman d'aventures qui mêle vengeance et réflexion sur la séduction et l'érotisme dans une perspective politiquement incorrecte.
Helliconia, planète de type terrestre, tourne autour de deux soleils, Batalix et Freyr.Elle accompagne Batalix, naine rouge, autour de Freyr, une étoile géante, en mille huit cent vingt-cinq petites années de Batalix. Parce que cette grande orbite est très elliptique, Helliconia connaît un terrible hiver de plus de cinq cents ans et un été torride de même durée.Après Le Printemps d'Helliconia, voici venir l'été. Tandis que la température monte, les peuples sont agités par des prophéties selon lesquelles Helliconia finira dans le feu. Jandol Anganol, roi mystique et paillard, rusé et indécis, de Borlien, y perdra son trône et sa reine en moins d'une petite année de Batalix.Voici le deuxième volume de la trilogie d'Helliconia, le chef-d'oeuvre de Brian Aldiss, l'un des principaux écrivains britanniques contemporains. Helliconia est une oeuvre unique où l'histoire, les transformations de l'environnement, l'écologie et les lois de l'évolution s'enchevêtrent en une trame qui échappe à tout précédent terrestre. C'est un livre-univers comparable au célèbre Dune de Frank Herbert.
Helliconia: planète de type terrestre, surveillée depuis des siècles par un satellite terrien; climat glaciaire. A la surface, une poignée de chasseurs humains et un peuple d'autochtones, les Phagors. Dans les profondeurs des cavernes, une civilisation humaine statique et souffreteuse, confinée par les prêtres dans le culte de Watra, le dieu des Glaces. Mais sous le regard du satellite, les choses changent. L'un des deux soleils, Freyr, semble grossir. La neige fond. C'est le printemps. Et la promesse d'un autre ordre social. Car Helliconia tourne autour de deux soleils, Batalix et Freyr. Son orbite autour de Batalix définit la petite année de quatre cent quatre-vingts jours. Mais elle accompagne Batalix autour de Freyr en mille huit cent vingt-cinq petites années. Et parce que Freyr est une étoile géante et que cette grande orbite est très elliptique, Helliconia connaît un hiver de près de mille ans et un été torride de la même durée. Entre les deux, un bref printemps. De saisons si longues, nul ne conserve le souvenir, sinon les légendes. Pour Yuli le chasseur, le printemps d'Helliconia c'est le monde à l'envers, la révolution, le dégel de l'Histoire.
Résumé : Ronaldo vit à Copacabana avec sa grand-mère Sofia qui est née en Allemagne et a émigré au Brésil à la fin des années 30. Il reçoit un coup de téléphone d'une banque de Hambourg qui recherche une certaine Sofia Stern pour lui remettre un héritage et décide de s'y rendre. Mais Sofia, qui n'en fait qu'à sa tête, veut partir avec lui. Dans un cahier mystérieux trouvé au fond d'une armoire, on découvre en parallèle le Hambourg des années 30 et l'amitié de deux adolescentes inséparables. Klara, très douée pour le dessin, devient créatrice de mode et connaît un grand succès au bras d'un jeune officier nazi, qui l'abandonnera de façon dramatique pour faire un riche mariage. Sofia, fille d'un accordeur de piano aveugle et juif, devient chanteuse de cabaret, un peu trafiquante de drogue et reine de la débrouillardise, et tombe amoureuse de Hugo, le frère de Klara, un anarchiste opposant au régime nazi. Les deux jeunes femmes survivent dans le chaos de l'arrivée d'Hitler au pouvoir, au milieu de passions, de trahisons et de problèmes d'argent, sans jamais oublier l'amitié qui les lie.
Revisitant une réflexion menée il y a dix ans, l'auteur constate que le statut de la marche a énormément changé en une trentaine d'années. Aller à pied, livré à son seul corps et à sa volonté, est un anachronisme en un temps de vitesse, de fulgurance, d'efficacité, de rendement, d'utilitarisme. Marcher ainsi de nos jours - et surtout de nos jours, disait J Lacarrière, "ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète". Il est l'un des premiers à en retrouver le goût. Les chemins de Compostelle sont devenus en quelques années des lieux très fréquentés et dotés d'une organisation méticuleuse. Nous sommes bien loin des anciens chemins, mal aménagés, mal balisés, avec une population méfiante envers ces gens de passage portant leur sac à dos qui étaient les pionniers de leur renaissance dans les années 70. Ceux qu'essaient alors de reconstituer P Barret et J-N Gurgand ont disparu sous les "coquelicots, les chemins sont goudronnés ou ne sont plus". Les années 80 voient leur réorganisation méthodique, en 1983 est créée la première association jacquaire, qui sera suivie de bien d'autres. Dans les années 90 les chemins de Compostelle prennent leur essor. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité essentielle de retrouvailles avec le corps, avec les autres. Là où ils existent, même dans les villages, rares sont les syndicats d'initiative qui ne proposent pas un répertoire de chemins bien balisés pour la découverte de la cité ou de ses environs. Les imaginaires contemporains de la marche sont heureux, ils réfèrent plutôt au loisir, à la disponibilité. Marcher est un long voyage à ciel ouvert et dans le plein vent du monde dans la disponibilité à ce qui vient. Tout chemin est d'abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière. Et parfois il ouvre enfin la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi.
Un vieux paysan calabrais malade arrive chez son fils, à Milan, pour y subir des examens. Il déteste la vie dans le Nord, cette ville hostile et son ciel gris, mais c'est là qu'il découvre son dernier amour : son petit-fils, Bruno, qui porte le nom que ses camarades partisans lui avaient donné au temps du maquis.Dans ce roman plein de tendresse, d'humour et d'émotion, l'approche de la mort, la vieillesse offrent encore de formidables moments de bonheur et d'apprentissage, qui mènent à la plénitude et à la sérénité si bien représentées par le fameux sourire étrusque." Le Sourire étrusque est fort habilement écrit : touchant comme ces choses qui frôlent la tête pour mieux atteindre plus sûrement le cour. "P. Lepape, Le Monde" Ce livre touchant et d'une tonique simplicité a connu en Espagne un énorme succès populaire. C'est essentiellement rassurant. "M.C. Dana, Le Monde diplomatiqueJosé Luis Sampedro est né en 1917 à Barcelone. Conseiller du commerce extérieur du gouvernement espagnol, il devient sénateur en 1977. Il s'est imposé en Espagne comme un des plus grands auteurs contemporains. Le Sourire étrusque s'est vendu en Espagne à 400 000 exemplaires.
Résumé : Zorbas le chat grand noir et gros a promis à la mouette qui est venue mourir sur son balcon de couver son dernier oeuf, de protéger le poussin et de lui apprendre à voler. Tous les chats du port de Hambourg vont se mobiliser pour l'aider à tenir ces promesses insolites. A travers les aventures rocambolesques et drôles de Zorbas et Afortunada, on découvre la solidarité, la tendresse, la nature et à la poésie.