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La création d'entreprise en Afrique
Albagli Claude ; Hénault Georges
EDICEF REVUES
24,90 €
Épuisé
EAN :9782841290185
La panacée nouvelle du développement africain est arrivée. En effet, l'entreprise privée est perçue comme le nouveau vecteur de croissance, le générateur d'emplois, le moteur du progrès socio-économique et non plus comme le lieu d'exploitation du prolétariat. Or, si le nombre de manuels consacrés à la gestion des entreprises est assez éloquent, celui ayant trait au processus de la création d'entreprise reste pour le moins modeste, a fortiori lorsqu'il s'agit de firmes africaines. L'ouvrage se développe en trois temps. Au cours du premier, il place l'acteur (la création d'entreprise) et la structure (la firme) dans leur contexte africain. La seconde étape de la démarche traite du processus de création d'entreprise en inventoriant les quatre assises : la connaissance du marché, les contraintes du financement, le choix des ressources humaines, les arbitrages technologiques. Le troisième volet concerne l'environnement adjuvant de l'entreprise. Celui-ci repose sur une triple considération : l'accès à l'information utile, l'influence de la formation professionnelle, le recours à l'assistance pertinente Mais l'ouvrage s'achève par un quatrième thème qui est à la fois la synthèse de la démarche réussie et en même temps la projection sur l'avenir, à savoir la survie de l'entreprise. Le rythme de la présentation alterne, pour chacun des aspects étudiés, une démarche d'ordre théorique et méthodologique puis une illustration offerte par une étude de cas nous conduisant dans divers pays de l'Afrique maghrébine ou sub-saharienne.
La Corée s'est imposée dans les médias avec la coupe du monde de football. Voici un pays dont le PNB par tête d'habitant était similaire à celui du Sénégal dans les années soixante et qui, aujourd'hui, s' impose comme la onzième puissance économique de la planète. Elle réalise avec 45 millions d'habitants l'équivalent de la moitié de la production de la performante et populeuse Chine. L'analyse stimulante de cette réussite s'incarne dans l'originalité des voies choisies qui fut un pari gagné au résultat époustouflant. En volant de succès en succès. l'attention fut sans doute moins vigoureuse et le système provoqua quelques contre-performances lourdes de menaces. Et lorsque la crise de 97 éclata, elle prit la plupart des opérateurs au dépourvu. C'est ce qu'analysent les différents auteurs coréens de cet ouvrage en suivant pas à pas ce cheminement d'exception, la brusque embardée de 1997 et le ressaisissement obtenu sans tarder.
Alors que le sommet de Copenhague nous interpelle, pour une large part de l'humanité, la concrétisation des attentes consuméristes sont bien peu probables. Leur réalisation s'avère même infaisable au regard des ressources disponibles. Et si cela eut été possible, les conséquences écologiques de nos savoir-faire actuels n'en rendraient même pas souhaitable l'avènement. Ce constat suscite une myriade d'initiatives bien trop diverses cependant pour s'inscrire dans une même logique et faire système. L'ouvrage débusque les différentes cohérences pour parvenir à réduire l'impact de cette empreinte écologique. Les interférences dans tel paramètre du marché ou tel principe de la mondialisation, définissent sept scénarios : L'innovation technologique constitue la plus optimiste des perspectives. L'adjonction de la Nature au Capital et au Travail, comme troisième facteur de production modifie la rationalité des calculs. Si ces deux premiers scénarios constituent des ajustements, deux autres s'appuient sur une rétention consumériste soit en préconisant davantage de frugalité (L'état stationnaire), soit en en réduisant l'accès (la partition sociale). Deux scénarios proposent des schémas de rupture : l'un remet en cause la mondialisation et débouche sur un monde en alvéoles, l'autre s'écarte du paradigme d'un bonheur consumériste au profit de nouvelles valeurs sacralisées. Enfin, un septième soumet la logique économique au quitus des scientifiques. Nourrie des solives du passé (l'histoire) et des tourbillons du présent (l'actualité), cette exploration éclaire les chemins du possible. Quelles remises en cause seront acceptées ? Quel scénario finira par s'imposer ? Un monde plus écologique n'est pas nécessairement plus radieux, les scénarios oscillent des attentes du grand soir aux affres des petits matins blêmes. Mais si rien n'est décidé, l'Humanité risque de s'engager vers un funeste destin : l'écosuicide, un ultime scénario en quelque sorte...
Guerraoui Driss ; Richet Xavier ; Albagli Claude ;
Le concept d'intelligence économique est-il opérationnel pour répondre aux défis auxquels font face les économies émergentes dans le nouvel environnement concurrentiel produit par la mondialisation? C'est à cette question que des spécialistes ont tenté de répondre au cours d'une rencontre internationale qui s'est déroulée à Tétouan en novembre 2004. Il faut voir dans ce concept un prolongement de l'économie de la connaissance, qui elle-même indique un dépassement de la fonction de production classique: la concurrence entre firmes se déplace de plus en plus en amont, vers la conception des produits et des procédés, là où les découvertes et leur exploitation peuvent donner un avantage concurrentiel durable aux premiers venus. L'autre relève de l'économie de l'information. Ce mouvement implique la mobilisation importante de ressources, notamment en formation, et en capital humain, pour pouvoir dominer ces connaissances. Les économies émergentes peuvent-elles s'engager dans ce mouvement, réaliser des raccourcis en accumulant les savoirs, les expériences qui les rendent capables de se mesurer avec ce qui se fait dans les économies avancées? Il subsiste des pesanteurs structurelles évidentes en dépit des moyens mobilisés. La domination des nouvelles technologies de l'information et de la communication par les nations développées et les grands groupes industriels induit-elle le même type de hiérarchisation des systèmes productifs, assignant une place spécifique aux économies émergentes, ou bien, au contraire, laisse-t-elle ouverte des "fenêtres d'opportunités" aux économies émergentes qui ont su se déplacer vers l'amont, sur des segments précis, là où on produit la connaissance? Ces économies ne restent-elles pas des prestataires des grandes firmes occidentales, dans une relation de sous-traitante et dans le meilleur des cas de co-traitante? Les connaissances accumulées, dans ce sens, contribuent-elles à engendrer des externalités positives, à endogénéiser des savoir-faire induits par la coopération industrielle? Telles sont les questions centrales auxquelles des chercheurs, des experts et des opérateurs publics et privés ont tenté de répondre.
Le lancement des " Routes de la soie " par Xi Jinping en 2013 n'avait suscité qu'une attention distraite de l'Occident. Or, contrairement à la mondialisation dominée et régulée par les Etats-Unis, la Chine entreprend d'organiser et de réticuler la planète avec la légitimité d'une civilisation millénaire. A l'inverse de ses devancières occidentales, elle ne déploie pas son emprise sur les bases d'une puissance établie, mais elle fait de son déploiement international, les assises de son émergence. La Chine ajuste sa stratégie au gré des résultats ou des circonstances pour en faire le sentier inédit de sa réussite. Elle évite la crise asiatique de 1997, tire parti du choc financier de 2008 et prend l'avantage avec la pandémie de 2020... En 2019, l'Europe perçoit enfin un " rival d'ordre systémique ". L'ouvrage replace les logiques annonciatrices de cette sino-mondialisation en présentant étapes, défis et enjeux au cours d'un parcours planétaire stupéfiant. Cette quatrième mondialisation aboutira-t-elle ? Les écueils internes ne sont pas absents et les incertitudes des partenaires tronquent les perspectives. Or, l'Amérique n'est pas encore moribonde et les ruses de l'Histoire pourraient offrir un challenge indien inattendu...