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Enseigner des controverses
Albe Virginie
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753508187
Le contexte social actuel est marqué par de profondes mutations des modes d'élaboration des sciences et des techniques et des relations sciences-sociétés, et par la vivacité de controverses socioscientifiques et sociotechniques dans l'espace public et médiatique. OGM, nanotechnologies, effets sur la santé des ondes de la téléphonie mobile ou des substances chimiques, changements climatiques, énergie... mobilisent et divisent des groupes sociaux particuliers (scientifiques, associations, entreprises...), posent de nouveaux problèmes aux experts, aux politiques et aux citoyens, amenés à prendre des décisions en situation d'incertitude. Ces controverses socioscientifiques ou socio-techniques recomposent le social et constituent un nouveau défi pour la démocratie mais aussi pour l'école, leur intégration dans les programmes et dans les classes s'accompagnant d'enjeux sociaux et / ou politiques. Dans ce contexte social et éducatif, il y a un enjeu majeur à viser à l'école une compréhension avertie des pratiques de - sciences et de techniques et de l'imbrication des questions de sciences et de société. L'entrée que nous avons privilégiée dans cet ouvrage s'appuie sur une analyse critique des controverses afin de viser un usage critique et raisonné de l'expertise et une participation démocratique aux débats publics, procédures d'expertise et prises de décisions en matière technoscientifique. Pour enseigner des controverses socioscientifiques l'enseignant ne peut s'appuyer sur des savoirs stabilisés dans une communauté socialement reconnue comme productrice de savoirs mais se trouve au contraire face à une diversité de groupes sociaux divisés, chacun d'entre eux produisant des savoirs et des arguments, également marqués par une grande diversité. Dans un tel contexte, le manuel d'enseignement ne propose que peu d'aide pour l'enseignement de controverses scientifiques soulevant également des controverses en société et comportant une dimension sociale, politique, économique, éthique... L'ouvrage propose diverses cartographies des controverses et analyses des argumentations reposant sur les derniers développements en sociologie et en histoire sociale et culturelle des sciences et des techniques ainsi qu'une expertise dans les champs scientifiques concernés.
L'ENS Cachan entre dans son second siècle. Fondée en 1912, pour former les professeurs de l'enseignement technique, l'Ecole normale de l'enseignement technique (ENET) devient "supérieure" en 1932 (ENSET), puis intègre en 1985 le cercle prestigieux des grandes écoles en se transformant en Ecole normale supérieure. Cet ouvrage rend compte des évolutions de cette institution dont l'histoire reflète à la fois celles du système éducatif mais aussi celles de la société française tout entière. Caractérisées par leur pluridisciplinarité et leur interdisciplinarité ainsi que par la volonté de ne jamais se couper de la réalité matérielle, sociale et économique, les formations sont sans cesse soumises à des restructurations qui ne sont pas exemptes de contradictions. Ainsi, l'ambition d'excellence et le glissement vers le sommet du dispositif scolaire se paient de l'éloignement progressif de la mission de formation initiale des enseignants du secondaire au profit de la formation à la recherche. En même temps, ces caractéristiques confèrent à l'Ecole des potentialités créatrices qui lui permettent de transcender les frontières traditionnelles des disciplines académiques et de mieux répondre aux problématiques scientifiques contemporaines. Sa réussite et son rayonnement international lui valent de servir de modèle pour la création d'établissements similaires dans une vingtaine de pays. En abordant quelques-unes des questions qui tissent l'histoire de l'ENS Cachan, ce livre croise en même temps des enjeux essentiels pour la France du XXIe siècle.
Depuis 1960, grands noms de l'histoire de l'art du XXème siècle (Picasso, Matisse, Calder), artistes contemporains reconnus (Aurélie Nemours, Raymond Hains, Erro), jeunes artistes et designers (Matali Crasset, Jean-Michel Othoniel), bénéficient grâce aux Manufactures de Gobelins d'un savoir-faire ancestral et d'une structure unique pour exprimer par le tissage leurs univers artistiques. L'ouvrage propose de découvrir les Gobelins et leur apport à l'histoire de l'art. Après un rappel du passé séculaire des manufactures royales, l'auteur, en s'appuyant sur des exemples précis, raconte toutes les étapes de la réalisation des tentures, depuis la conception initiale jusqu'à la fabrication. Nourri de nombreux entretiens avec les artistes, ce texte est à la fois un manuel de l'histoire récente de l'art, vue à travers des inventions artisanales d'exception, et une plongée dans un processus de création qui remonte au XVIIème siècle.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.