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La grammatichetta. Petite grammaire de la langue toscane
Alberti Leon Battista ; Patota Giuseppe ; Vallance
BELLES LETTRES
31,01 €
Épuisé
EAN :9782251344713
De l'oeuvre immense de Leon Battista Alberti (1404-1472) tant par sa masse que par la variété des sujets abordés, il n'existe à ce jour aucune édition complète en Italie ni ailleurs, et encore moins de traduction complète en une langue moderne. Pourtant on s'accorde à le regarder comme la figure la plus importante de l'Humanisme italien du XVe siècle par ses contributions à la philosophie, aux lettres, à l'histoire et aussi par le fait qu'il forme un lien très important entre le monde de l'écrit et celui de l'art, peinture et architecture. Enfin par l'équilibre que l'on discerne en lui entre théorie et pratique. Selon l'usage de la Collection, nous donnerons dans cette série (Ouvres complètes de L. -B. Alberti) qui, à terme, comprendra une vingtaine de volumes tous les textes d'Alberti (en latin comme en italien) en édition critique, accompagnée d'une traduction française (le plus souvent la première), d'introductions, notices et notes dont la longueur sera fonction de la nouveauté et de l'intérêt des textes. Parmi les premiers volumes publiés, nous donnons un texte pratiquement inconnu en dehors de l'Italie : un essai de grammaire et de phonétique de la langue toscane, composé par Alberti vers 1430-1440, à un moment où l'enseignement traditionnel de la langue latine subit l'assaut des attaques violentes des humanistes (par ex. L. Valla). L'importance du travail de Alberti tient essentiellement à ce qu'il ne regarde pas le vulgaire comme un simple latin dégénéré, mais comme une véritable langue, susceptible d'être décrite, avec les outils de la grammaire latine. Notre édition, qui est due au spécialiste incontesté de l'histoire de la grammaire italienne, G. Patota, présente une importante introduction générale, où l'ouvrage d'Alberti est replacé dans son contexte historique : la création des grammaires de langues vivantes au XVe siècle ; elle repose sur une collection personnelle de toutes les sources anciennes (manuscrits et éditions) et est accompagnée d'un riche ensemble de notes qui estiment, à l'aune de ce que nous savons sur l'Italien du XVe siècle, les observations d'Alberti. Elle est complétée d' index nominum et verborum. Série Ouvres complètes d'Alberti, publiées sous la direction de F. Furlan, P. Laurens et A. -Ph. Segonds. Déjà paru Rime, qui rassemble l'oeuvre poétique d'Alberti
Résumé : Les Ludi matematici présentent, sous forme de 20 problèmes récréatifs, la résolution de questions pratiques concernant l'architecture, le génie civil ou militaire, la topographie, la navigation, qu'un homme d'un certain statut social, à l'aube de la Renaissance, peut rencontrer dans ses activités ou dont il peut être simplement curieux. Les Ludi illustrent, bien avant Galilée, le recours systématique à une mathématisation de la connaissance de la nature, et la conviction, très caractéristique de la Renaissance, que les sciences les plus abstraites sont capables d'accroître la puissance de l'homme dans sa volonté d'exploiter la nature à son profit. Les Ludi offrent au lecteur moderne un reflet de cette tradition de pratiques, de savoirs et de savoir-faire des ingénieurs, architectes, artilleurs, etc., rarement attestée par écrit et négligée, pour le moins, dans les ouvrages actuels d'histoire des sciences.
Résumé : Ces Petites pièces à lire entre convives illustrent, au sein de l'oeuvre latine si diverse d'Alberti (1404-1472) - d'abord plus connue pour ses dialogues de morale et ses traités techniques et théoriques -, la veine du serio ludere, cet art d'inspiration lucianesque qui a été si bien défini par Roberto Cardini dans Alberti o della nascita dell'umorismo moderno (1993). Ce dernier recueil ne fut jamais totalement achevé. Il resta, jusqu'à la mort de son auteur, in fieri, tel une sorte de laboratoire de l'invention, voire de l'expérimentation poétique, et par suite connut une fortune éditoriale des plus mouvementées. Eparpillées en divers manuscrits, les pièces qui le composent ne figureront pas dans la première édition des petites oeuvres latines publiées par Massimi autour de 1500 : il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour que Girolamo Mancini publie en 1890 les deux premiers livres et le quatrième (le Defunctus et l'Anuli) et le XXe siècle pour que Cecil Grayson publie Uxoria. C'est seulement un hasard providentiel du dernier après-guerre (la découverte, dans les combles du couvent des dominicains de Pistoia, d'un manuscrit contenant les livres IV à X), qui permettra de se former pour la première fois une idée approchante de l'oeuvre intégrale. L'édition partielle des Intercenali inedite par Eugenio Garin (1964 et 1965) sera suivie à brève distance de l'édition des dix livres avec traduction anglaise de David Marsh (1987) et de deux éditions italiennes, de I. Gaghella (1998) et de F. Bacchelli-L. D'ascia (2003). Approfondissement de l'édition critique insérée dans le volume des Opere Latine publiées en 2010 (Roma, Istituto poligrafico) où elle est suivie de la traduction italienne de M. Letizia Bracciali Magnini, la présente édition, accompagnée en vis-à-vis par la traduction française de Claude Laurens qui conserve à ces textes toute leur vivacité et alacrité, est la première qui débrouille l'écheveau inextricable de la tradition, la seule qui soit fondée sur une hypothèse d'ensemble et sur la collation complète des témoins dont les rapports réciproques sont discutés dans l'Introduction générale consacrée tout entière à la prodigieuse génétique du texte (et qui, à cet égard fera date), ainsi que dans les introductions à chacune des pièces ; la seule aussi qui reproduise l'agencement (succession des livres et ordre des pièces à l'intérieur de chaque livre) du manuscrit P, lequel conserve, pour autant qu'on puisse le savoir, la rédaction "ultime" des Intercenales. Chaque texte a été pour la première fois subdivisé en paragraphes qui répondent à des scansions logiques, mais les portions de textes ainsi délimitées sont en général brèves, de façon à faciliter la triangulation parfois très complexe entre le texte et sa justification philologique et son commentaire qui occupent le deuxième tome. Dans le deuxième tome qu'il pourra ouvrir commodément à côté du premier, le lecteur trouvera, donné dans l'ordre des pièces, l'apparat critique, précédé pour la première fois, pour la vingtaine de textes transmis en rédactions multiples, par l'apparat rédactionnel. Suit, pour chacune d'elles, un vaste commentaire, mis en français, comme la grande Introduction, par Frank La Brasca, et fruit lui aussi de recherches de première main pour répondre aux objectifs suivants : la discussion sans complaisance des principales conjectures proposées par ses prédécesseurs et parfois aussi repoussées ; l'attention aiguë portée aux faits de langue, le latin d'Alberti mêlant, même si elles ont des poids différents, toutes les phases de la latinité ; le "démontage des textes" mettant à jour le travail de mosaïque théorisé ailleurs par l'auteur et permettant de mesurer le taux d'originalité de compositions nourries de culture antique ; mais aussi l'intertextualité interne, voire les autocitations - Alberti étant un de ces auteurs qui se sont constamment réécrits eux-mêmes ; enfin l'identification par un des meilleurs connaisseurs des genres et des styles qu'il expérimente dans une oeuvre placée, on le vérifiera avec délices, sous le signe de la varietas.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.