Il était temps ! Enfin Passés Composés nous offre une biographie de qualité sur un des personnages les plus intéressants mais méconnus de la Renaissance : Jean de Médicis, connu aussi en terres toscanes comme Giovanni delle Bande Nere. Appuyé par de nombreux documents d'archives, le récit de ce condottiere, ovationné par Machiavel et dont la jeunesse brille autant que son armure panachée de noir est passionnante et nous plonge dans une Italie morcelée et convoitée par toute l'Europe. Homme animé par l'esprit de famille, il n'aura de cesse de toujours faire flotter plus haut la bannière de sa dynastie et dont son fils, Cosme, devenant le premier grand-duc de Toscane, la hissera à égalité avec les plus grandes puissances de la Méditerranée. C'est une étude exceptionnelle, mêlant guerre, politique et intrigue, ayant pour protagonistes parmi les plus grandes familles de l'époque, Sforza, Medici, Borgia et dont l'image nous parvient toujours aussi vivace. Un ouvrage à mettre entre les mains de tout passionné !
Chacun tient le seigneur Jean pour un chef plein d'audace et d'impétuosité, aux vastes conceptions, capable des plus grands partis. " Ainsi Machiavel contribuait-il à installer le mythe d'un Jean de Médicis (1498-1526), capitaine d'Italie, sauveur de la péninsule, premier homme d'armes italien. Les condottières ont fasciné leurs contemporains comme les générations qui les suivirent pour des raisons souvent paradoxales : au service des cités-Etats ou des principautés avec lesquelles ils signaient un contrat (une condotta), ces chefs militaires entretenaient des compagnies de mercenaires et étaient à la fois loués pour leurs qualités militaires et craints pour les risques qu'ils pouvaient faire courir aux Etats. Jean de Médicis fut le plus puissant d'entre eux. Il ne vécut que vingt-huit ans, même si Jean des Bandes Noires eut une existence bien plus longue grâce à la force de son mythe. Voici son histoire et celle de sa légende, une vie fait de guerre et de politique en pleine Italie de la Renaissance.
Résumé : Tout le programme du DCG 11, Contrôle de gestion, présenté de façon claire, rigoureuse et efficace : - le contrôle de gestion et l'analyse des coûts - le contrôle de gestion et la gestion budgétaire - le contrôle de gestion et le pilotage de la performance globaleLes + du cours : définitions des notions, exemples chiffrés et thèmes d'application, points méthodes, tableaux de synthèse, schémas explicatifs Les + de l'entraînement : applications, cas pour se préparer à l'examen
Cet ouvrage publie les interventions des universitaires présents lors de la journée d'étude organisée par l'APHG et l'AHMUF sur " Le monde de l'imprimé en Europe occidentale (vers 1470-vers 1680) " dans le cadre de la préparation à l'agrégation externe en histoire 2021.Les lecteurs, étudiants, enseignants et grand public pourront découvrir les contributions de Catherine Kikuchi, Christine Bénévent, Marion Pouspin, Marion Deschamp, Philippe Martin, Xavier Prevost, Anne Béroujon, Malcom Walsby, Yann Rodier, Veronique Sarrasin et Nicolas Schapira.
Est-ce la faute à Marignan ? Sans doute : la victoire de François Ier sur les Suisses les 13 et 14 septembre 1515 semble avoir occulté celle que Louis XII remporta sur les Vénitiens à Agnadel le 14 mai 1509. Pourtant, Venise trembla et menaça alors de s'effondrer, et l'Europe toute entière résonna des échos mortels de cette bataille. Ce livre lève le voile sur un événement aujourd'hui le plus souvent relégué parmi la kyrielle des batailles secondaires des guerres d'Italie. On apprendra ainsi comment Venise la Républicaine devint, entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle, la bête noire de toutes les grandes monarchies européennes ; on dénouera la complexité d'une propagande qui chercha à convaincre de l'inéluctabilité de la guerre ; on mesurera la richesse d'une littérature qui prit en charge le récit d'une actualité brûlante ; on apprendra comment on déclarait concrètement la guerre au début du XVIe siècle ; on suivra les développements d'une bataille qui fut d'abord une surprise pour les belligérants ; on saura comment Louis XII et les Vénitiens surent maîtriser les suites de la bataille, au point que cette dernière contribua à la fois à consolider l'image d'un Louis XII de justice et à élaborer une partie du mythe de Venise. Ce sont quelques-unes des nombreuses facettes d'un événement qui permet d'accéder à l'écheveau qu'était l'Europe au début du XVIe siècle.
De la chute de Constantinople à la dépression des années 1630-1650. alors que la Renaissance se définit autant par ses crises et son cortège de fléaux que par sa magnificence et son luxe, la péninsule italienne explore de nouvelle, modalités d'expression: plaintes, déplorations et lamentations s'incarnent dans le lamento, qui n'est pas à proprement parler une nouveauté, puisqu'il hérite d'une longue tradition antique et médiévale, mais qui, à la Renaissance, trouve des modalités encore jamais remarquées et des usages renouvelés. Derrière le terme "lamento", on rencontre des documents, qui sont moins variés par leurs formes (presque tous adoptent l'ottava rima: les formats sont en général in-8° ou in-4°; ils sont relativement brefs) que par leurs contenus (beaucoup déplorent les calamités des guerres d'Italie, mais la plupart d'entre eux aborde d'autres sujets comme la misère des paysans, la cherté de la vie urbaine. les aberrations climatiques, les pratiques de la femme adultère), dont l'hétérogénéité est accentuée par le développement, après les années 1560, du lamento musical. Il s'agit donc là moins d'un ensemble de textes cohérents qui traitent d'un même sujet sur un même mode, que d'un médium pour décrire le monde. Ce livre suggère que le lamento est indissolublement lié à la Renaissance italienne. Touchant à l'histoire politique et culturelle, à l'histoire du livre et des idées, il intéresse la reconstitution du monde sonore de la Renaissance, l'hybridation des pratiques culturelles savantes et populaires et interroge des figures de la Renaissance italienne aussi diverses que le prince, le tyrannicide, la prostituée ou le bandit. En croisant les champs des savoirs historique, littéraire et musical, il propose une histoire culturelle générale de l'Italie renaissante par le lamento, expression privilégiée de la plainte.
Guillotiné le 28 juillet 1794 à l'âge de vingt-six ans, en même temps que Robespierre, Louis-Antoine de Saint-Just a suscité la fascination de tous les historiens de-la période révolutionnaire et inspiré de nombreux philosophes, artistes et écrivains. Membre du Comité de salut public, auteur de rapports qui contribuèrent à bouleverser le cours de la Révolution, organisateur de la victoire aux armées, penseur des institutions républicaines et incarnation d'une Terreur fanatique, celui que Michelet surnommait l'archange de la mort a tout d'un personnage singulier. Alors que sa dernière biographie a été publiée voici plus de trente ans, Antoine Boulant s'appuie sur les travaux les plus récents et de nombreuses sources d'archives pour brosser un portrait aussi rigoureux que nuancé de cet acteur de premier plan de l'histoire politique française.
Personne ne comprend au bon moment ", écrit Goethe dans Le Divan. Serait-il ainsi trop compliqué de comprendre la grandeur d'un empire, la République, l'octroi de la citoyenneté, la figure de l'étranger, l'Algérie, le Moyen-Orient, les Arabes, les musulmans, les cités contemporaines, la Marche des Beurs, l'Attentat, l'assimilation ? Comment est-on passé, depuis 1989, du " beur " au " musulman " puis à " l'islamiste " ? Telles sont les questions posées par Saber Mansouri dans cet essai aussi original qu'accessible, et non dénué d'humour. Alors refaire la France, ce n'est pas la culpabiliser. C'est initier sa renaissance sans lui demander une réparation financière des crimes commis pendant la colonisation, sans fantasmer un " grand remplacement " pour gagner le pouvoir, mais en exigeant d'elle l'estime de ses propres citoyens, ceux qui prient et ceux qui ne croient plus. C'est gouverner sans raconter d'histoires en somme, avec l'unique philosophie vertueuse : l'estime des siens, de tous les siens.
L'opération Barbarossa, qui s'ouvre le 22 juin 1941 par l'entrée des Panzers de l'Allemagne hitlérienne en Union soviétique, est une guerre d'idéologies : le nazisme et son armée donnent alors la pleine mesure de leur potentiel de destruction. En face, le bolchevisme stalinien radicalise sa violence : la guerre ne change pas le stalinisme, elle l'exalte. En 1941, Wehrmacht et Armée rouge sont, de loin, les deux plus gros instruments militaires de l'époque. Dix millions d'hommes s'affrontent et se détruisent lors d'opérations militaires aux proportions monstrueuses : les plus gros encerclements, les percées les plus spectaculaires, les retournements les plus improbables aussi. Combats, exécutions, exactions, famines délibérées tuent en 200 jours plus de 5 millions d'hommes, femmes et enfants, soldats et civils. Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri brossent la fresque du plus terrible affrontement de la Seconde Guerre mondiale, passant du Kremlin au QG du Führer, des états-majors des Fronts à ceux des groupes d'armées, du NKVD aux Einsatzgruppen, des unités en marche aux usines et aux fosses d'exécution. Une somme unique et exceptionnelle.
Si Richard Wagner est célébré pour le génie de sa musique, il est également l'auteur de textes en prose profondément antisémites, rassemblés dans ses Oeuvres complètes. Or ces essais eurent un puissant impact, tout comme l'esthétique de ses opéras, sur Adolf Hitler. Né six ans après la mort du compositeur, il avait pris, depuis l'adolescence, l'auteur de L'Anneau du Nibelung pour modèle. Pour mieux cerner la place du compositeur dans l'idéologie nazie et la pensée du Führer, et dans le sillage des analyses selon lesquelles l'histoire allemande a pris "un chemin particulier" entre 1850 et 1950 au sein de la modernité occidentale, Fanny Chassain-Pichon croise les parcours des deux hommes. Elle montre comment chaque période de la vie de Wagner a pu être, à l'âge équivalent, une inspiration pour Hitler, et ce jusque dans la mise en scène de sa propre mort. On comprend ainsi comment la passion esthétique d'Hitler, née à la source wagnérienne, eut une influence considérable sur l'idéologie du IIIe Reich.
Classique indémodable, le petit prince est un ouvrage qui conviendra tant aux enfants qu’aux adultes. Par le biais des aventures d’un petit garçon venu d’un autre monde, le livre met en exergue certaines incohérences typiquement humaines et nous donne une magnifique leçon sur l’importance de vivre l’instant présent, de poursuivre ses rêves, de créer des liens, et d’aimer sans modération.
Relire les lettres persanes aujourd'hui, c'est redécouvrir une part de l'esprit brillant des lumières : cette aptitude rare à incarner un regard étranger sur sa propre société, à la percevoir sous ses atours d'étrangeté trop souvent voilés d'habitudes. Le contraste avec les petites pensées fades des sous intellectuels conservateurs qui dominent notre époque y est saisissant ; Montesquieu à travers les siècles nous réapprend à prendre un recul salutaire sur le monde social pour chercher la Raison dans l'Universel, c'est à dire aussi dans le regard de l'Autre.
Il y a peu, Juliet a perdu sa mère. Pour surmonter son deuil, l'écriture devient son seul refuge. Inlassablement, elle lui écrit des lettres même si elle sait que ces dernières sont vouées à demeurer sans réponse. Jusqu'au jour où Declan, qui fait des travaux d'intérêts généraux au cimetière, trouve une de ses lettres et a l'audace de lui répondre... Un roman d'amour bouleversant à la fois tragique et optimiste. A mettre entre les mains de toutes les incorrigibles romantiques. A partir de 15 ans
Un des plus grands textes de Diderot, d'une drôlerie absolue. Le philosophe y imagine une rencontre avec le neveu du grand Rameau, dépeint en représentant idéal-typique d'une bourgeoisie bohème vivant au crochet des aristocrates tout en les tournant en ridicule par un art oratoire brillant. Esprit incisif et lucide lorsqu'il se gausse, lâche et servile lorsqu'il se soumet, à la fois libéral dans les mœurs et contre-révolutionnaire par intérêt, excentrique et égocentrique, le neveu de Rameau préfigure ce que Boltanski nommera, non sans ironie, dans son plus célèbre ouvrage, «la critique artiste».